Brest ouVert

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Dites non au projet lors de l’enquête publique du 29 février au 30 mars 2012

Non au massacre annoncé de la Vallée du Restic

Un appel du Collectif pour la sauvegarde de la vallée du Restic

Le fort développement mal maîtrisé du traffic automobile conduit les collectivités territoriales, BMO et le Conseil général, à réaliser une liaison dite de "contournement du quartier nord de Brest-lambézellec" entre l’échangeur de Kergaradec (RD 112) et le rond point du Spernot (RD 205) en passant par la vallée du Restic.

Cette vallée représente une richesse pour Brest, car elle possède :

une valeur écologique  : la préservation de ce corridor ecologique est vitale car cet écosystème naturel abrite de nombreuses espèces animales et végétales protégées. Il s’organise autour d’un ruisseau et de zones humides intégrées au schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE Elorn). Le Restic, petit cours d’eau circulant au milieu d’un bocage harmonieux, alimentant le réservoir de Kerléguer, par la Penfeld, et Brest en eau potable.

une valeur socioculturelle  : offrir aux riverains un lieu de détente et de promenade dans un espace naturel en proximité immédiate de al ville est un défi qu’il faut relever en conservant pour al vallée du Restic son caractère authentique en liaison directe avec la vallée du Penfeld.

une valeur économique  : encourager le maintien de terres agricoles près de al ville favorise la restauration d’une agriculture raisonnée et des circuits commerciaux courts (typae AMAP) tout en préservant l’emploi généré.

Laissons à nos enfants et à ceux qui nous succèderont un cadre de vie préservé où il fera bon vivre, tout en conciliant urbanisme, protection de l’environnement, conservation du patrimoine, vie sociale et en minimisant l’usage de la voiture.

Par son projet, BMO vous propose le contraire : le massacre de al Vallée par la politique du tracto-pelle, du bétonnage et du goudronnage à outrance en faisant croire à la nécessité de créer une nouvelle voir pour alimenter le Spernot. En contournant le bourg de Lambé, cette nouvelle pénétrante nord de Brest fait figure en réalité de simple desserte locale en sortie de voir express :

l’étalement urbain qui en résultera confirmera l’absence de maitrise de nos décideurs et la menace pour tous les écosystèmes

l’inutilité d’un projet coûteux en pleine période de crise. la création de ce nouvel axe routier ne résout en rien le problème de circulation entre l’est et l’ouest. Il est simplement déplacé et nos serons rapidement confrontés aux mêmes symptômes, sans aucune alternative de transport, l’effet tram oublié.
Une vue à court terme : les contraintes de durabilité tant prônées par nos élus ne sont pas respectées dan le cadre de ce projet car d’autres solutions existent au travers du réaménagement de voies existantes

le verrouillage du projet a montré l’absence manifeste de concertation, le déni de la démocratie, le manque total de respect des habitants, des riverains et de tous les êtres vivants de la Vallée du Restic !

La ville n’est PAS un espace de domination...

DITES NON AU PROJET

Halte au massacre de la Vallée du Restic

Thèmes retenus :

  • Les déplacements (bassin brestois, impact tram,…) ;
  • Le risque financier dans le contexte de crise actuelle, des finances publiques et des priorités à définir et respecter ;
  • La démocratie bafouée tout au long de l’élaboration du projet, et le risque d’être confronté à une réalisation partielle et par étapes de travaux rentrant dans le cadre du projet pour s’entendre dire « on ne peut pas reculer » ;
  • Le problème de l’urbanisation et du cadre de vie enclenché par la réalisation de la voie ;
  • Le risque environnemental (destruction du poumon vert représenté par la vallée, artificialisation, …), thème crucial de notre démarche ;
  • Le problème de l’eau (bassins de rétention, collecte des eaux pluviales, pollution).

Un projet routier dépassé

• Projet couteux et mal venu dans le contexte de crise actuelle sur des deniers publics ;

• Attendre l’effet tram sur la circulation ;

• Etudier d’autres alternatives au projet passant par la vallée comme la RD67 ;

• Ce projet ne fait que déplacer les inconvénients liés à la circulation automobile, comme sur le boulevard de l’Europe, mais ne les règle pas car le problème n’est pas traité à la source ;

• Une ville de la taille de Brest doit être dotée d’une vraie voie de contournement (RD67) ;

• Les potentiels d’autres axes de circulation permettent de diluer le flux de circulation entre RD112-RD205 ;

• La circulation a été évaluée à 15 000 véhicules/jour en 2035 pour respecter administrativement les réglementations en matière d’impact environnemental (nuisances sonores, etc.) si on laisse faire ce projet en ne maîtrisant pas le développement anarchique de la circulation automobile, en 2035 ce sera 17 000 véhicules/jour (VL et PL) ou plus, générant encore plus de nuisances ;

• Des millions d’euros supplémentaires dépensés pour « l’espace naturel du Restic » pour faire passer des voitures .Quelle honte !

• Un surcoût extravagant pour créer « L’espace naturel de la vallée du Restic » dédié à la circulation automobile intense ;

• Le projet vise à alléger la circulation du boulevard de l’Europe et ne fera en réalité que de déplacer le problème pour les années à venir ; l’urbanisation à outrance et non maîtrisée garantit un impact important de cette nouvelle voie qui, si elle est réalisée, ne deviendra qu’une desserte locale supplémentaire ;

• Les objectifs du projet peuvent être atteints sans connexion supplémentaire avec la RD 112 et sans passage par la vallée du Restic ;

• Ce projet favorise le « tout voiture » alors que la voiture ne gagne plus de terrain malgré les villes qui s’étalent et en contradiction avec la politique de transport favorisant les déplacements doux et/ou collectifs (tram, bus, taxis, covoiturage,…) ;

Grenelle de l’environnement

• Le projet est en contradiction avec : l’Agenda 21 de Brest métropole océane et du CG 29, avec le Plan climat de BMO, le SCOT du pays de Brest ;

• Optimisation et amélioration des infrastructures routières existantes permettraient une économie substantielle des finances publiques ;

• Réchauffement climatique : le projet conduira à une augmentation de la consommation énergétique à terme et donc du coût lié à l’effet de serre (dossier DUP) ;

Un espace naturel sacrifié

• Artificialisation de l’espace : danger pour l’agriculture et la biodiversité ;

• Les risques ont été évalués uniquement pour déclarer qu’ils sont maîtrisés ; en réalité dans cette zone et au niveau ou sont menées des études, zones humides, zones protégées, zones non constructible, terrains agricoles seront comme le reste anéantis … ;

• Imperméabilisation de l’espace, tassement des zones par le travail réalisé par des engins de travaux publics lourds et polluants ;

• Augmentation de la pollution de l’eau du Restic par la circulation automobile ; le Restic c’est l’eau que nous buvons. Le respect du périmètre de protection autour des sources et la protection de la ressource en eau doit être un enjeu capital ;

• Protéger et garantir la qualité et l’alimentation en eau des Brestois (réserve de Kerléguer)

• Impact écologique trop fort, Vallée du Restic - Vallée Verte, deux avis négatif de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement de Bretagne) contre le tracé par la vallée du Restic ;

• Augmentation de la pollution lumineuse ayant des conséquences négatives sur la faune la flore sur notre sécurité, notre économie (gâchis, perte,…) ;

• Conservation intégrale de cet espace de proximité : la nature dans la ville accessible sans prendre sa voiture ;

• Remplacer un site naturel et protégé par une route départementale nuit gravement au développement humain ;

• Observer, comprendre et respecter la nature nous amène à mieux la protéger et à assurer la survie de toutes les espèces vivantes (être humain inclus) et l’avenir de nos enfants ;

• Toutes les créatures ont le droit d’exister et les êtres humains ont le devoir de les protéger ;

• L’homme ne peut et n’aura jamais le pouvoir sur la nature ;

• Faune : espèces protégées au niveau national et européen ;

• L’argument qu’une route valorise la nature est fallacieux, ce n’est qu’une artificialisation supplémentaire des sols et des espaces ;

• Grignotage des terres agricoles ;

• Destruction de la zone de production de la pépinière de la Vallée Verte (Production de proximité) ;

Manque de démocratie

• Défendons la démocratie : ce projet n’a pas été l’exemple même de concertation avec toutes les parties intéressées, la population a été divisée sur deux variantes pour mieux régner ;

• La politique globale (dont la protection de l’environnement) doit s’appliquer localement et individuellement par une vraie concertation avec tous les riverains ;

• Le déroulement de l’enquête publique sur un projet déjà élaboré et sans véritable concertation est trop tardif ;

Des riverains pénalisés

• La ville prendra forcément le dessus sur l’espace agricole avec des répercutions sur la production et donc l’emploi, sur les circuits courts de distribution ;

• Le prix pratiqué pour l’expropriation et le rachat du foncier montre un dénigrement complet des producteurs dans la vallée et des citoyens habitant sur le parcours de la future voie par la dévaluation de leur patrimoine ;

• La majorité des habitants ont élu domicile à proximité de la vallée et dans ce quartier pour la valeur que représente l’environnement : qualité de vie, proximité de la nature (d’un côté la ville de Brest, de l’autre la campagne), etc.
Cette réalisation dégradera au fil du temps l’image du Restic ;

• Protéger les riverains du boulevard de l’Europe ne légitime pas cette voie de contournement. A terme ce ne sera plus 100 familles impactées mais toutes résidences futures et à venir autour de cette future desserte locale par la vallée du Restic ;

Conclusion

Souvent pour nombre d’élus : l’enquête publique est uniquement faite pour entériner un projet dans le respect d’une procédure qui leur permet d’arriver à leur fin,

• Faisons en sorte que cette situation ne se reproduise pas pour ce projet
en apportant un témoignage défavorable à ce dossier !

Le Collectif pour la sauvegarde de la vallée du Restic

Enquête publique du 29 février au 30 mars 2012

aux heures d’ouverture habituelles dans les mairies de Brest-Lambézellec, de Gouesnou et à l’Hôtel communautaire de Brest Métropole océane

Permanences de la commission d’enquête

mercredi 29 février : de 9h à 12h à l’hôtel communautaire Coat ar Guéven, mairie de Gouesnou, mairie de Brest Lambézellec

mercredi 7 mars : de 9h à 12h à la mairie de Brest Lambézellec

samedi 10 mars : de 9h à 12h à la mairie de Gouesnou

jeudi 15 mars : de 9h à 12h et de 14h à 17h à la mairie de Brest Lambézellec
samedi 17 mars : de 9h à 12h à la mairie de Gouesnou

vendredi 23 mars : de 9h à 12h à la mairie de Gouesnou et de 14h à 17h à la mairie de Brest Lambézellec

samedi 24 mars : de 9h à 12h à la mairie de Brest Lambézellec

vendredi 30 mars : de 14h à 17h à l’hôtel communautaire Coat ar guéven, mairie de Gouesnou, mairie de Brest Lambézellec

On peut aussi envoyer ses observations
par écrit au président de la commission d’enquête (M. le Président de la commissiond’enquete, voie de liaison RD205-RD112, Hotel de la Communauté urbaine, 24, rue
Coat-ar-Gueven, BP92242, 2922.2Brest Cedex 2).

ou par a l’adresse électronique suivante :
enquete-liaison-nord@brest-metropole-oceane.fr

Posté le 29 février 2012
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