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Pesticides : quels effets sur la santé ?

PESTICIDES ET SANTE

Nous entendons souvent parler de PESTICIDES. Que sont ces produits qui se cachent derrière ce mot barbare ? Nous trouvons essentiellement 3 classes de produits :

- les INSECTICIDES

Ils sont faits pour tuer les insectes qui attaquent les plantes.

- les HERBICIDES

Ils sont utilisés pour tuer les herbes dites mauvaises

- les FONGICIDES

Ils combattent les maladies cryptogamiques ( les champignons) qui atteignent les plantes.

Tous ces produits sont faits pour tuer.

Ces produits étant fait pour tuer les insectes, mauvaises herbes, etc, ils sont donc toxiques et il serait naïf de croire qu’ils n’ont pas d’incidence sur les oiseaux, poissons, mammifères, et donc les humains.

Les hommes sont automatiquement atteints par les composants de ces produits chimiques très dangereux. Ces produits atteignent l’homme de 3 manières :

- inhalation (par la respiration)
- ingestion (par la digestion)
- contact avec la peau

Différentes molécules composent ces produits et atteignent notre organisme en y faisant de nombreux et différents dégâts irréversibles. Ces produits sont stockés dans nos graisses et s’accumulent.

De nombreux chercheurs et médecins constatent, depuis très longtemps, de nombreux problèmes sur la santé humaine.


LA DEUXIEME GENERATION


Les organes de reproduction sont touchés

Ces produits ont été abondamment utilisés dès les années 60 à 70. Ils ont atteint les personnes en âge de procréer à cette époque. Les problèmes touchent actuellement les enfants nés à cette époque, les jeunes femmes et hommes qui ont actuellement environ 30 ans. C’est eux qui sont touchés pour de très nombreuses raisons. Pendant qu’ils se formaient dans l’utérus de leur mère, ils ont subi durant cette période des problèmes d’évolution fœtale anormaux. L’organisme de leur mère a été contaminé par des produits chimiques de toutes sortes, faisant partie de leur environnement.

Un parallèle peut être établi avec les dégâts occasionné par le DISTILBENE, dont on parle beaucoup en ce moment. Ce médicament pris par les mères provoquent d’énorme dégâts sur leurs enfants, surtout sur les filles qui ont des malformations de l’appareil reproducteur.

Ces jeunes gens ont donc subi des dégâts dans leur organisme, au niveau de leur propre reproduction, des problèmes de spermatozoïdes. Soit ils en ont très peu ou pas du tout, soit ils sont souvent mal formés et donc incapable de reproduire.

Les jeunes femmes ont des problèmes de stérilité pour des causes de malformations de l’appareil reproducteur. Le recours à d’autres mode de fécondation est de plus en plus fréquent.

Lorsque ces jeunes gens arrivent à avoir des enfants, heureusement cela arrive encore, il arrive que leurs enfants aient des malformations qui peuvent se présenter sous de nombreuses formes.

Des problèmes d’asthmes, des atteintes neurologiques de toutes sortes, des allergies multiples surviennent.

Le professeur SULTAN, endocrinologue, publie de nombreuses études à ce sujet. Il a remarqué dans son service à l’hôpital de Montpellier, des nouveaux nés ayant de nombreuses malformations de leur appareil reproducteur, des enfants de sexe indéterminé etc..

Des pesticides jusque dans le lait maternel

Ces produits s’accumulent dans les graisses au cours des années. Imaginons une jeune maman désirant allaiter son enfant. Elle puise dans ses réserves de graisse , libère dans le lait les toxines accumulées dans son organisme durant des dizaines d’années, le bébé nourri au sein maternel, ingérera rapidement une grande quantité de ces substances. L’héritage chimique qu’il acquiert, proportionnellement à sa taille dépasse de loin celui de sa mère.

Des analyses ont permis de trouver des pesticides dans le lait maternel.

Lorsque le bébé naît, des analyses ont mis à jour des pesticides dans le méconium (premières selles du nouveau né). Le placenta opère comme une éponge. Il absorbe toute les substances qui passent ainsi directement au bébé.

Tous ces produits chimiques toxiques et mal utilisés soit dans les maisons, soit dans les jardins ou par les agriculteurs sont des substances cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques :
Celles ci peuvent donc provoquer des cancers, modifier les gènes dans l’organisme, ou attaquer l’appareil reproducteur.

Le Professeur BELPOMME, cancérologue a fait de très nombreuses observations au cours de sa carrière. Il nous met en garde très sévèrement contre les produits chimiques qui nous entourent. Le danger de ces produits est qu’ils ne se voient pas, n’ont souvent pas d’odeur et sont donc totalement insidieux. Mais nous en subissons les effets en permanence dans notre quotidien.

Leurs effets peuvent provoquer des cancers, de nombreuses autres pathologies et atteint et atteindra dans l’avenir l’homme dans ce qui a de plus important : la reproduction. Que ferons nous lorsque nous ne pourrons plus avoir d’enfant. Le problème d’infertilité se pose déjà dans de nombreux pays, et le phénomène est reconnu par tous les scientifiques, que ce soit au niveau des poissons, des oiseaux, des mammifères dont l’homme fait partie.

Les molécules de ces produits chimiques affaiblissent nos défenses immunitaires, ce qui entraîne une fragilité de nos organismes.

Lorsque des dauphins ou des baleines meurent sur une plage, on dira : leur radar n’a pas fonctionné, il y a eu la tempête et il se sont perdus. Les analyses faites sur l’animal prouvent qu’il est malade parce que son système immunitaire est affaibli. Il est donc beaucoup plus fragile face aux maladies. Le cas est identique pour l’homme.

Les progrès faits en médecine ne permettront pas à l’avenir, de soigner toutes ces nouvelles maladies qui apparaissent. Elles ne sont pas naturelles et ne découlent pas d’un processus connu.

Sans eau, toute de forme de vie est impossible

Tous ces produits chimiques polluent également nos eaux. Nappes phréatiques, cours d’eau, mer. Nos forages ne sont plus très sûrs. Lorsqu’une analyse d’eau est faite, la recherche en pesticides est pratiquement impossible. Le nombre de molécules existantes est énorme. L’ analyse est très difficile et très coûteuse. L’eau de nos puits est également polluée. En ce qui concerne l’eau de nos robinets, la recherche en pesticides est faite tous les 5 ans. Mais quelles molécules sont recherchées ? Ces analyses précises sont quasi impossibles.

Ces substances ont une incidence sur les poissons qui se raréfient. On peut toujours dire que les pêcheurs pêchent trop, établir des quotas. Le problème se situe également au niveau de la pollution qui perturbe la reproduction des poissons vivant dans tous ces milieux pollués.

Nos stations d’épurations sur lesquelles nous comptons pour nous rendre une eau propre, nous restituent de très nombreuses molécules toxiques qui sont rejetées en rivière ou en mer. Les stations ne peuvent pas tout nettoyer. Donc les eaux restituées en rivière ou en mer sont polluantes.

Le grand danger des pesticides est le mélange de molécules qui est fait. Nous ne connaissons pas les incidences et les conséquences de ces EFFETS COCKTAILS. Ils pourraient s’avérer être des bombes à retardement.


Nos habitudes de consommation, nos modes de production devront changer

Le problème des pesticides n’est pas prêt d’être réglé, loin s’en faut. Pour que les choses changent, il faut que nous, consommateurs, réfléchissions à nos actes, nos façons de concevoir l’utilisation des produits chimiques dans notre quotidien, maison et jardin. Il faut bien lire les étiquettes des produits que nous utilisons et éviter le plus possible les produits chimiques.

Les agriculteurs devront revoir leur mode de culture et envisager une culture de qualité plutôt qu’une agriculture productiviste qui les mène droit à la catastrophe, et nous fait subir des pollutions à la campagne, qui bientôt seront plus dangereuse que les pollutions des villes.

Nous devrions également changer notre mode alimentaire, éviter les fruits et légumes hyper traités (une pomme subit au cours de sa croissante au moins 20 pulvérisations de pesticides différents qui bien sûr s’accumulent dans le fruit). Les beaux et brillants légumes que vous trouvez sur les étals des magasins sont gonflés à bloc de produits toxiques divers. Une petite tache sur un fruit ou un légume ne nuira pas à son goût, bien au contraire. Il nous évitera bien des désagréments digestifs. Manger des produits sains nous préservera de nombreuses maladies.

Il faut redevenir des consommateurs adultes et responsables. Cela nous permettra une réflexion sur notre environnement. Pensons au jardin de nos grands parents. Ils avaient du bon sens, et leurs fruits et légumes étaient bons et sains.

Si nous ne remettons pas en cause nos habitudes de vies , tant pour l’alimentation que pour la consommation frénétique de produits de consommation engendrant des déchets qui encombrent nos poubelles, qui polluent nos vies, nos environnement, notre eau, notre air, bref qui nous pourrissent la vie lentement mais sûrement, nous courrons droit à la catastrophe, et ceci dans un avenir très proche.

Observons nos actes quotidiens : consommation abusive d’eau qui devient une rareté, que versons nous dans le réseau d’eau qui part à la dépollution ? Trions nous nos déchets ? Quelles sont nos habitudes de consommation ? etc, etc...
Tous ces actes non réfléchis engendrent déjà des coûts très élevés, et nous risquons , dans un avenir très proche de subir d’encore plus fortes conséquences financières . En réfléchissant à nos comportements , nous pourrons peut être réparer toutes les erreurs que nous avons commises ces 30 dernières années . Mais il y a urgence !

Le profit ne doit pas l’emporter sur la vie

Il est tout de même regrettable que tout ce qui tient de l’évolution normale de notre planète, tant en ce qui concerne les espèces végétales, animales , l’évolution de l’homme (et ceci depuis des millions d’années) puissent être détruis en un siècle de productivisme aveugle, de consommation débridée et anarchique, uniquement dans un souci de profit financier.

Que ferons nous d’un compte en banque bien rempli lorsque nous ne serons plus ? Les linceuls n’ont pas de poches.

A qui transmettrons nous notre patrimoine, notre connaissance, notre culture si nous ne pouvons plus avoir de descendants ?


Le 19 janvier 2005

Martine Le Scoul


Bibliographie :

L’Homme en voie de disparition Madame Théo COLBORN Terre Vivante

Ces maladies crées par l’homme Pr Dominique BELPOMME Albin Michel

Pesticides Le piège se referme François VEILLERETTE Terre Vivante

- à voir le site des filles du Distilbène
- à voir aussi un site sur l’historique du Distilbène

Posté le 12 février 2005 par le scoul martine
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