Les enveloppes participatives de quartier à la Roche sur yon
Adjoint au maire de la Roche/Yon chargé des déplacements (vert)
La Roche sur Yon est une ville de 53 000 habitants au sein d’une communauté de communes composée de 15 communes, dont 14 rurales autour de la ville-préfecture..
La population de la communauté est de 83 000 h. au sein d’un syndicat de pays qui, lui , regroupe notre communauté de communes plus une autre communauté de communes : le syndicat YON et Vie, ce qui fait 23 communes soit 110 000 habitants environ.
Parlons un peu de DEMOCRATIE PARTICIPATIVE, la Roche sur Yon est souvent citée comme une ville où des initiatives de concertation ont été mises en place, qu’en penses-tu ?
C’est vrai qu’à l’initiative des élus PSU autogestionnaires de l’époque, c’est à dire des années 80, qui sont devenus écologistes autogestionnaires puis verts, la démocratie locale s’est mise en place.
Au départ il était prévu des commissions ouvertes en 1977 qui ont eu lieu puis qui ont été arrêtées, et puis on a mis en place ce qu’on appelle des enveloppes de quartier ; depuis 1983 à La Roche sur Yon, chaque quartier dispose d’une enveloppe financière à la disposition des habitants qui se réunissent avec un élu représentant pour discuter ensemble des priorités afin d’utiliser cette enveloppe, priorités qui peuvent être des aménagements : des bancs, des squares , des éclairages dans certains endroits, des passages piétons etc..
Cela existe depuis 1983.
Combien y a-t-il de conseils de quartiers ?
Il y avait 13 enveloppes de quartier, et là depuis la loi sur les conseils de quartier, 5 conseils de quartier sont en cours de mise en route courant septembre.
avant les conseils de quartier comment étaient gérées ces enveloppes ?
C’étaient des assemblées informelles qui se réunissaient 2 ou 3 fois par an dans les 13 quartiers pour discuter , voir quels étaient les besoins, Première réunion : quels étaient les besoins Deuxième réunion : présentation des chiffrages financiers faits par les services et choix des habitants, un élu anime la réunion
Et pour le choix ?
Par exemple il y a 160 000 frs dans l’enveloppe et dans les choix d’aménagement il y en a pour 500 000 francs, il faut réduire, les gens discutent entre eux et l’élu anime la réunion de façon à arriver aux 160 000 francs
plutôt par système de consensus que par un vote ?
çà peut aller jusqu’au vote parfois , mais c’est souvent le consensus.
votent les gens qui sont présents ?
Oui mais votent ceux qui étaient présents à la première réunion, pour éviter les problèmes de surbooking, ont le droit de vote à la deuxième réunion ceux qui participaient à la première, ce sont eux qui ont proposé, ce sont eux qui choisissent.
Quel bilan tirez-vous de cette gestion participative ?
Cela a beaucoup évolué. au débit, on ne traitait que des problèmes de "bords de trottoirs", sur la fin il y avait beaucoup moins de trottoirs à faire et les gens se posaient d’autres problématiques d’aménagement, notamment dans les groupes scolaires qui étaient ouverts à la population hors des heures scolaires, pendant les heures de récréation etc.
Beaucoup de demandes de cet ordre-là , des demandes environnementales, donc les conseils de quartier viennent à point pour prendre le relais.
Comment les habitants étaient-ils informés des propositions, des choix , parce que à une réunion vous avez peut-être 50 ou 100 personnes, un quartier c’est quand même
2 000 ou 3000 habitants ?
Il est clair qu’à ces réunions où il y a par quartier entre 120 et 150 personnes sur un quartier qui peut aller jusqu’à 5 ou 6000 personnes
C’est à dire en gros en gros un millier de participants sur une ville de 35 000 habitants ?
Sur 13 quartiers oui c’est çà environ 1200, 1300
à propos du passé, sur ce qui était en cours avant les conseils de quartier, un problème qu’on se pose souvent dans la participation, c’est l’absence des personnes les plus éloignées des lieux de discussion et de débats.
Est-ce que vous avez une démarche spécifique pour aller au-devant des personnes qui spontanément ne participent pas ?
Ce n’est pas facile, il n’y avait pas actuellement de démarche pour les enveloppes , mais pour les conseils de quartier il y a malgré tout une volonté d’essayer de faire en sorte que les conseils de quartiers dans l’organisation qui leur est recommandée, c’est à la fois formel et informel, il y ait des représentant de chaque secteur.
Par exemple pour un immeuble afin qu’il y ait un représentant par escalier par exemple, Il faut vraiment une volonté d’aller auprès des gens pour leur dire : « il va y avoir de la démocratie participative, venez y !’
Comment abordez-vous les conseils de quartier, tu dis déjà qu’il y en a un peu moins,
5 au lieu de 13, pourquoi ce découpage plus gros ?
Sûrement pour des raisons d’administration derrière on a des mairies annexes, il y a l’administration municipale qui doit fonctionner avec ces conseils de quartiers qui vont avoir des pouvoirs, il faut faire la jonction.
E en gros, un conseil de quartier est attaché à peu près à une mairie annexe ?
Oui, à une mairie centrale ou à une mairie annexe
Q- Donc une sorte d’équité sur le territoires ?
Nous essayons d’amener un maximum de représentants par territoire.
Là tout est à faire puisqu’il faut les créer ces choses là , donc on souhaite que ces conseils de quartier soient mis en place pour une durée limitée mais suffisamment longue, vraisemblablement deux ans de façon à ce qu’il y ait une pérennité entre les équipes qui vont se mettre en place pour animer ces conseils de quartiers et qu’il y ait une représentativité la plus large possible des habitants mais également des socio-professionnels et des commerçants qui peuvent être sur le quartier.
Est-ce que vous envisagez des collèges justement pour relier d’une part les élus et d’autre part les acteurs du quartier que vous citez et d’autre part les habitants
Ce n’est pas formalisé dans ce sens là ; çà a été évoqué dans les prémices et tous les conseils de mise en place mais il n’y a pas de règle formelle, on souhaite quand même que les conseils de quartier puissent vivre leur vie et se constituer en fonction un peu des quartiers aussi, il peut y avoir des différences
Du point de vue du suivi, est-ce que vous envisagez de mettre du personnel municipal spécifique dans les mairies ?
Tout à fait, dans chaque mairie annexe il y aura une personne dédiée au conseil de quartier et il y aura aussi des élus collectivement avec un animateur, par quartier un élu référent qui travaillera avec le conseil administratif mais en collégialité avec l’ensemble des élus qui habitent sur le quartier
La démarche est-elle pilotée par un élu , adjoint à la démocratie locale ?
R elle est pilotée par l’élu responsable de la proximité , de la sécurité et de la tranquillité publique
Qui s’appelle ?
Yannick Henri
Et maintenant quelles sont les prochaînes échéances ?
Septembre : première réunion des conseils de quartiers
merci et rendez-vous à Brest le 27 septembre pour en discuter merci


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