L’énergie de la mer : un gisement potentiel gigantesque et renouvelable !
Nous avons sans doute déjà loupé le train de l’éolien, ne ratons pas celui de l’hydrolien...
La production de l’énergie marine intéresse l’Europe. Les projets les plus aboutis et les plus ambitieux sont d’ailleurs européens.
On peut distinguer 5 filières énergétiques possibles lié à la mer :
l’énergie houlomotrice, celle des des vagues,
l’énergie hydrolienne, celle des courants,
l’énergie marémotrice, celle des marées,
l’énergie de la biomasse algale
l’énergie thermique des mers
Parmi ces énergies, certaines sont parfaitement prédictibles dans leur rendement, c’est le cas par exemple de celle provenant des marées, ou celle des courants ? etc.. d’autres comme celle des vagues l’est moins car les conditions météorologiques peuvent influer le rendement espéré.
Actuellement, la consommation énergétique de l’UE repose sur le pétrole à 41%, puis sur le gaz (23%), le charbon (15%), le nucléaire (15%) et les énergies renouvelables à hauteur de 6% seulement. La menace de changement climatique au niveau planétaire et les risques pesant sur la sécurité énergétique contraignent l’Europe à diversifier ses sources d’approvisionnement en faisant de plus en plus appel aux énergies renouvelables. Aujourd’hui l’UE veut faire passer la part des énergies renouvelables de 6% aujourd’hui à 12% d’ici à 2010. Ainsi, au titre du 6e programme-cadre de recherche (PC6 2003-2006), l’UE consacrera 810 millions € aux sources d’énergie renouvelable.
Dans ce contexte, des projets utilisant l’énergie provenant de la mer (courants, houle, marée) bénéficient déjà d’aides européennes, beaucoup d’autres devraient suivre. Les Britanniques, les Norvégiens, les Espagnols et les Portugais ont de l’avance dans ce domaine.
En France, qui a pourtant signé le protocole de Kyoto et s’est engagée à produire 21 % de son énergie sous forme renouvelable d’ici 2010, les obstacles à lever seront importants et l’exploitation "hydrolienne" ne peut réellement s’envisager avant 2010-2015. La France représente le deuxième gisement hydrolien d’Europe, avec 6 GW, équivalant à 2 ou 3 centrales nucléaires, le potentiel est donc énorme. La houle, à elle seule, représente 417 térawattheures (417 milliards de kWh) par an dissipée sur les côtes françaises (selon Sciences et Avenir octobre 2007). Si l’on inclue les territoires et départements d’Outre mer, ce sont 11 millions de km2 marins qui peuvent être concernés par ce potentiel d’énergie liée à la mer.
La compétitivité de cette énergie devra d’abord être démontrée, c’est à dire que les promoteurs devront avoir la garantie d’un retour assez rapide des lourds investissements qui seront nécessaires. Sur le plan technique, il sera nécessaire de trouver des solutions fiables aux risques importants de corrosion et de détérioration par la mer. La mer ne fait pas de cadeaux, elle fera le tri entre tous ces projets.

Cette énergie marine, sous toutes ses formes, commence à susciter beaucoup d’intérêt. Colloques, rencontres, commencent à se succéder. Le Groupement pour les Energies Nouvelles Marines, GENMAR, a organisé, le 5 octobre 2004, à Brest, une conférence sur les alternatives aux énergies fossiles et nucléaires. Toujours à Brest, lors du salon Sea Tech Week 2004-Semaine internationale des sciences & technologies de la mer 2004, organisé du 18 au 22 octobre, il a été organisé un débat sur ces nouvelles formes de production d’énergie. En 2007 (18/19 octobre), toujours à Brest, les ’’Entretiens scientifiques’’ furent entièrement consacrés à l’énergie marine.
Voir le blog Energies de la mer.blogspot.com spécialisé, réactualisé chaque semaine, avec aussi la présentation de la prochaine exposition présentée début 2008 sur "Les énergies de la mer : l’or bleu"
Voir aussi le site des Entretiens (avec accès à la vidéo de l’édition 2007 sur l’Energie de la mer)
Durant ces journées il a été annoncé que dans le cadre des conférences Seatech, sera organisée par l’ADEME et Ifremer) la 2ème Conférence Internationale sur l’Energie des Mers(ICOE - International Conference on Ocean Energy), du 15 au 17 octobre 2008, toujours à Brest.

Un potentiel énergétique immense
Le gisement d’énergie lié à l’utilisation de la marée représente un potentiel énergétique théorique impressionnant, il est estimé à 10 000 Méga Watt sur le plan national.

- Carte des courants marins Bretagne Manche
Comme toutes les énergies renouvelables, cette énergie est sans limite de consommation. Certains pensent même que la "houille bleue pourrait bientôt devenir la plus grande et la plus sûre des ressources d’énergie de la planète". L’intérêt majeur d’utiliser courants, marnage ou vagues, est qu’ils sont largement prévisibles car se répétant avec une constance calculable.
Concernant l’énergie provenant des vagues, on sait qu’elle est concentrée entre les latitudes 40° et 60°.
Le potentiel mondial est énorme entre 1,3 et 2 Terawatts (1 Terawatt est égal à 1 000 miliard de Watts). Rappelons que c’est de l’ordre de la puissance mondiale électrique déjà installée (1,3 Terawatts).
En Europe, la côte nord-ouest depuis le Portugal jusqu’en Ecosse possède un potentiel énergétique parmi les plus élevés du monde. Il s’élève à 740 TWh/an (dont 12% facilement récupérables (source Systèmes Solaires N°84/85). Au Royaume Uni, on estime que 15% de la consommation d’électricité pourrait être fournie par l’énergie marine.
Gardons cependant à l’esprit qu’il s’agit de puissance théorique, il est évident que dans la réalité les choses se joueront à des niveaux bien différents.

Le recours à l’énergie venant de la mer n’est pas nouveau
Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’homme essaye d’utiliser l’énergie gratuite et renouvelable due à la houle et aux courants. Dès le 12ème siècle sont apparus dans des estuaires ou des rivières des « moulins à marée » à l’image des moulins à vent. Dans la rade de Brest, on trouvait ce genre de « moulins » , nous le confirme François Pellennec dans son ouvrage Au temps de la voile à Brest . On y utilisait les variations de hauteur d’eau dues à la marée. L’eau, à marée haute, n’avait qu’une seule possibilité : s’engouffrer par un étroit conduit vers un réservoir (étang), créant une énergie suffisante pour mettre en rotation les pales de la turbine en bois et un ensemble de meules à granit. A marée basse, le réservoir restituait l’eau en faisant fonctionner le système à l’envers.
En 1886, l’abbé Le Dantec avait imaginé les plans d’un "moteur à vagues".
A ce propos visiter
le site de Solène Pleyber et Olivier Bersoux.
Mais ce n’est que, dans les années 70, quel’Agence Internationale d’Energiecommence à s’intéresser à cette énergie. Un projet impliquant le Canada, les Etats Unis, le Japon et le Royaume Uni voit le jour. Il consiste en la réalisation d’une barge de 80 mètres de long appelé « Kaimi » , construite par le Centre de Sciences et de Thechnologie Marines du Japon qui va permettre de mettre à l’essai jusqu’à 10 turbines à air différentes. Deux campagnes d’essais (1978/1979 et 1979/1980) eurent lieu consécutivement. Cette plate-forme aura une production maximale de 2 mégawatts, mais en dépit de résultats prometteurs, cette expérience internationale ne sera pas poursuivie.
Et puis, toujours en France, dans les Côtes d’Armor, avant le choix du "tout nucléaire" , fut construit de 1961 à 1966, le barrage de la Rance, seule usine marémotrice au monde produisant de l’électricité (240 mW)pour une ville telle que Rennes.
Profitant de marées parmi les plus importantes au monde : presque 14 mètres, le barrage produit annuellement 600.000.000 de Kwh. Mais l’usine n’a pas fait école. Son impact sur l’environnement, sur la Rance en particulier, a été néfaste (envasement..).
Plus récemment (fin 20 ème siècle) , sont apparus les hydroliennes , elles utilisent les courants marins, elles sont essentiellemment de trois types :
l’hydrolienne « axiale », semblable à une éolienne sous-marine
l’hydrolienne « transverse », semblable à un « batteur à œuf »
l’hydrolienne à aile battante.
Mais arrêtons nous sur 2 types d’énergie liées à la mer assez méconues :
l’énergie thermique des mers
l’énergie de la biomasse algale

L’énergie thermique des mers - ETM
L’ Energie Thermique des Mers utilise la différence des chaleurs entre les eaux de profondeur et de surface de la mer.
L’utilisation de l’énergie thermique des mers (ETM) et ses dérivés, comme l’utilisation des eaux froides du fond, mérite que l’on s’y attarde car cette tecnologie est déjà bien au point. Elle est déjà en oeuvre notamment dans la zone intertropicale. La climatisation par utilisation de ces eaux est déjà une réalité et, très bientôt, un hôtel de Bora Bora, en Polynésie française, va recourir à ce procédé. Elle est connue en anglais sous le nom d’« Ocean Thermal Energy Conversion ou OTEC ».
L’idée de base est d’utiliser la différence de températures entre les eaux tièdes de surface et les eaux froides profondes (4° degré d’écart voir 7°) pour produire de l’électricité. On cherche donc à produire de l’énergie électrique à partir de la chaleur accumulée dans l’eau chauffée par le soleil à la surface des océans tropicaux. Ce n’est pas un principe nouveau car il est connu des physiciens depuis la fin du 19ème siècle. C’est un ingénieur français Georges Claude, qui validera le principe en 1928, à Ougrée en Belgique. Il construira ensuite, avec moult visissitudes, une usine de production d’électricité ETM à Cuba qui le conforte dans sa démarche mais il ne trouvera pas ensuite les aides financières nécessaires pour développer la filière ETM. Une dernière aventure, au Brésil, et l’échec de son usine flottante ETM « La Tunisie », il met fin à ses recherches.
Des projets de centrales ETM, en Guadeloupe et en Côte d’Ivoire, à la fin des années 1950, furent ensuite lancés mais rapidement abandonnés. En 1982, à Tahiti, 15 millions d’euros furent investis pour l’installation d’une centrale, mais deux ans plus tard, en 1987, faute d’investisseurs supplémentaires et avec un pétrole, revenu à un prix bas, du coup trop concurrentiel, ce projet fut aussi arrêté.
Ailleurs, aux USA, en Italie, en Suède, des équipes ont travaillé sur d’autres expérimentations. A Monaco, elle a été même mise en oeuvre à partir de 1998.
Le principe ETM sera aussi repris et développé à partir de 1974 par le « Natural Energy Laboratory of Hawaii Authority »- NELHA - à Hawai, directement soutenu par l’Etat hawaien et avec la collaboration de sociétés américaines Lockeed, Westinghouse, l’université de Berckley, etc... La crise pétrolière qui apparait dans le début des années 70 est, alors, un élément favorable au développement des recherches sur l’ETM. La crise passée, les crédits vont se tarir, mais la nouvelle crise actuelle d’épuisement des ressources fossiles va relancer les recherches. La production associée d’algues, de poissons, de mollusques, permet une meilleure rentabilité.
Pur en savoir plus voir le très bon dossier ETM sur le site www.clubdesargonautes.org
Les scientifiques japonais de l’université de SAGA vont encore aller plus loin dans la mise en oeuvre du principe ETM. La différence de température exploitée leur permet de produire de l’hydrogène « stockée » dans des sortes de granulés qui en absorbent jusqu’à 1000 fois leur volume. Après ils peuvent restituer ailleurs, même très loin, leur hydrogène qui, elle même, sera alors susceptible de produire de l’électricité grâce à une pile à combustible. Des plates formes flottantes de la taille de plusieurs terrains de football dispersées sur les mers tropicales sont imaginées pour recevoir les installations de pompage nécessaires.
Mais le principe ETM n’est pas réservé aux seules zones tropicales, ainsi en France, la commune de La Seyne-sur-Mer dans le Var s’équipe d’un système innovant de chauffage (l’hiver) et de climatisation (l’été) à partir d’eau de mer sur une friche industrielle de 40h reconverti en zone de technologies avancées .
Cette commune devient du coup la première commune de l’Union Européenne à mettre en oeuvre une installation ETM.
Depuis janvier 2005, une société monégasque y réalise un « échangeur thermodynamique avec l’eau de mer », qui entrera en service cet automne 2007. Il desservira 60 000 mètres carrés de bâtiments (550 logements, théâtre, centre de conférences) dans un rayon de 600 mètres et assurera l’intégralité des besoins de climatisation et de chauffage.
L’eau de mer, captée à plusieurs mètres de profondeur, traversera un échangeur de chaleur doté de serpentins de titane échangeant alors ses frigories ou calories (selon la saison) à un circuit d’eau douce. En été, l’eau douce sera refroidie de 6°C par l’eau de mer, qui sera rejetée plus chaude de la même température. Pour favoriser la dispersion et pour limiter au maximum l’impact du réchauffement sur le milieu maritime, le rejet en mer se fera en plusieurs endroits.
En hiver, au contraire, l’eau salée apportera une partie de ses calories à l’eau douce utilisée alors pour le chauffage. Coût de l’investissement : 2,5 millions d’euros, sera "rentabilisé" au bout de 7 ans seulement. Durant 2 ans, d’ici 2009, l’équipement va être testé et s’il répond aux espoirs placés en lui, deux autres équipements du même type sont d’ors et déjà envisagés sur la commune de la Seyne sur Mer.
L’énergie de la biomasse algale
Selon M. Cadoret d’Ifremer Brest, un des meilleurs spécialistes internationaux de l’algue, les algues ou plutôt les microalgues marines de couleur rouge, verte, marron, elles sont très diverses.
Elles ont surtout beaucoup de qualités (elles contiennent des oligoéléments, des acides gras polysaturés, des anti-oxydants, des enzymes..) et
représentent un potentiel énergétique impressionnant :
un rendement photovoltaique très élevé
un rendement 30 fois supérieur à l’hectare supérieur à des cultures pourtant énergiques comme le colza, le tournesol, en outre par rapport à ces plantes il n’y a pas de concurrence alimentaire [(chiffres Ifremer à partir de données crédibles) le rendement est estimé à 30g/m2/jour pour les algues contre 0,9g/m2/jour pour le colza et 0,6g/m2/jour pour le tournesol. En litre d’huile extraite par hectare, on obtient : soja 446l, colza 1500l, algues : 23700]
la maîtrise du cycle de l’azote et du phosphore est possible
une récolte continue tout au long de l’année est possible
la technologie est exploitable dans les pays en voie de développement.
nombre de sous-produits sont directement valorisables :
- en nourriture pour bétail, volaille poissons...
- en engrais
- en combustible
L’exploitation énergétique des algues marines reste cependant encore très limitée (cela pourrait bouger assez vite) signalons cependant le programme Shamash, basé à Sophia - Antipolis (Alpes Maritimes). Il s’agit d’un projet pluridisciplinaire et collaboratif regroupant regroupant sept équipes universitaires françaises dont l’INRIA Sophia Antipolis et le Laboratoire Océanographique de Villefranche-sur-Mer, ainsi que le CNRS, la Commission à l’Energie Atomique, des Universités, le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) et une PME Valcobio. Rattaché à deux pôles de compétitivité (Cap Energie à Cadarache et le Pôle Mer à Toulon), il est financé sur trois ans à hauteur de € 2.8 millions et implique des spécialistes en micro-algues, en biocarburants, en photo-bioréacteurs...
Ces équipes travaillent activement sur les microalgues come carburant possible depuis décembre 2006 après avoir été labellisé par le pôle de compétitivité "Mer" de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’objectif qui leur est fixé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) est ambitieux : rendre rentable la production des acides gras issus des microalgues et leur transformation en biocarburant.
Evoquons aux Etats Unis une autre expérience, nettement plus ancienne : en effet, depuis les années 50, l’université du Massachusetts Institute of Technology travaille sur la question des microalgues. Et depuis 2004, elle a créé la société Greenfuel, qui propose des « bioréacteurs dans lesquels la solution d’algues peut contenir jusqu’à 80 % de son poids en huile, laquelle sert ensuite de carburant après un raffinage ».

Manque de reconnaissance en France
En dépit d’un certain nombre d’initiatives individuelles ou collectives, le sentiment général qui se dégage de la situation en France est un certain désinteressement. Il est surprenant dans la mesure où le potentiel des eaux maritimes françaises (marées, courants..) est très important (40% du potentiel européen est français).
Surprenant aussi parce que la France, dans les années 70, avait une certaine avance en termes de recherche et d’expérimentation. L’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), à l’époque le CNEXO(Centre National pour l’Exploitation des Océans) ), s’était penché aux énergies renouvelables marines - houle, marée et courants marins - ainsi qu’à l’énergie thermique des mers avec l’avant-projet d’une centrale thermique de 5MW à Tahiti. Mais le pétrole redevenu "abordable " sonna le glas de ce projet.
On ne peut que constater que notre pays est aujourd’hui à la traîne dans ce domaine. L’utilisation de l’énergie provenant de la mer, de la houle et des courants est aujourd’hui en manque de reconnaissance. Elle souffre notamment de ne pas avoir d’ « expériences test » in-situ. Pourtant certains estiment que la France pourrait couvrir entre 5 et 10 % de ses besoins en électricité en utilisant l’énergie des marées.
Une absence qui s’explique par un manque de financements financements publics et privés, elle- même due au poids très important du nucléaire dans notre pays et, sur le plan des énergies renouvelables, à la concurrence de l’éolien en phase d’exploitation.
L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’energie), en partenariat avec IFREMER, a bien engagé une étude, toujours en en cours, pour déterminer le potentiel de nos côtes et des implantations de sites possibles, aussi bien en matière d’éolien offshore que d’exploitations des courants et des vagues. Le premier volet de l’étude (éolien offshore) a été rendu public décembre 2006, le second (courants et houles) en 2007. En attendant les résultats de cette étude, les préfets ont eu la consigne de suspendre toute autorisation d’installation. Cet outil d’aide à la décision va-t-il permettre de débloquer la situation ?
En 2003, l’opérateur historique français d’électricité, EDF, a décidé de consacrer à l’énergie marine un projet de Recherche et de Développement, nommé « Hydroliennes en mer » . Son objectif était « d’identifier les sites prometteurs, réaliser des études d’impact et d’insertion dans l’environnement marin et enfin caractériser les technonologies d’hydroliennes les plus performantes ». Deux campagnes de mesures de courants et de vagues ont eu lieu :
dans le Nord Contentin, (au large de Barfleur sur une durée de 15 jours entre le 3 et le 25 janvier 2005)
en Bretagne (durant le printemps 2005).
Cette phase d’étude a été menée, selon EDF, en étroite concertation avec l’ensemble des parties prenantes : les pouvoirs publics, l’administration, les élus, le monde de l’environnement marin, les professionnels de la mer, les scientifiques, les plaisanciers... A l’issue de cette démarche exploratoire, EDF devait prendre la décision de mettre en place un prototype sur un ou deux sites pré-étudies en Manche ; visiblement la décision n’est toujours pas prise à ce jour (1 juillet 2007).
Ainsi, récemment, le très officiel rapport au parlement du Ministère de l’Economie et des Finances, « Programmation pluriannuelle des investissements de production électrique Période 2005-2015 » , fait même l’impasse sur les énergies marines !
Seul, le récent rapport (décembre 2006) du groupe intitulé « une ambition maritime pour la France » rapport Poséidon, issu du Centre d’analyse stratégique et du Secrétariat général de la mer, destiné à élaborer les éléments constitutifs d’une politique nationale de la mer, inclut un chapitre sur l’exploitation des énergies marines (éoliennes off shore, courants)....
Pour télécharger le rapport Poséideon
Sur le plan universitaire et de recherche, signalons que 3 thèses sont en cours d’élaboration sur le campus brestois. Elles utilisent des outils de simulation (notamment un site fictif servant de modèle de référence situé dans e raz de sein, à une profondeur de 35m, et avec une force du courant 1m/seconde). Ces travaux de recherche sont soutenus par le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général du Finistère et Brest Métropole Oceane.

Dans le reste de l’Europe, la situation évolue nettement plus vite
A l’étranger, c’est en effet différent, différents projets ont déjà pu être réalisés en Grande Bretagne, notamment.
Il est vrai que dans ce pays, le gouvernement s’engage en faveur de l’énergie provenant de la mer. Ce pays veut se positionner en position de leadership et veut, véritablement développer une filière industrielle complète.
Depuis 1974, de nombreuses rercherches, souvent financées par le gouvernement, ont été menées dans différentes universités :
système off-shore « Salter Duck » à l’université d’Edimbourg
le « SEA Clam » à Coventry Polytechnic (près de Birmingham)
colonne à oscillations (sytème on-shore) à l’Université de Belfast
Depuis 1999, vingt-neuf millions d’euros y ont été investis dans des programmes d’énergie marine et un fonds de 61 millions d’euros sur trois ans est prévu pour aider concrètement les projets innovants. La France qui finance très peu ses projets sur son propre territoire, investit au Royaume Uni. Ainsi, EDF finance Marine Current Turbines à 25 %, Total a investi 10% de capital à la société hydrolienne Scotrenewables Marine Power et l’Ifremer participe au projet britannique Orecon pour mettre au point un convertisseur de houle.
Un atlas des ressources de l’énergie marine au Royaume Uni a été réalisé et un Centre européen d’énergie maritime (EMEC) a été installé sur l’Ile d’Orkney dans l’archipel des Orcades (nord de l’Ecosse). Il permet notamment aux entreprises de tester leurs prototypes.
C’est dans ce centre que la firme britannique Ocean Power Delivery a mis au point le convertisseur Pelamis.

Pelamis se compose de quatre cylindres reliés par des articulations qui abritent un sytème de pistons convertissant l’énergie des vagues en courant électrique. L’ensemble mesure 120 mètres de long et pèse 750 tonnes. Cette centrale « houlomotrice » peut produire 750 kilowatts par heure, soit la consommation de 500 foyers. Les promoteurs de Pelamis estiment que la facade ouest de l’Ecosse représente un « gisement énergétique de plus de 21 gigawatts, de quoi couvrir les besoins énergétiques de toute la région » .
Un brevet britannique a été accordé à la compagnie australienne Woodshed Technologies pour un nouveau type de centrale marée motrice. Cette compagnie et deux autres compagnies australiennes, la Lloyd Energy Systems et la SMEC Developments, collaborent avec des entreprises de Grande-Bretagne pour sélectionner des sites potentiels pour l’implantation de centrales de ce type.
La technologie ( Woodshed’s Tidal Delay) utilise une formation naturelle telle qu’une péninsule ou un isthme pour séparer des masses d’eaux de mer en marées montantes et descendantes. Le système capture l’énergie qui résulte de la différence de niveau de l’eau de mer de chaque côté de la barrière.
Pour en savoir plus aller sur le site woodshedtechnologies.com

- Limpet
En Grande Bretagne, toujours, en Ecosse cette fois-çi, en octobre 2000, l’Île d’Islay se dote du Limpet (ci-dessus) capable de fournir 500 kW. Sa turbine est activée en 2 temps par l’air que déplacent les vagues : d’abord lorsqu’il est chassé par les vagues montantes, ensuite lorsqu’il est aspiré par les vagues descendantes (voir çi-dessous une red valve et le schéma du Limpet).

- Red valve

- Schéma du Limpet
A lire un article très complet (en anglais) de Sciences News sur le Limpet.
En Ecosse encore, ont peut citer "L’hydrolienne à aile battante", développée par la société britannique Engineering Business, testée en 2002-03.
Toujours en Grande Bretagne, signalons, par ailleurs, que le projet SeaGen (1 MW) de Marine Current Turbines Ltd (utilisant le courant de marée) est en fin de développement. EDF Energy, la filiale britannique d’EDF, y a investi 3 millions d’euros.

- projet SeaGen (1 MW) de Marine Current Turbines Ltd
La socité Marine Current Turbines Ltd, a signé en novembre 2007 un accord de coopération avec le canadien BC Tidal Energy Corporation prévoyant d’installer le système SeaGen dans les fonds marins au large de Vancouver (British Columbia). Marine Current Turbines Ltd et BC Tidal Energy Corporation prévoient d’installer trois turbines de 1,2 MW chaque dans la rivière Campbell à Vancouver d’ici a 2009. Ces trois turbines alimenteront 3000 foyers. L’objectif est à terme de produire 4000 MW, ce qui placerait ce site en première place au monde en matière de production d’énergie hydrolienne.
Enfin la société londonienne Tidalstream a mis au point une hydrolienne adaptée aux fonds profonds, c’est important parce que 90% des ressources des courants marins sont situées dans des eaux d’au moins 40 m de profondeur.
Voir la brève sur brest-ouvert.net.
Enfin, le journal "Le Marin" nous apprend dans son édition du 15 juin 2007, que deux autres nouveaux programmes d’utilisation de l’énergie des vagues sont en projet au Royaume Uni. Dans la baie de Milford Haven, au pays de Galles, et face à Hayle, au nord de la Cornouailles. Le premier se résumant pour l’instant à une phase de test en grandeur nature, durant 4 ou 5 ans. Le second, au budget impressionnant de 42 millions d’euros sera le plus grand du monde, il s’est heurté au départ à l’hostilité des pêcheurs locaux et des surfeurs. Pour la petite histoire, signalons que les surfeurs, nombreux sur cette côte de la Cornailles, craignant que l’équipement casse les vagues, s’étaient opposés au projet. Ils ont pu être rassurés par les conclusions de l’enquête d’un océanographe de Nouvelle-Zélande estimant que les vagues ne seraient diminuées que de 5%.
Finalement, le gouvernement britannique a donné, le 17 septembre 2007, son feu vert à ce projet de centrale électrique en mer.
La centrale prévue sera située en pleine mer, à 16 kilomètres des côtes de la Cornouailles, au large de la commune de Saint Yves. Des équipements flottant à la surface, couvrant une surface de quatre kilomètres sur deux, transformeront l’énergie produite par le mouvement des vagues en électricité. Cette électricité sera ensuite transférée à terre, via un câble sous-marin de 25 km à 40 mètres de profondeur.
Ce projet, initié par l’Agence de développement du sud-ouest de l’Angleterre, est pour l’instant qu’une étape vers une production industrielle d’électricité à partir des vagues. Quatre entreprises ont obtenu le droit de tester leur équipement, perdant cinq à dix ans, sur place. Les premières devraient être opérationnelles dès 2009.
A terme, la centrale devrait produire suffisamment d’électricité pour fournir 7 500 foyers, 3% de l’électricité de la Cornouailles, de quoi économiser 300 000 tonnes de CO2 pendant 25 ans.
Le projet va couter 41 millions d’euros. Mais, selon les calculs l’Agence de développement, cela pourrait créer 1 800 emplois et remporter 820 millions d’euros à la Cornouailles !
En Norvège, il existe une première hydrolienne de 20m de diamètre. L’’hydrolienne développée par la société norvégienne Hammerfest Strom est immergée en permanence. Elle est testée dans le détroit d’Hammerfest, au-delà du cercle polaire.
Au Danemark fonctionne le système( « Wave Dragon » ). Amarré au large et pesant 237 tonnes, « Wave Dragon » récupère l’énergie produite par les vagues « déferlantes » . L’eau est initialement stockée dans un réservoir, puis circule à travers des turbines qui produisent de l’électricité.
Toujours dans le Nord de l’Europe, on peut évoquer le générateur à eau sous-marin inventé par l’ingénieur danois en génie civile Kim Nielsen. Le système est simple : un flotteur est attaché par un filin souple à u piston fixe dans un structure de béton sous-marine. Chaque vague entraîne le flotteur qui tire le piston. Ce mouvement de pompe (eau aspirée, puis rejetée) provoque un courant qui actionne la turbine d’un hydrogénérateur électrique. Ce système développé par la société « Flygt » est testé en 1989 à 1km au large du port de pêche de Hanstholm (Danemark). Une seconde unité (coût : 3,52 millions de francs)est achévé en 1992. Selon ses promoteurs, 3000 à 4000 convertisseurs de Nielsen pourraient à terme fournir 10 à 30% des besoins électriques du Danemark.

Mais c’est en Espagne que les choses évoluent le plus en ce moment. Iberdrola, la compagnie d’électricité espagnole en partenariat avec la filiale Americaine OPT (Ocean Power Technologies), a démarré la construction d’une usine pilote au large de Santona, petite bourgade a quelques kilomètres de Santander en Cantabrie. 10 bouées géantes de 16 mètres de long et 6 mètres de diamètre transformeront en courant électrique la force des vagues. Le succès de cette réalisation pourrait être rapidement suivi par la construction de plusieurs centrales du même type sur toute la côte Cantabrique et totaliser une puissance de 100 MW.
Sur ce projet lire aussi la brève
A noter que dans le pays voisin, le Portugal, existe aussi un projet bien avancé (car soutenu par le gouvernement) de ferme d’énergie des vagues. C’est une société écossaise qui est prête à créer une première usine de 3 fois 750 kilowatts au nord de Porto parce que le Portugal rachète ce type d’électricité 23 centimes du kilowatts/heure. Le site retenu est à 2 km de la côte portugaise. Trois cylindres métalliques, d’une longueur de 50 m, articulés entree eux par des systèmes hydrauliques utilisent les mouvements des vagues pour faire fonctionner 9 générateurs situés sur le continent reliés par des câbles sous-marins. Chaque cylindre est amarré au fond, grâce à 4 ancres d’un poids de 7,5 t. C’est la société britannique OPD (Offshore power development) qui a mis au point ce système utilisé aussi en Ecosse. Le système est supposé capable d’affronter des vagues de 25 m de haut.
En Italie, il existe un projet d’éolienne flottante, développée par la société italienne Ponte di Archimede, testée dans le détroit de Messine.
>
En Belgique, un projet est porté par la société RUTTEN.
Hors d’Europe, les choses s’accélèrent aussi. Il n’est pas possible dans cet Ainsi, article d’évoquer toutes les autres réalisations ou projets en cours d’élaboration sur le reste de la planète, ils sont en effet nombreux, en Asie,
Afrique....
Citons le projet de L’ Ocean Energy Association Japan (OEAJ) - Japon - de répondre à 10% des besoins énergétiques du pays, à partir des énergies de la mer d’ici à 2050. Ce challenge s’inscrit dans le droit fil des recommandations faites par l’agence gouvernementale japonaise des énergies nouvelles créée dès les années 1980 pour imaginer des solutions alternatives aux énergies fossiles. C’est en effet dès les années 1970 que le Japon inventa, entre autres, le procédé d’exploitation des vagues OWC (Oscillating Water Column), le plus couramment utilisé aujourd’hui dans le Pacifique et en particulier en Australie ou la Mighty Wale de Jamstec fut testée pour la première fois en 1978.
Cet engin mesure 50 mètres de long et 30 mètres de large, produit de l’électricité depuis 1998, dans la baie de Gokasho. Il a été sans cesse améliorée depuis 40 ans, on en est aujourd’hui à la troisième version. Originalité du système : ce n’est pas la force des vagues qui génère l’électricité mais les pressions et appels d’air provoqués. Le taux de conversion de cette centrale à vagues et à air comprimé est maintenant de 50 %.
Aux Etats Unis aussi, la situation évolue vite
voir la brève sur Brest-ouvert intitulée "6,5% de la demande améraine en électricité pourrait provenir de l’énergie houlomotrice"
Les projets en France sont concentrés dans le Finistère

Certains estiment le potentiel énergétique de la mer exploirable le long des côtes françaises de l’ordre de 5 à 6 gigawatts soit le second en Europe, après le Royaume Uni, estimé à 10 gigawatts, soit aussi 10 fois plus que le puissance éolienne française actuelle.
En France, s’il y a bien eu un concours sur l’utilisation de l’énergie des vagues en 1981, organisé par le CNEXO (ex-IFREMER et l’ANVAR - l’Agence nationale pour la valorisation de la recherche) qui avait distingué deux projets, parmi la vingtaine proposée :
un dispositif producteur d’électricité pemettant de rendre autonome en énergie une bouée marine proposé par la « Société Stéphanoise hydromécanique et frottement » ,
un dispositif flottant à déferlement présenté par M. Jean Liaud
Suite à cette distinction, ces deux inventions avaient été recompensées d’une « médaille de la recherche et de l’invention » au salon nautique international de Paris en 1982.
Deux autres dossiers n’avaient pas été primés mais avaient été retenus :
un rotor à ailes planantes présenté par les A.C.M. (Ateliers et Chantiers de la Manche)
un système de double bélier hydraulique présenté par M.Despujols.
Un houlomoteur hydropneumatique flottant présenté par M. Marcel Pillet n’avait pu concourir, ce qui a entrainé un long contentieux.
Les retombées concrètes de ce concours national semblent néanmmoins limitées, pour ne pas inexistantes, le désengagement de l’Etat étant bien réel. En 1996, un maître de conférences de l’Ecole Centrale de Nantes écrivait que depuis 10 ans son laboratoire de Mécanique des Fluides n’avait plus aucun financement pour les problèmes touchant à la récupération de l’énergie des vagues. Quelques projets ont pu se faire jour, ici ou là, ces dernières années (ex:HARVEST du laboratoire grenoblois LEGI).
Mais aujourd’hui, dans notre pays, c’est en effet dans le Finistère, que sont concentrés les projets les plus avancés . La position géographique du département et surtout les compétences du Finistère dans le domaine des sciences de la mer, la présence de sites marins en mer littorale parcourus par des courants puissants (le Raz Blanchard, le Fromveur à Quessant et le Raz de Sein) en sont les principales raisons.
En France, à ce jour, aucun prototype ne fonctionne encore in situ, même si le « mammouth » EDF, a aussi, son programme de Recherche et Développement sur l’exploitation de l’énergie des courants de marée engagé depuis deux ans.
EDF s’est en effet associé à un projet britannique (pourquoi pas un projet français ?) de conception d’hydrolienne (un prototype expérimental a déjà été réalisé).
Par ailleurs, le programme d’EDF vise plusieurs objectifs techniques :
identifier les sites prometteurs,
réaliser les études d’impact et d’insertion dans l’environnement marin,
caractériser les technologies d’hydroliennes les plus performantes.
D’ici l’été 2005, EDF veut évaluer les « profils hydroliens » de la Bretagne-Nord, en lancant une campagne de mesures au large du Finistère et des Côtes d’Armor.
Edf cherche des sites où les courants atteignent au moins 4 noeuds et où la profondeur est relativement importante. Peu de sites français répondent à ces nécessités ( le Raz Blanchard, Ouessant (le Fromveur et le nord ouest de l’île), chenal du Four, raz de Sein, roches de Portsall, goulet de Brest).
Un prototype EDF pourrait être construit ensuite dans les 2 ou 3 ans, probablement sur les côtes finistériennes. l’échéancier est prévu ainsi :
identification des sites (2004-2005)
tests techniques (modélisation, prototypes...) en (2006-2007)
études de faisabilité et éventuellement réalisation (en 2010).
Déjà, au printemps 1979, un premier engin, de taille modeste (un prototype dont le rotor avait une aire de 7 m²) produisant de l’électricité à partir de la houle, fut testé dans le port de Doélan, en Bretagne. La hauteur de la houle étant de 80 centimètres, les expérimentateurs récupérèrent une puissance de 3 kW).
Et puis plus récemment, toujours dans le Finistère, apparurent des projets à vocation industrielle.
Tout d’abord celui proposé par une société quimpéroise, Hydrohelix Énergies créée en 2000, société quimpéroise créée en 2001, avec le recours aux hydrohéliennes. Des turbines géantes (hydrohéliennes appelées aussi hydroliennes) avec 6 pales, installées en série, utilisent la force des courants marins pour produire de l’énergie.
En 2005 des essais en bassin ont été concluants. L’hydrohélienne permet de récupérer l’énergie cynétique des courants de marée et de la transformer en énergie électrique. Pour ses promoteurs, ces machines respectent les écosystèmes et n’ont pas d’incidence sur la navigation, les structures étant totalement immergées (posées et fixées à même le sol).
Implanté à 20 à 40m de profondeur et dans une zone de courant de 4 noeuds minimum, pas trop loin des côtes, ( une centaine de sites potentiels recensés en France) chaque parc serait constitué de cinq hydroliennes de 15 à 20 m de diamètre. Ces dernières transformeraient l’énergie cinétique des courants en électricité qui serait acheminée, via des câbles, sur le continent et connectée au réseau national. Chaque hydrolienne produirait 200 kilowatt et fonctionnerait 3 000 heures par an.
Cette société a pris des contacts avec la mairie d’Ouessant car la mer d’Iroise connaît de redoutables courants dans le Fromveur. Cette société a aussi des projets de parc hydrolien à Clohars-Fouesnant, Ile de Sein, Plogoff, Roscanvel (dans le Finistère) mais aussi à la Hague.
Selon les responsables d’HydroHélix, la France métropolitaine dispose d’un potentiel de 6 gigawatts répartis entre trois principaux secteurs constitués par le Raz Blanchard, le Fromveur à Quessant et le Raz de Sein. En tout, sur les trois sites, cela représenterait 5000 turbines de 16 mètres capables de produire, en courant continu, l’équivalent de trois centrales nucléaires. Hydrohélix estime le marché français potentiel de l’ordre de 1,5 milliard d’euros par an et les besoins internationaux de l’ordre de 14 milliards par an (cf le journal Le Marin du 15 mars 2007).
La société a réuni autour d’elle un réseau de partenariat avec des entreprises locales regroupés dans le projet « Marénergie » [1] Elle a le soutien de l’ADEME (Agence de maîtrise de l’Energie)
Le projet « Marénergie » , qui consiste à la construction d’une centrale hydrolienne de 1 MW sur les côtes bretonnes, a été labellisé en décembre 2005, par le « pôle de compétitivité Mer » de la région Bretagne.
Marénergie annonce d’abord alors que 3 millions d’euros sont nécessaires pour construire une première centrale-test, une première hydrolienne d’une puissance de 200 kW, en 2008, en Bretagne. Le budget global de l’opération (quatre autres machines devraient suivre, portant la production à 1 mégawatt), d’ici 2 ans, a été évalué à 10 millions d’euros.
Ainsi, malgré sa labellisation, « Marénergie » peine à trouver les fonds nécessaires qui lui manquent et la fabrication du prototype hydrolien de 200 KW de la société Hydrohelix est actuellement arrêtée. Finalement, on apprend (fin été 2007) que les promoteurs de ce programme ont réuni 750 000 euros, suffisants pour réaliser un modèle réduit à l’échelle un demi (3 m de diamètre sur 5,5m de haut reposant sur une plate-forme de 6m sur 8, pesant en tout 8 tonnes). Il s’agit donc d’un « démonstrateur » pour le moment, d’un engin de taille réduite d’une capacité de production de 10kw. L’objectif est de permettre de tester le potentiel et l’éventuel impact de l’engin sur le milieu (il sera équipé de nombreux capteurs).
Ce premier prototype d’hydraulienne « labellisé » , appelé Sabella, sera immergé à 19 m de profondeur, au fond de l’estuaire de la rivière Odet (Finistère sud) à Bénodet, en janvier 2008, pour une campagne d’essais de 4 mois. Il sera ensuite retiré de l’eau pour être montré à "Brest 2008", avec l’objectif avoué de trouver de nouveaux financeurs pour passer à une vraie unité industrielle d’ici 2 ans.
Labellisé par le pôle Mer Bretagne, le projet "Sabella"a reçu des aides des collectivités territoriales (région, département, communautés de Quimper et Brest) et de l’ADEME Bretagne à hauteur de 350 000 euros.
Il y a aussi le projet porté par la société brestoise « Hydrocap Energy » . Start-up créée à Brest en 2004, soutenue sur sa maison-mère ICCAP dotée d’une large expérience technique, industrielle et opérationnelle en milieu offshore pétrolier, travaille sur un projet propriétaire et breveté, de conversion de l’énergie de la houle offshore en énergie hydraulique, électrique ou, en hydrogène (procédé PALMS). Il s’agit d’exploiter avec des houlomoteurs la force de la houle. Le principe est simple : des barges flottantes récupèrent à travers leur ancrage tendu sur le fond (grace au principe de la poussée d’Archimède) une énergie actionnant une turbine hydraulique, susceptible elle-même d’alimenter par exemple une génératrice d’électricité.
Ce projet n’a pas, non plus, encore trouvé de financement.
Issu du même giron (la société ICCAP), citons le projet de la société Windcap, autre startup créée en 2006, concernant un projet de production d’énergie par la houle : la Plateforme Combinée Seacap.
Le système consiste en une plateforme en mer dotée de trois pieds-flotteurs qui coulissent en fonction de la houle. Ce mouvement de "piston" est utilisé pour fournir de l’électricité.
A noter que le système combine l’action de la houle et celle du vent par l’adjonction sur la plateforme, d’éoliennes Windcap.
Sur ce projet, la société Wincap s’est associée à des étudiants des écoles brestoises d’ingénieurs, l’Ensieta (École nationale supérieure des ingénieurs des études et techniques d’armement), l’Enib (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Brest) et à un industriel étranger.
Citons enfin le projet Hydro-Gen, inventé et breveté par deux anciens officiers de marine, ingénieurs de l’Ecole Navale, passionnés de technologie maritime.
Il diffère des autres projets puisqu’il promeut le principe de la roue à aube.
Ce projet fait appel à plusieurs partenaires : l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Brest (L’ENIB) pour l’élaboration des plans et de la structure, le lycée technique Vauban de Brest pour la réalisation d’un prototype opérationnel. Il est soutenu par l’ADEME (l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie). Les porteurs de projet se sont associés en 2006 avec la socité d’océanographie brestoise Actimar qui est chargée pour le projet Hydro-Gen de la recherches de sites, des études d’impact et des demandes de concessions (le site de Plouhinec sur la rivière d’Etel dans le Morbihan est pressenti pour un essai in situ sur 2 ans). Mais aux dernières nouvelles (avril 2007), le préfet du Morbihan s’est opposé au choix de ce site, les promoteurs du projet Hydrogen se sont alors adressés aux élus de la commune de Roscanvel, commune du bord de la rade de Brest, pour obtenir la possibilité de tester la machine (dès fin 2007) à la pointe des Espagnols, un site à l’entrée du goulet de la rade où les courants sont particulièrement forts. Les élus de Roscanvel se seraient montrés très interessés mais là aussi rien ne pourra se fairee sans l’accord du Préfet.
Voir le document power point de présentation
Lire la brève sur Brest-ouvert.net :
un projet d’hydrolienne au lycée Vauban à Brest
La région Bretagne, bouée de secours de l’énergie marine ?
Ce projet très peu financé (des fonds propres uniquement) a réussi cependant à produire du courant électrique, lors d’une campagne d’essais, sur une première machine expérimentale, en septembre 2006.
Lire la brève sur brest-ouvert.net
Toujours sur ce projet, lire aussi :
- l’article : « Energie marine : Hydro Gen, un projet, à "contre-courant", associant des partenaires brestois d’enseignement » paru sur Brest-ouvert.net
- l’article : « Utiliser l’énergie des courants marins : le projet inovant d’Hydro-Gen »
- la brève : « Actimar, la société océanographie brestoise cherche un site pour expérimenter une hydrolienne »
Tous les projets français ne sont cependant pas concentrés dans le Finistère ; le laboratoire de mécanique des fluides à l’école Centrale de Nantes, met au point un procédé produisant de l’électricité à partir des mouvements de houle maritime : le pour « système électrique autonome de récupération de l’énergie des vagues ».
Le premier vrai prototype, grandeur réelle, sera mis à l’eau en 2009. Searev est financé par l’Agence de l’innovation industrielle et soutenu par par :
- le Ministère de la Recherche et des Nouvelles Technologies
- le CNRS
- l’ADEME
- la Région Pays de la Loire
Le « Searev » se présente comme un semi-submersible muni dans

- Searev
sa quille d’une roue pendulaire de 400 tonnes. Chaque oscillation provoquée par la houle actionne une pompe à huile. Le fluide stocké sous pression fait fonctionner un générateur.
Si le principe n’est pas nouveau, le système sera très moderne car entièrement informatisé. Un logiciel analyse chaque vague et pilote la machine en temps réel. Il retient le pendule un bref instant pour lui donner le plus d’amplitude possible et augmenter la puissance.
La production attendue de chaque machine Searev est d’environ 500 kW.
Lire la brève complète sur Brest-ouvert :
Le « Searev » : pour ne plus seulement rêver à produire de l’électricité avec l’énergie de la mer
A noter aussi le projet de Centrale Flottante Tripode à Elévateur, machine exempte d’éléments mécaniques, transformant le roulis et le tangage dus à la houle, en oscillations permettant à l’élévateur hélicoïdal à eau douce de constituer une énergie potentielle de pesanteur pour animer une turbine hydroélectrique classique : une idée de M. Georges Hildebrand, inventeur à Epinal.

Les porteurs de projet se regroupent au sein du Groupement pour les énergies marines (Genmar)
Une dizaine de ces porteurs de projet se sont réunis, en 2004, au sein d’un Groupement pour les énergies marines (Genmar).
Ils se tournent vers les pouvoirs publics, estimant que seul un financement public permettra un véritable démarrage du secteur. Ils demandent qu’un budget de 50 millions d’euros soit réservé aux PME-PMI impliquées dans les technologies nouvelles exploitant les ressources énergétiques renouvelables de la mer.
Ils s’adressent en particulier aux nouveaux élus du conseil régional de Bretagne, en faisant valoir que cette énergie venue de la mer constitue une chance de développement pour la Bretagne.
Pour eux, l’investissement est rentable et productif : pour un investissement de 1 €uro par Watt installé, avec un amortissement en 7 ans, le coût de revient du kWh électrique est de 3,5c €uros (prix équivalent au kilowtt nucléaire) pour un prix de rachat garanti de 5,61c €uros.
Ils font remarquer qu’hormis le barrage de la Rance, la Bretagne ne possède aucune centrale électrique (thermique ou nucléaire) sur son territoire et que notre région ne peut dépendre des autres régions pour subvenir à ces besoins énergétiques. Ils estiment par ailleurs qu’il y a, là, matière à créer de l’emploi local à la fois pour réaliser ces nouvelles machines et pour les maintenir en état.
Ainsi, la société quimpéroise HydroHélix Energies fait valoir "que le déploiement en Bretagne et en Normandie de 6000 turbines présente une opportunité de créer 5000 emplois directs en France, pour un marché de 6 milliards d’euros" .

Bien mesurer d’abord l’impact sur le milieu marin
Il n’en reste pas moins que, comme les éoliennes qui ont un impact sur les paysages, ces machines hydrohéliennes , houlomoteurs , etc. auront un impact sur le milieu marin. Tous ceux et celles qui se sentent concerné-e-s par la protection de la nature, aimeraient, sans aucun doute, être en capacité de mesurer les conséquences environnementales de telles implantations avant de s’engager à soutenir le développement ce cette filière. Après tout, la construction de l’usine marémotrice du barrage de la Rance a malheureusement profondément modifié l’état de l’estuaire et est en grande partie responsable de l’envasement de la Rance maritime.
Des expérimentations, des études d’impact, poussées, sont donc, sans aucun doute, nécessaires.
Souhaitons que les pouvoirs publics (état et région) entendent l’appel à l’aide des promoteurs de ces projets et que des éléments de réponse soient apportées rapidement aux questions légitimes de la population, car les inquiétudes existent.
Outre les aspects environnementaux, des conflits d’usage de la mer verront immanquablement le jour (les pêcheurs en particulier feront savoir qu’ils ne veulent pas être contraints par cette nouvelle technologie).
L’implantation en mer sur un domaine maritime public fréquenté par de nombreux usagers (pêcheurs professionnels et amateurs, Marine nationale, plaisance,...) implique un zonage par l’Etat. La région Bretagne, pour sa part, travaille sur la réalisation d’une "charte des espaces côtiers" qui pourrait aider à une cohabition des usages de la mer y compris des engins et machines qui utiliseront son énergie.

Un avenir en pointillé
Si les projets se multiplient, si l’intérêt de l’opinon publique est réel, l’avenir de l’énergie marine, du moins en France, ne s’écrit encore qu’en pointillé, il navigue dans le brouillard.
Pour Hervé Majastre, le patron de d’Hydrohélix, (Ouest France du 28 février 2006) : « le seul client possible, c’est l’Etat, on ne trouvera de financeurs que si l’Etat s’engage » , en ajoutant « notre projet est connu de plusieurs ministères mais on ne sait pas vraiment qui est le chef d’orchestre » .
Le journaliste Hervé Morin, dans un récent article du Monde, fait remarquer, à juste titre, qu’ « entre le prototype de laboratoire et l’engin commercialisable, il faut multiplier l’investissement par cent » . L’investissement nécessaire peut donc s’avérer considérable, et, aujourd’hui, en France, il ne remplit pas les conditions minimum de rentablité, les tarifs de rachat n’étant pas assez élevés.
D’autant que l’Etat montre très peu d’empressement (un euphémisme) à soutenir cette énergie renouvelable. Le dernier et très officiel rapport 2006 de Programmation Pluriannuelle (période 2005-2015) des Investissements de production électrique fait l’impasse sur cette énergie [2]....
Pour Michel Paillard (coordinateur Energies Marines Renouvelables à Ifremer) « Il y a 30 à 40 entreprises intéressées, mais personne ne se lance tant que l’Etat n’a pas fixé le prix de rachat du kilowatt/heure. Car les entreprises ne peuvent pas évaluer le risque financier. ».
Un arrêté en date du 1er mars 2007 fixe dorénavant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations utilisant l’énergie houlomotrice, marémotrice ou hydrocinétique, à un tarif compétitif quasiment équivalent à l’éolien terrestre sur une période de 20 ans : 6,07 c€/kWh + prime comprise entre 0,5 et 2,5 c€/kWh pour les petites installations + prime comprise entre 0 et 1,68 c€/kWh en hiver selon la régularité de la production. Est ce suffisant ?
L’ espérance viendra-t-elle du côté des régions, certaines commencent à s’impliquer, c’est le cas de la Bretagne, notamment au travers du pôle mer Bretagne, d’autant que des coopérations avec l’Ile de la Réunion devraient permettre de mutualiser les résultats des expérimentations en matière d’énergie marine renouvelable.
De par son important potentiel physique en matière d’énergies marines renouvelables (la Bretagne possède l’un des premiers potentiels français en matière d’énergie marine susceptible de fournir d’ici 2010 10 % de la consommation électrique bretonne) , la Région Bretagne souhaite aujourd’hui contribuer à l’encadrement de l’implantation et du développement de ces énergies.
Un schéma régional breton sur les énergies marines
La Région veut réaliser un schéma régional des énergies marines propose de une concertation (à la fois technique et politique) sera lancé en 2008 pour élaborer un schéma régional sur les énergies marines. L’objectif est de construire une vision partagée des perspectives ouvertes aujourd’hui par les énergies marines et un cadre commun pour développer recherche, innovations et activités dans ce domaine.. Dans son Plan pour l’Energie en Bretagne (juin-juillet 2007), elle propose la constitution d’instances techniques et de concertation rassemblant les acteurs concernés pour expliciter collectivement le type de projets à promouvoir et la manière de les mettre en œuvre, se traduisant par l’élaboration de documents de cadrage sur le développement des énergies marines renouvelables en Bretagne.
Ainsi, la région Bretagne se propose de lancer une déclinaison régionale de l’étude nationale ADEME/IFREMER en distinguant une première phase prioritaire sur l’éolien offshore et de manière parallèle, une réflexion identique sur les énergies houlomotrices et de courant notamment au travers d’échanges avec les autres régions et réseaux européens (Conférence des régions périphériques maritimes).
Le soutien à des expérimentations et démonstrateurs est aussi annoncé
Premier volet d’un projet global porté par le pôle de compétitivité Mer (pour exploiter l’énergie des courants marins), le prototype d’hydrolienne Sabella a été baptisé à Bénodet le 28 mars 2008. La Région Bretagne saisit ce temps fort pour affirmer sa volonté de devenir "la" Région française d’expérimentation et de développement des énergies marines et d’accueillir notamment un centre de recherche et d’expérimentation d’envergure nationale.
Un centre de recherche et d’essais sur les énergies marines à Brest
La Région Bretagne accueille, depuis le 15 juillet 2008, un centre de recherche et d’essais d’envergure nationale sur les énergies marines. Cette structure nationale fédére les initiatives de Recherche et Développement publiques et privées dans ce domaine. elle associe la Région, IFREMER, DCNS et EDF.
A noter que la région Pays de Loire a aussi son projet de centre d’essais. Affaire à suivre...
Lire l’extrait complet du rapport Energie 2007 de la région Bretagne en cliquant sur l’icône
Une lueur d’espoir dans un océan d’incertitudes...
Pour aller plus loin :
voir "les énergies marines" l’excellent document de l’association "les petits débrouillards"(1 et 2 juin 2005)
Un serpent hydroélectrique en mer du Nord, un article sur Brest-ouvert.net
"Pour capter l’énergie des océans, les Anglais tirent les premiers", un article du Monde.fr, un article du Monde.fr du 23/01/06
le dossier hydrolienne sur le site de Générations Futures
l’énergie de la mer un article sur le site dosmweb.org
la fiche énergie marine de la commission énergie des Verts
le dossier Energie Marine sur www.domsweb.org
une foule d’information dans ce compte-rendu du Colloque Ifremer-ADEME
Energies renouvelables : "éolien en mer - courants marins et vagues"
Contacts :
HYDROHELIX ENERGIES
140 boulevard de Creach Gwen
29000 Quimper (France)
Tél. 02 98 10 12 35 - Fax. 02 98 10 11 54
Email : hydrohelix-energies@wanadoo.fr
site : http://www.hydrohelix.fr
HYDROCAP ENERGY SAS
Technopôle Brest-Iroise - Place Nicolas Copernic
29280 Plouzané
Tél. +33 (0)2 98 45 74 91 - Fax +33 (0)2 98 45 77 84
E-mail : info@hydrocap.com
HYDRO-GEN
David et Bénédicte Adrian
Projet Hydro-Gen
www.hydro-gen.fr
Tél. 04 78 24 76 55
E-mail : contact@hydro-gen.fr
SOCIÉTÉ WINDCAP
Technopôle Brest-Iroise, Place Nicolas Copernic, 29280 Plouzané.
Tel : +33 (0)2 98 45 74 91.
Fax : +33 (0)2 98 45 77 84.
Email : contact@windcap.fr
le site www.windcap.fr
SEAVEV
E-mail : Alain.Clement@ec-nantes.fr
Tél : +33 240 37 25 26
Fax : +33 240 37 25 23
[1] Sofresid engineering pour la conception mécanique, Salpem pour l’ingénierie de pose off-shore, Dourmap, une entreprise d’électricité brestoise pour le raccordement au réseau électrique, IRENAV, In vivo Environnement pour une étude de l’impact sur la faune et la flore marines, Siemens, CIB, Irenav, Saipem, Institut français de la corrosion, EGIP
[2] voir doc en P.S
Tagguer cet article
AREVA VA INVESTIR DANS LES FERMES MAREMOTRICES
D’une revue professionnelle :
Le Journal du Chauffage et du sanitaire. N° 147-Décembre 2007/ janvier 2008- 12 euros.
Page 5 : Recherche et développement.
Energie des vagues : le reflux ( modification de titre : le Flux et le reflux aurait été plus imagé.)
Dans cet article d’une demi page, le rédacteur nous rappelle que :
…./…. Cette solution a été en vogue dans les années soixante-dix, mais elle est toujours étudiée par les scientifiques et les industriels. Deux exemples, en France et en Ecosse.
Au laboratoire de mécanique des fluides de l’Ecole centrale de Nantes et du CNRS, l’équipe d’Alain Clément et de l’ingénieur Hakim Mouslim se penche sur le système électrique autonome de récupération de l’énergie des vagues, Seavev. Validé après deux campagnes d’essais, un prototype pourrait sortir en 2009-2010. Il pourrait faire l’objet d’une industrialisation et mise sur le marché l’année suivante. Il ne s’agit plus une solution lourde comme l’usine marée motrice de la Rance. Offshore, d’un gabarit de 24 m sur 14, d’un poids de 1 tonne, il se compose d’un flotteur étanche à l’intérieur duquel est suspendue une roue à axe horizontal de 9 m de diamètre lestée de 400 kg de béton qui sert de pendule. Sous l’action de la houle et des vagues, ce flotteur oscille, entraînant le va et vient de la roue pendulaire. Le mouvement relatif entre le flotteur et la roue actionne un système hydro-électrique. Des pompes hydrauliques chargent des accumulateurs à haute pression. En se déchargeant, ils livrent cette énergie à des moteurs hydrauliques qui entraînent des générateurs d’électricité. Un équipement pourrait alimenter en énergie 200 foyers à terre. Des industriels, tel AREVA, sont intéressés : des flotteurs peuvent êtres rassemblés au large pour former des sites de production reliés au continent.
Une centrale au Portugal et en Ecosse
Les Ecossais de l’entreprise Pelamis Wave Power (ex Océan Power Delivery) ont une longueur d’avance. Leur machine Pelamis, nom latin du serpent de mer, est déjà en exploitation depuis plusieurs années-l’entreprise existe depuis 1998. Cet automne, deux annonces importantes ont été faites : l’équipement d’une ferme d’une puissance de 2.25 MW au Portugal, et un marché pour une ferme marémotrice de 3 MW dans les iles d’Orkney en Ecosse, la première de ce type au Royaume-Uni. Les éléments de cette centrale se composent d’éléments cylindriques de 3.5 m de diamètre et de 150 m de long ; leur capacité de production d’électricité est de 750 KW. Placés perpendiculairement aux vagues, les tronçons articulés oscillent et animent des réservoirs d’huile qui , par pression mettent en mouvement des pompes hydrauliques et des générateurs d’électricité. La ferme portugaise compte trois appareils et devrait etre portée à 30 en 2008. Elle produira 500 MW *.
Contacts : Ecole Centrale de Nantes, Laboratoire de Mécanique des fluides (LMF) Hakim Mouslim, tél 02 40 37 68 59 . hakim.mouslim@ec-nantes.fr
Pelamis Wave Power, http://www.oceanpd.com et http://www.pelamiswave.com
* Là la puissance me semble ? Peut etre une recherche plus aproffondie nous en dirait plus !
Commentaires ironique de celui qui ne sait pas ce taire.
Comme quoi en cherchant bien, il est toujours possible de mettre en pratique de bonnes idées. 500 MW, c’est déjà pas si mal. Et puisque l’on reproche souvent à la Bretagne d’etre en reste de production d’électricité, et que par ailleurs AREVA s’interresse à ces solutions, cette fois ci, et ceci n’est que mon avis, et pour peu que AREVA ce lache à ce faire pardonner, justement d’avant les fétes de fin d’année :
Imposons à ce que cet industriel qui par ailleurs sur notre planète, offre de son plein gré (sans demander l’avis de TOUS les Nigériens et Touareg !) du carburant ionisant aux Electriciens Chinois ( Mais pas aux Chinois la différence est de taille !), imposons donc qu’il nous investisse ce gracieusement 5 à 6 de ces nouvelles centrales marémotrice de 500 MW *.
Pour le plan d’occupation de ces machines à énergie renouvelable et non polluante, je propose ces sites :
1 en face de la Hague , cela pour faire rougir quelques Normands.
2 en face de St Malo et de Dinan, pour faire barrage à quelques ambitions de ces promotteurs et spécialistes en spéculation immobilière.
3 en face de la baie de St Brieuc, pour contenter et préserver les pecheurs et leurs savoureuses pecheries.
4 en face du goulet de Brest, ainsi le tramway pour lui aussi ce mouvoir grace à ces vagues, et purée quelle belle image.
5 en face ou pas très loin de la pointe du Raz, pour les consoler de notre « refus nostalgique » (dixit le Monde)
6 en face de Quiberon et Lorient, c’est tout bon pour son festival et ces merlus !
etc etc etc..................
Des marées et des forèts anticipés>>> vivre cet avenir est possible, faut l’imposer, ceci n’est que mon avis, Est il partagé ?
Bonjour,
Tout juste diplômé de l’Ecole Centrale de Lyon et, en double-diplôme, du Master of Science of Maritime Engineering de l’Université de Southampton, je suis à la recherche d’un emploi dans le domaine de l’énergie et du génie maritime. Je suis intéressé par les énergies renouvelables et particulièrement les installations sous-marines et je veux participer à leur développement en France. Anglais courant, nombreux contacts à Southampton et nombreux projets de recherche dans le domaine maritime (mécanique des fluides, structure, intégration...). Me contacter à l’adresse : alexandre.becque@centrale-lyon.net
Site: JLMD system
Bonjour,
Je suis en train penser à un projet de réalisation d’une génératrice de courant 12V pour voilier qui utiliserait la force de la houle et des vagues. Hélas, j’ai déjà donné mon accord de mai à aout 2006 pour une étudiante de Grenoble. Mais, en dehors des études, on pourrait en parler.
Au fait, connaissez vous Frédéric Moster à l’école centrale de Nantes ?
Bonjour, je suis étudiant en 4 eme année à SUPMECA (ecole d’ingé méca) et je suis aussi vivement intéressé par les energies renouvelables. Je viens de lire votre message sur Brest ouVert, ainsi j’aimerais vous poser quelques questions.
Où en etes vous de votre cursus ?
Quelles entreprises me conseillez vous pour demander des stages ou meme pour un futur emploi ?
Avez vous quelques tuyaux à me donner ?
Pour éviter de vous faire perdre du temps, je vous propose, si vous acceptez bien sûr, de directement vous contacter.
Je vous remercie d’avance en l’attente de votre réponse.
Rudy LARTIGUE rudy.lartigue@gmail.com 06 77 52 07 23
Bonjour,
Pouvez vous me contacter pour me préciser votre demande.
Michel Paillard
michel.paillard@ifremer.fr
eleves en premiere S a Paris, dans le cadre des Tpe, nous recherchons des simulations pour Wave Dragon
Mercid’avance
mon petit nom à moi c’est "lion enragé" et je cherche partenaire......pr le projet "wave dragon"
je suis cadre ds une entreprise de rénovation de batiments publics
jte comprend moi aussi je suis en 1ere S Si et on fait les hydroliennes comme TPE mé je suis aussi ac des nullar ki glandent rien !!!
jte soutien a fond biz
Comme un Ouest France de février faisait référence à un projet norvégien j’ai essayé d’en savoir plus.
Désolé la réponse (comme ma question) est en étranger ;-)
Jean-Yvon
I have contacted norwegian company "Statoil" to check this out. They are involved in this project together with the local electricity company in Hammerfest.
A prototype of a marine turbine is build outside of Hammerfest in Finmark county. It is a kind of tide power plant, but of a more sophisticated sort than the ones functioning like hydro power plants. The one in Hammerfest is like a wind mill under water.
It is situated in a narrow fiord were the tide is concentrated and thus the water stream more powerful. The water pushes the blades, which rotates and in turn runs a generator.
The prototype will be followed by 5 first generation commercial turbines in the same project. Recently there was on the news that another norwegian company "Statkraft" want to build in another part of Norway.
Voici quelques compléments.
Jean-Yvon
— -
The company is called Hammerfest Strøm (lit. Hammerfest electricity, Hammerfest is the town).
The size of the mill :
One mill installed, 300 kw, which will deliver ca 0,7 GWh in a year. This can serve 15-20 families. When all mills will be installed in Kvalsundet, Hammerfest Strøm count on producing approx 32 Gwh. This means that the new mills will need to be somewhat bigger, mayne 700 – 750 Kw.
Site: Hammerfest electricity (site en Anglais)
— ASURIF AMEZWARU —
DOCUMENT D’INFORMATION SUR LE PROJET DE DEVELOPPEMENT GLOBAL BAPTISE "MASSINISSA".
A)Préambule : Ce document est le fait annonciateur d’un projet voué pour atteindre l’apogée du développement social et économique dans le monde, la source des idées fondatrices de ce projet se trouve dans l’imaginaire et la méthode de sa structuration repose sur le raisonnement théorique.
Ce projet est construit sur les deux conceptions charnières suivantes :
Edification d’une source d’énergie renouvelable et gratuite permettant d’augmenter la production des biens et services tout en réduisant leurs coûts de réalisation, ce qui aboutira à l’abondance.
Accroissement des capacités physiques et psychiques des individus pour assumer et surpasser les étapes du développement.
B)Exposé des méthodes de réalisation du projet :
B-1) Edification d’une source d’énergie renouvelable et gratuite :
B-1-1) Conception théorique de la génératrice de courant électrique autonome :
En s’appuyant principalement sur les phénomènes de l’électromagnétisme et sur les approches de KIRCHHOFF, de THEVENIN et de NORTON, puis en associant les caractéristiques du mouvement de l’air dans un circuit fermé, la représentation théorique d’une génératrice de courant électrique autonome s’est imposée d’elle-même.
Le principe consiste à placer linéairement plusieurs turbines dans un bloc permettant la ventilation de l’air à l’intérieur en circuit circulaire fermé ce qui entraîne la rotation des turbines autours de leurs axes. Ce schéma contiendra deux types de turbines :
Les turbines de type (a) comportent en leurs extrémités un matériau ferro magnétique et un bobinage de fil formant ainsi une inductance sur chaque extrémité de l’axe d’une turbine.
Les turbines de type (b) sont plus grandes et disposent de moteurs électriques servant à démarrer puis à maintenir le système en état de marche, leurs nombre (une, deux ,…) dépend de la distance du circuit, du poids et du nombre de turbines.
L’utilité de ce système réside dans le fait : après amplification du courant induit, quelques turbines seulement de type (a) sont nécessaires pour fournir l’électricité aux moteurs des turbines de type (b) et maintenir ainsi le système en état de marche. Dés lors, en associant les inductances des turbines restantes, cette génératrice produira de l’électricité de manière continue et totalement autonome.
B-1-2) Conditions particulières d’exploitation de cette méthode :
En se référant aux lois et conventions internationales de protection de la propriété intellectuelle, je déclare par le présent document que je suis l’inventeur de la génératrice autonome de courant électrique, et je n’autorise l’exploitation de mon invention que pour le dessalement, l’acheminement de l’eau par voie de canalisations et l’irrigation des terres agricoles cultivées. Il appartiendra ensuite au peuple Algérien de décider sur l’extension de son utilisation vers d’autres domaines.
Toute disposition contraire à ce document et venant de quiconque sera nulle et de nul effet.
B-2) Accroissement des capacités physiques et psychiques des individus :
Cette partie est la plus volumineuse et la plus délicate, elle fera l’objet d’un document spécial.
C) Etude technique de réalisation du projet :
Dans le domaine de l’agriculture, ce projet est destiné à mettre en valeur de vastes territoires de
terres désertiques arides.
L’exposé complet de cette partie sera énoncé dans les prochains documents.
SGHUR MASSINISSA.
ENERGIE RENOUVELABLE Navigation à l’Energie des Vagues Un élément flottant, barque, navire, bateau naviguant sur un océan, une mer, un lac ou sur toute surface d’eau agitée par des vagues génère des oscillations de l’élément flottant (bateau), à une fréquence différente de celle des vagues. Cette différence de fréquence génère des variations substantielles et cycliques, entre le niveau émergé - submergé du bateau et de son inclinaison. Ces variations de niveau sont désagréables et contiennent une énergie cinétique, inépuisable, renouvelable et propre, non utilisée, jusqu’ici , en tant que moyen de propulsion (sauf pour les surfs) . Un dispositif de propulsion convertissant partiellement les oscillations multi–directionnelles (haut/bas , frictions , eau/bateau) en une poussée horizontale uni-directionnelle choisie, tout en atténuant ces oscillations et leurs désagréments. En pratique il s’agit de convertir une partie de l’énergie cinétique générée par les frottements , changements de niveau ,changements d’ inclinaison, changement des parties immergées/émergées d’un navire avec la surface de l’eau. Un dispositif semblable est utilisé dans l’aviation depuis un siècle et avec succès mais dans des applications opposées. Les avionneurs, la puissance développée par les moteurs, réacteurs poussent l’avion en avant, la disposition des ailes et la position des clapets, convertissent une partie de cette puissance en une poussée verticale. De même les planeurs convertissent - ils le courant d’ air ascendant et/ou la dé munition d’altitude en poussée horizontale. Ce dispositif est expérimenté et fonctionne parfaitement avec une maquette à échelle réduite et nous pouvons en faire la démonstration. Voir page dedessins.. Voir web sites .Clip vidéo sur demande
http://peswiki.com/index.php/Directory:Kneider_Waves_Energy_Propeller
Site: Navigations Energie des Vagues
Bonjour
Ne me croyez pas sur parole, Je vous demande de tester pour être convaincus de la véracite de la conception ci-dessous.
Pour ceux qui sont sceptiques à propos de l’énergie libre, je leurx demande de tester par eux même le générateur uni-polaire de Michael Faraday (Internet regorge d’informations sur ce sujet) , ils seront impressionés par les résultats obtenus. J’ai travaillé sur ce générateur dans le but de le rendre pratique et simple à réaliser par le simple citoyen. Le principe sur lequel j’ai travaillé est l’opposition de champs magnétique, à mon avis l’obtention de l’énergie gratuite dans les N-Machines est inhérente à la transformation des ondes scalaires (je rappel que nous biagnons dans un océan d’ondes scalaires qui existent depuis la nuit des temps, elles sont l’énergie du cosmos dont le propagateur est inconnu), l’éxistence de ces ondes est démontré scienbtifiquement par l’effet Aharonov-Bohm qui est un phénomène d’intérferences. Donc, le ponit le plus important sur lequel je veux insister est : un vortex magnétique agit sur les ondes scalaires en transformant celles-ci en ondes électromagnétiques (exploitables). Coment agit le vortex magnétique sur les ondes scalaires ? La réponse ets simple, comme l’intérférence expliqué dans l’effet Aharonov-Bohm, le vortex magnétique casse l’onde scalaire en deviant l’onde qui vient d’un sens opposé et laisse les ondes qui se précipitent sur le haut du vortex, c’est à dire qu’il laisse passer les ondes qui se précipitent à l’intérieure du vortex mais tout en déviant les ondes qui viennent du sens opposé.
Je prépare actuellement un document sur lequel je tenterai d’expliquer ce qui se passe au niveau atomique dans ce phénomène de vortex. Je tenterai également de présenter une nouvelle conception du générateur uni-polaire de Faraday et cela en remplaçant les circuits magnétiques par des solénoïdes.
Pour ceux qui s’intérrogent encore sur l’applicabilité des principes de la thérmodynamique, je pense que le principoe de la consertvation de l’énergie n’est pas violé dans les N-Machines, puisque des ondes scalaires sont transformées en ondes électromagnétiques pour générer un courant électrique, l’électricité n’est pas obtenue à pârtir de rien.Mais nous ne pouvons étudier en détail ce système car il est plus grand et nous même nous sommes dedant et nos sens ne peuvent le délimiter, c’es l’univers entier qui compose ce système qui est plein d’ondes scalaires.
En fin je demande aux expérimentateurs de s’intéresser de manière sérieuse au générateur uni-poliare de Faraday et de concenter leurs efforts pour remplcer les énergies fossiles avec une énergie propre et puissante.
@+




Poster un message