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Affichage libre et commerce rose : lettre à Monsieur le Maire

mercredi 16 mars 2005

On est bien obligé de constater qu’à Brest (comme dans beaucoup d’autres communes) les lois sur l’affichage libre (voir décret n° 82-220 du 25 février 1982 et la loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979), et l’arrêté municipal qui en découle ne sont pas respectés, comme il le faudrait.

Actuellement, à Brest, les panneaux réservés à l’affichage d’opinion et des associations sans but lucratif sont recouverts d’affiches commerciales vantant des messageries roses.

Ce n’est pas la première campagne d’affichage de ce type, mais il ne faut pas pour autant la subir sans rien dire.

Il n’ y aucune raison d’offrir gratuitement des espaces d’affichage et de faciliter ainsi ce commerce juteux autour de l’image sexuelle de la femme utilisée comme unique appât pour le client, qui, s’il appelle, se voit alors délesté d’un nombre conséquent d’euros (« animatrices » ou de simples automates d’appels avec pour but unique de prolonger l’appel).

Quand il ne s’agit pas de minitel rose, ces panneaux sont en quasi permanence recouverts par des sociétés privées qui collent les affiches pour des spectacles commerciaux.

Par ailleurs, certains panneaux sont mal situés, ils sont très peu présents en plein centre ville d’où ils ont été chassés.

Bref, l’affichage libre est tout bonnement insuffisant et confisqué.

Dès lors, que faire pour « afficher » ses idées, ses opinions, annoncer des manifestations ? Difficile donc de se faire entendre, quand on a ni moyens financiers, ni journaux, ni réelles possibilités d’expression...

Sans une large information locale, il n’y a pas de concertation ou de démocratie locale possible et un réseau d’affichage de proximité est nécessaire à l’expression d’une vie de quartier.

Un affichage citoyen régulé, étudié et au format calibré pourrait être développé et géré en concertation avec les associations locales et les Conseils de quartier. Il aurait l’avantage de réduire l’affichage sauvage qui dégrade les murs de nos quartiers...

Christian Bucher Porte parole des Verts du pays de Brest

©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info

Forum
17 mars 2005 Références réglementaires et juridiques

- décret n° 82-220 du 25 février 1982 portant application de la loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et préenseignes en ce qui concerne la surface minimale et les emplacements de l’affichage d’opinion et des associations sans but lucratif

Journal Officiel du 25 février 1982

- loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979 Relative à la publicité, aux enseignes et préenseignes.

Journal Officiel du 30 décembre 1979, page 3314.

Modifiée par la loi n° 85-729 du 18 juillet 1985 (JO 19 juillet 1985) et par la loi n° 95-101 du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement (JO 3 février 1995).

Source : Paysagesdefrance.free.fr

23 juin 2005 > Références réglementaires et juridiques

Bonjour,

Si comme vous dites ces espaces de pub libre sont pris par des sociétés privés faite une association ou un groupe pour faire valoir les droits concernant les emplacements de but non lucratifs. Ou vous envoyer plein de courrier pour faire valoir vos droits auprès de ces sociétés.

Le gros problême d’un emplacement de pub libre n’est jamais affiché très longtemps, car d’autres affiches se mettent par dessus. Donc je donne quelques des solutions c’est d’afficher dans les commerces qui ont déja des pubs (comme les bistros, associations ou office de tourismes) Ou de se faire un tee-shirt de votre action, comme un homme sandwiches par exemple...

Le pire c’est en sortant de Brest on voit des pancartes de pub pour hotels, garages .... qui poluent le paysage, jusqu’au cotes. Mais la ville de Brest a diminuer sensiblement les publicités, il faudrait qu’il continue cette action jusqu’au bout de leur démarche.

La chose qui me choque le plus c’est pourquoi on tolère les pubs sur les abris bus. Je comprend pas que vous voulez afficher des publicités en ville, soit elles sont efficaces donc dangereuse pour les automobilistes, ou soit elle sont pas efficaces donc sans intérêts.

Si les entreprises "Decaux"ou un confrere n’exister plus à brest , il y aurait plus de pub au centre ville, et les impôts locaux n’augmenterait pas plus, car actuellement ils ont augmenté alors que le service fournit ne s’est pas amélioré. Et surtout le paysage serait plus attractif.

Effectivement je suis allez au fond du problême, c’est pas la réponse que vous attendiez sur ce forum, mais c’est le point de vue que j’ai quand on me parle de publicité en ville.

Si vous supprimer mon message ou ne publiez pas mon message, dites les raisons. Sinon je serais que c’est un forum non démocratique.

Voila j’espère que vous avez compris le fond de mon message.

Bonne continuation.

Brest ouVert - http://www.brest-ouvert.net