" Entre espoir et amertume " pour Roland Charlou, artisan-installateur en énergies renouvelables en Bretagne
Interview
Roland Charlou, a atteint la cinquantaine depuis peu, il habite dans le centre Bretagne, à Plounéour Menez. Il est installateur énergies renouvelables (on écrit « EnR »).
Pionnier des énergies renouvelables en Bretagne, il se définit comme militant écolo depuis 1971, vraiment actif dans le champ associatif, et professionnellement depuis environ 5 ans. Dans cet entretien, il nous livre son analyse, sans concessions, sur le développement des énergies renouvelables en Bretagne, notamment l’éolien. Il évoque le potentiel énorme du solaire mais surtout il rappelle qu’il existe un autre gisement potentiel très important : celui du négawatt.

« La production massive d’énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse , hydraulique..) ne pourra pas se faire sans une grande volonté politique »
Tu as connu les premiers pas des énergies renouvelables en Bretagne ?
Je faisais partie de l’équipe qui avait créé le CREPTAB, Centre de Recherches et d’Etudes pour les Energies Appropriées en Bretagne, il y a 25 ans à peu près. On était une petite équipe, on avait fait un centre de documentation, on bossait déjà beaucoup sur les énergies renouvelables, dont le solaire et le biogaz.
Bien plus tard, Avel Pen ar Bed a travaillé sur l’éolien. Le projet d’Avel Pen ar bed c’était de faire la promotion de projets éoliens en Bretagne, mais bien développés, en bon accord avec les tissus locaux, qu’ils soient sociaux, économiques, pour éviter que ne débarque du jour au lendemain un gros éolien purement industriel et plutôt étranger. L’objectif était bien d’essayer de développer un mouvement local de développement de l’éolien. L’objectif est partiellement réussi, très partiellement réussi ...
D’une part on n’a pas du tout été aidé par l’ADEME à l’époque (l’ingénieur EnR de l’époque n’était pas à la hauteur), Avel a bossé avec ses moyens mais n’a pas pu aller aussi vite, aussi fort qu’il aurait fallu face à la vitesse à laquelle le marché du gros éolien s’est développé dès qu’il y a eu la nouvelle tarification. C’est à travers Avel que j’ai rencontré le gros éolien auquel je ne connaissais pas grand’chose et que j’ai rencontré en particulier Frédéric Cordelle que j’ai un peu aidé à monter la première éolienne de puissance de Bretagne et dans un deuxième temps je l’ai suivi avec mes petits moyens avec ma propre machine.
Les anti éoliens n’ont pas tardé à se faire entendre ?
Ils sont marginaux ou presque, mais il y a 3-4 personnes à temps plein en Bretagne pour faire du lobby anti gros éolien. Cela suffit pour faire le tour du porte à porte chaque fois qu’il y a un projet pour y monter une petite association locale d’opposants.
A côté de ça nous quand je dis nous, l’ensemble des écolos, militants ou pas, on bouge pas on regarde faire. Si nous voulons contrer les opposants, eux, sont sur place avant que le projet ne soit réalisé.
Il y a quand même le schéma directeur éolien en Bretagne ?
Il y avait déjà les procédures de permis de construire, les schémas directeurs, nous allons les voir mais de toute façon, cela va être un élément de plus pour brider. Mais bon, ce n’est pas dramatique en soit, mais à mon avis, c’est significatif du problème.
Il y a trop peu de gens qui sont impliqués réellement dans les éoliennes de moyenne puissance en Bretagne, très, très peu, ce sont surtout des grosses compagnies qui ne sont pas particulièrement locales et peu de collectivités locales se sont réellement mouillées.
A côté de cela l’éolien peut représenter 15 à 20 % du paysage électrique, le paysage électrique, c’est 17-18 % du paysage énergétique, donc de toute façon, le potentiel du gros éolien a une place importante mais bien moins importante que d’autres sources d’énergie renouvelable. Il ne faut surtout pas que nous nous contentions de cela. Son potentiel est quand même relativement limitée et par rapport aux autres filières
Tu es plus favorable à des fermes éoliennes avec une grosse puissance qu’aux petites éoliennes individuelles ?
La petite éolienne individuelle est un fantasme que nous sommes très nombreux à avoir. Moi le premier puisque que cela fait plus de 25 ans que je pratique la « petite éolienne dans son jardin », simplement, si je peux me permettre, c’est une pichenette, c’est se faire plaisir individuellement mais ce n’est pas une position citoyenne. On ne peut pas imaginer que chaque famille ait sa petite éolienne. Ce serait insupportable en terme de bruit, en terme de visibilité mais d’autre part, cela coûte infiniment trop cher. Le kW installé, je l’appelle le nano-éolien coûte 3 à 4 fois plus cher que le kWdu gros éolien etde plus, il est 3 à 4 fois moins productif au kWheure annuel que le gros éolien. Par contre, au lieu que chacun mette une éolienne dans son jardin, si tous les gens d’un même quartier se mettent ensemble pour installer une éolienne de puissance en haut de leur colline, cela leur coûte moins et va produire plus de kWheure et tout le monde sera vraiment beaucoup plus content et ils auront été éco-citoyens.
Cette énergie là, c’est pour faire de l’électricité pour le réseau. Les usages en l’électricité de réseau, il y a les usages domestiques dont les abonnés individuels, il y a les abonnés industriels, les abonnés du tiers secteur, les collectivités etc... Et tout le monde est branché sur ce réseau. Il faut introduire dans ce réseau là le maximum possible d’électricité renouvelable. Il faut même arriver à terme qu’il n’y ait que de l’énergie renouvelable et cela nous pourrions tout à fait le faire.
Le nucléaire, en France a une grosse place dans le paysage électrique ?
Oui, 78 %...mais qui est une petite place dans le paysage énergétique. Cela représente 15 % du paysage énergétique français en gros, donc c’est assez peu.
Sachant que le rendement du nucléaire par rapport à l’éolien est nettement plus faible ?
Le rendement, c’est pas une chose simple. Tout dépend de ce dont l’on veut parler. Le rendement machine est mauvais pour le nucléaire (de l’ordre de 1/3), mais dans ce cas le rendement réseau vient aggraver les choses en amenant le tout à 10% ; Les électricités injectées dans le réseau de façon plus locales ne subissent pas cet effet. De plus dans le cas de l’éolien, il y a une meilleure adéquation temporelle avec la demande, comme aussi pour l ‘électricité solaire (courbes journalières de demande). En fait ce n’est pas le rendement énergétique en soit qui est important. C’est le même problème pour le nucléaire que pour le solaire. Nous nous offusquons qu’une centrale nucléaire ait un rendement qui soit entre 10 et 20 % global, mais le rendement d’un module photovoltaïque, le rendement énergétique, c’est à dire entre l’énergie disponible théorique et l’énergie réellement utilisable, nous sommes autour de 10 % à 15 %.
Donc du même ordre ?
Finalement, nous sommes du même ordre. Nous n’allons pas reprocher au nucléaire son rendement. Mais au lieu de faire des rejets d’eau chaude non valorisable puisque nous avons des puissances monstrueuses à un endroit où il n’y a pas besoin de chaleur et que l’on a les 2/3 qui partent en chaleur, en les mettant sur les réseaux de chaleur, ce serait plus intelligent. Si le nucléaire n’est pas dangereux on peut donc mettre les centrales tout près des grands centres urbains, ainsi, en utilisant la chaleur de refroidissement on ferait de la cogénération sur réseaux de chaleurs et on gagnerait donc beaucoup en rendement.
La production massive d’énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, hydraulique..) ne pourra pas se faire du jour au lendemain sans grandes volontés politiques et c’est loin d’être le cas mais il y a un potentiel qui reste énorme puisqu’en une journée, nous recevons nettement plus d’énergie sur la Terre que nous avons besoin toute l’année.
Il y a aussi la géothermie ?
La géothermie, c’est l’utilisation de la chaleur interne au globe terrestre que l’on peut capter à travers des phénomènes de filtration de roches pour aller chercher de l’eau chaude ! La vraie géothermie n’est pas celle que j’on appelle le solaro-nucléaire comme les pompes à chaleur enterrées dans les jardins. En fait, ce n’est rien d’autre que des frigos à pompes à chaleur qui n’osent pas dire leur nom. Mais c’est un produit EDF.
« Le potentiel du solaire est énorme, en terme de possibilité, c’est quelque chose d’extraordinaire. Nous pouvons vraiment produire des quantités d’énergie considérables »
Venons en à ton boulot ? Tu as créé une entreprise comme installateur de panneaux solaires, il y a 5 ans ?
En fait, j’ai initialement créé une SARL pour porter le projet d’une éolienne, parce qu’il n’était pas imaginable de se mettre comme installateur d’énergies renouvelables il y a 5-6 ans.
Entre temps est sorti le plan soleil et ses subventions qui ont lancé une dynamique de marché. C’est alors que j’ai décidé de faire le pas, de me mettre artisan, et de quitter mon ancien boulot, infirmier de secteur psychiatrique.
Le plan soleil grâce à Voynet, Radanne et à leur équipe, est un système qui a vraiment bien boosté le redémarrage du solaire thermique qui est quand même le gros du marché en termes d’installation , et aussi en termes de potentiel..
Avant tu avais suivi une formation ?
Oui, j’en ai profité pour effectivement mettre en perspective les connaissances que j’avais déjà, les ajuster et mieux connaître, à la fois me vérifier, connaître, me faire connaître un petit peu aussi dans tout un réseau et sortir un petit peu d’un cadre qui auparavant était purement associatif et militant.
Bien sur, il concerne tous les usages thermiques du solaire sur type de capteur plan, tout ce qui est chauffe-eau, chauffage solaire des maisons, chauffage des locaux même si ce ne sont pas des habitations et chauffage des piscines etc..., là-dessus nous savons déjà faire des choses rentables économiquement en solaire thermique.
C’est bien là la plus grosse partie de mon boulot. L’autre filière directe du solaire : la filière photovoltaïque, est très mal soutenue en France par les pouvoirs publics. Autant cela décolle à l’étranger, autant, moi et mes collègues, nous pensons que c’est foutu ici.
Dans la mesure où il n’y a pas de soutien de la collectivité et des pouvoirs publics sur ces filières là, ce n’est pas seulement une question de subvention où autre. En Allemagne, il n’y a pas de subvention. C’est un autre système. C’est un tarif d’achat du kilowattheure qui est valorisé à sa juste valeur.
Cela fonctionne comment un panneau solaire photovoltaique ?
En fait, tout simplement tout un chacun qui a un toit ou un local, un espace qui a une exposition favorable, qui, en même temps, souhaite produire de l’électricité renouvelable, fait une installation. Alors soit, il la consomme directement, soit il la consomme partiellement et vend son surplus au réseau ou soit il vend tout au réseau. Peu importe. Cela permet d’injecter dans le réseau une fraction d’électricité qui est purement solaire. Donc, cette fraction là est pour l’instant de l’ordre du presque plus du ridicule, nous sommes en France, et nous savons que son potentiel est énorme, en terme de possibilité, c’est quelque chose d’extraordinaire. Nous pouvons vraiment produire des quantités d’électricité.
Mais le solaire, c’est cher ? Combien cela coûte ?
c’est une question qui m’est souvent posée même si souvent nous tournons autour du pot. Je réponds assez facilement, en solaire thermique cela ne coûte rien sur dix ans. C’est à dire que nous allons retrouver nos billes avant moins de dix ans. Toujours, des fois infiniment moins. Pour un chauffage solaire pour l’eau des piscines, par exemple, nous voyons parfois des temps de retour sur investissement de l’ordre de deux à quatre ans.
Donc, ceux qui n’en mettent pas, les collectivités qui ont des piscines et qui ne mettent pas de solaire alors qu’elles peuvent avoir des temps de retour comme cela, sont des salauds et sont en abus de biens publics. Tout simplement. Ce sont des inconscients et des salauds. Nous pouvons le formuler honnêtement comme cela. Pour les pouvoirs publics.
Maintenant, pour les citoyens, dans tous les cas, c’est d’après le temps de retour tel que nous calculons et il est quand même fonction fortement du prix des énergies. Le pétrole augmentant, le retour sur investissement baisse très fortement, bien sûr. C’est beaucoup plus rentable. Mais, dans tous les cas, il est inférieur à dix ans, en sachant que la durée de vie des installations, je parle là des installations thermiques, la durée de vie est de au moins vingt ans. Les capteurs eux-mêmes sont garantis suivant les fabricants dix ans ou vingt ans. Toutes les enquêtes qui ont été faîtes, et cela me conforte, montrent qu’au bout de vingt ans, effectivement il peut y avoir des pannes, des pannes de régulation, de circulateur, mais sur une chaudière aussi, mais le gros de l’installation est toujours nickel.
Par ailleurs, les panneaux ne sont pas à changer systématiquement au bout de vingt ans. Cela arrive s’ils ont cassé à cause du gel parce que l’installation a été mal faite ou mal entretenue, c’est déjà arrivé. Cependant, cela ne devrait plus arriver désormais puisque, maintenant, il y a des cahiers des charges corrects. Même une réhabilitation lourde d’une installation qui a vingt ans, j’en ai fait plusieurs, est beaucoup moins chère qu’une installation complète neuve.
Le photovoltaïque, lui, a une durée de vie infiniment plus grande (plus de cinquante ans), un prix élevé, mais rend l’énergie consommée pour sa fabrication en 5 à 5 ans...
Donc, pour résumer le combien ça coûte, on peut dire : gratuit sur moins de dix ans pour le thermique, sur plus longtemps pour le PV, après il y a tout simplement le problème de l’accès au capital, à l’argent qu’il te faut mettre au départ.
C’est une caractéristique de toutes les énergies renouvelables, et sans doute ce qui explique la difficulté de développement des EnR dans des sociétés capitalistiques.
Mais il existe des subventions et des crédits d’impôts.
Qui sont de l’ordre de 40 % ?
De l’ordre de 50 %. On peut compter au final entre 3000 euros et 4000 euros environ pour un chauffe-eau solaire pour une maison individuelle. Chez nous en Bretagne, un chauffe-eau solaire familial avec un ballon d’au moins trois cents litres, c’est six mètres carrés de panneaux , dans le midi, c’est seulement quatre mètres carrés que nous mettrions
Après, si nous voulons faire une installation en système solaire combiné, c’est à dire chauffage et eau chaude sanitaire, avec cela nous sommes à peu près au même niveau de rentabilité mais avec une production plus élevée. Nous allons diviser par plus de deux l’ensemble du poste chauffage plus eau chaude sanitaire avec ce type d’installation chez nous. Nous divisons par deux le poste eau chaude sanitaire plus le chauffage. Facile, même ici en Bretagne !
Nous sommes, aujourd’hui, le 26 décembre. Tu vois, nous avons un temps à grêle et nous avons eu quelques heures de soleil aujourd’hui. Et pourtant le capteur a tourné sur un bon débit. Il a tourné à 40 degrés pendant plusieurs heures.
C’est une fausse idée que de dire que s’il n’y a pas de soleil, il n’y a pas de chauffage. En fait, nous faisons des bilans sur l’année. Nous faisons fait d’abord des simulations avec des modèles météo et ensuite nous avons fait des mesures qui ont été validées sur le terrain. Donc, prenons un exemple tout simple : celui d’une maison individuelle à Morlaix, une vieille maison en pierre, isolée soigneusement, c’est une longère de vingt mètres de long, sur cave non chauffée, cette maison là, équipé d’une instalallation solaire, ne consomme dans les postes thermiques, eau chaude sanitaire, chauffage et cuisine, que 300 kilogrammes de GPL par an, mais rappelle toi que je t’ai dit que l’on peut faire, que l’on fait dans les pays nordiques des maisons Zéro Energies, voire à énergie positive.
« Mais il y a aussi un autre gisement potentiel qui est énorme c’est celui du négawatt »
Tu peux expliquer, ce que c’est ?
Oui, il y a un travail énorme à faire mais il n’est pas aussi valorisant. Il est beaucoup plus ingrat et plus difficile à communiquer là dessus que sur le concept énergie renouvelable. Et pourtant l’énergie qui est la moins chère et qui pollue le moins, c’est celle que nous ne consommons pas, tout simplement. Le réfrigérateur que tu vois là, il consomme trois fois moins qu’un réfrigérateur de classe A.
En fait, je l’ai sur-isolé, vraiment sur-isolé. Tout simplement, il consomme trois fois moins. Or, c’est un vieux clou et il consomme trois fois moins mesuré réellement qu’un classe A, Et du coup en plus, il est moins bruyant. Il prend plus de place, or bien souvent l’habitat n’a pas été conçu pour laisser de la place pour cela.
Le gisement de réduction de consommation d’énergie à confort égal, est énorme. C’est quelque chose qui peut être beaucoup plus rapide comme changement que la production d’énergies renouvelables.
Oui, nous le savons déjà que réduire de 15 % les consommations en transport et / ou en chauffage sont des choses qui sont faciles à gagner. Ce n’est vraiment pas grand chose. Imagine que, en 3-4 ans, nous fassions un programme pour réduire réellement de 15 % dans ce que nous savons faire techniquement et qui ne coûte pas trop d’argent, nous réduisons de 15 % nos consommations de pétrole. Ce pétrole là, nous l’affectons à des centrales thermiques suffisaemment intelligentes, nous arrétons le nucléaire. Nous n’aurions pas baissé le CO2 de beaucoup, mais nous aurions arrêté le nucléaire. Nous pourrions le faire de manière intelligente. Evidemment, cela veut dire cogénération etc... Donc, nous pouvons aller infiniment plus loin. Les économies que nous pouvons cueillir facilement sont au moins de l’ordre de 40 %. dans le champ énergétique global.
Je prends un exemple. L’Ademe nous incite à réduire de 25 % le CO2 de la maison. En fait, nous pouvons aller nettement plus loin, puisqu’en fait, nous pouvons produire de d’eau chaude par source extérieure pour le sanitaire mais aussi pour la machine à laver ou pour le lave vaisselle si nous en possédons un. Donc, les réductions là de l’électricité sont vraiment importantes sur l’ensemble de la maison. Nous allons vraiment faire des effets qui vont être de l’ordre de 40 % sur l’ensemble énergétique. Je ne parle pas sur l’électricité uniquement.
C’est à dire que l’eau chaude sanitaire peut effectivement servir pour la machine à laver ou le lave vaisselle ?
Nous ne considérons pas ces consommations d’eau chaude comme des usages thermiques du bâtiment. Nous les prenons comme des consommations électro-ménagères et c’est très regrettable. Le plus grand gisement est bien d’abord une utilisation rationnelle de l’énergie. L’expression est d’origine belge. C’est URE - Utilisation Rationnelle de l’Energie. Nous n’avons pas voulu parler d’économies d’énergie car, dans les têtes, cela fait penser à se serrer la ceinture.
A ne pas confondre avec la MDE, la Maîtrise de la Demande d’Electricité. La Maîtrise de la Demande de l’Electricité , en fait c’est l’objectif pour EDF, de lisser la demande, puisqu’ils ont une offre de production qui, elle, est très lisse, avec sa base nucléaire, donc lisser la demande c’est éviter les pointes autant que c’est possible, mieux les gérer et comme cela avoir moins souvent à mettre des centrales thermiques en route et des choses comme cela.
La MDE est un concept, beaucoup de gens pensent que c’est la Maîtrise De l’Energie, non, c’est la Maîtrise de la Demande de l’Electricité, ne pas confondre avec l’Utilisation Rationnelle de l’Energie. L’électricité thermique est formidable pour un fer à friser, un fer à repasser ou pour un fer à souder. Faire de la chaleur pour ces fers là est quelque chose de parfaitement légitime, évidemment. Par contre, faire de la chaleur pour l’eau sanitaire pour ton bain avec de l’électricité est une hérésie. Et chauffer les bâtiments avec est une hérésie aussi (on ne devrait jamais dire « un chauffe eau électrique » ou « un chauffage électrique », mais un chauffe eau nucléaire ou un chauffage nucléaire).
On peut déjà agir sur l’ensemble des consommation dès la conception de la maison ?
Complétement. On sait faire aujourd’hui des maisons qui n’ont pas besoin d’apport de chaleur pour les chauffer. D’apport de chaleur externe pour les chauffer. Mais nous le faisons pas chez nous alors que nous devrions en toute logique dire que toutes les maisons aujourd’hui devraient être faites comme cela. On sait le faire avec des matériaux vertueux ou pas. La paille, les maisons en ossature bois et mur en paille sont particulièrement vertueuses parce que à la fois, effectivement, nous allons vers d’excellente sur-isolation des bâtiments mais en plus de cela, nous immobilisons du carbone contemporain pour plusieurs décades, donc bien faire un travail d’effet de puit de carbone. C’est entre autre pour cela que Voynet avait voulu forcer un peu la communication autour des maisons en ossature bois. Parce que c’est à la fois un gisement de carbone, c’est à dire que nous allons immobiliser du carbone contemporain, (l’effet puit de carbone) et en même temps, ce sont des maisons, qui pour être construites, ont demandé infiniment moins d’énergie pour la construction et la mise en œuvre (énergie grise).
Les choix énergétiques sont avant tout des choix « culturels » ?
Oui, nous pouvons le formuler comme cela. La machine, ce n’est pas de la nature, c’est de la culture, quelles que soient les machines. C’est bien la culture technologique d’aujourd’hui qui peut nous permettre de nous passer des énergies fossiles, chose que nous aurions plus difficilement faire il y a cents ans ou cent cinquante ans. Si, dès l’apparition du pétrole, nous avions fait tous les efforts pour s’en passer tout en ménageant la ressource, en utilisant cette manne pour développer le solaire direct et indirect (biomasse, vent hydraulique etc..) nous n’en serions pas là aujourd’hui. Nous n’aurions pas eu cette explosion d’effet de serre et nous aurions encore pour longtemps de pétrole devant nous.
Bonjour Roland,
Bien content d’avoir lu ton site intéressant.
J’habite en Ariege, suis à la recherche d’emploi et souhaite me diriger vers les energies nouvelles.
J’ai vu que toi, tu travaillais dans la psychiatrie et tu as changé de direction.
Moi, j’ai une petite formation en electricité du batiment.
Est-il possible de se mettre à travailler dans les energies nouvelles, penses-tu, existe-il des bonnes foramtions (pas trop long) ?
Voila, merci et bonne continuation.
jo.janssen@orange.fr
pour une maison neuve le prix pratique en installation photovoltaique raccordee au reseau est en moyenne de 1000 € le m2
sarl breizh multiservices toutes energies renouvelables pour des questions ou infos appelez gratuitement nos consillers au : 0800 500 899 1er salon des energies renouvelables à carhaix plouguer les 22 et 23 juin prochain hall expo de la pepinnere d’entreprise en partenariat avec l"ademe, alecob, edf, region de bretagne, tv breizh oned, tv breizh , RMN, le telegramme, ouest france,... entree gratuite de 10h à 20h
Site: Plaquette de présentation de ma formation
Site: chauffage d’appoint
Je fais partie des premiers opposants à l’éolien industriel de "trop grande proximité"....
Installer des machines de 125 à 140 m de haut à 300 m d’habitaions cela ne se fait pas même dans les pays qui les fabriquent. Expliquez nous pourquoi le brton après avoir accepté, l’élevage industriel et toutes ses contraites,devrait aussi accepter la ruée sur l’"OR EOLIEN dans le far OUEST....
Vous êtes vous renseignés auprès des riverains qui souffrent de problèmes de voisinages ?
Auquel cas je suis convaincu que vos convictions écologiques vous persuaderons du bien fondé de nos actions...
AVEL Pen Ar Bed et aujourd’hui qu’espace Eolien Développement sont à l’origine des nuisances de plusieurs centrales. mais comme vous le savez bien les"mauvais" conseilleurs ne sont jamis les payeurs.
Oui à un éolien indsutriel fait par des sociétés compétentes et non par des militants... Bien cordialement
Mr Le Borgne, vous n’êtes pas une contradiction près. Tantôt vous dénoncez l’horrible éolien industriel, aux mains des capitaux étrangers, tantôt vous plaidez pour son développement,comme vous le faîtes, aujourd’hui.
Il faudra accorder vos violons car on n’y comprend plus rien !
Une constante cependant chez vous : une attaque en règle contre les associatifs qui pourtant prônent un éolien de taille raisonnable, bien intégré, s’appuyant sur la population et l’associant.
Site: FRANCE EOLIENNES, produisez votre énergie !
Bonjour , j’ai le meme projet. j’habite dans la région PACA
Nous pouvons éevnetuellement échanger nos points de vue mon MAIL HIDALGOA@hotmail.fr


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