"Oui aux éoliennes " : un courrier de lecteur censuré par Le Télégramme de Brest
Il ne fait pas bon dire ce que l’on pense !
Le journal le Télégramme de Brest, dans son édition du samedi 30 avril, publie sur 2 pages une série d’articles avec des titres évocateurs : "Le supplice des pales" et "Eoliennes : vent de fronde"
Dans la suite d’un positionnement du journal sur ce dossier pris il y a plusieurs mois déjà, la parole est exclusivement donnée aux anti-éoliens.
A bas de la seconde page de l’encart pays de Brest où figure le dossier en question, les lecteurs sont invités à réagir. Assez scandalisé par le manque d’équilibre évident et l’absence totale de place pour ceux et celles qui voient dans l’éolien une solution d’avenir, je décidais de donner mon point de vue. Dès le lendemain, un journaliste de la rédaction m’appelait pour me signaler que ce texte avait fortement déplu et qu’en conséquence il ne serait pas publié.
Si ce n’est pas quelque part de la censure, cela y ressemble beaucoup !

Suivant en cela votre choix éditorial depuis quelques mois, le journal Le Télégramme, dans votre édition du samedi 30 avril 2005, fait, une nouvelle fois, la part belle à la poignée d’agitateurs anti-éoliens qui vont de site en site, pratiquant la désinformation plutôt que l’information. Hier, Plouarzel, Goulien, Plouyé, Beuzec-Cap Sizun et Dinéault, Cloître-Saint-Thégonnec, Plouguin, aujourd’hui c’est Ploumoguer.
Poussant au bout la logique de votre choix, la portion congrue réservée d’ordinaire dans vos colonnes, aux partisans de l’énergie éolienne (qui reste populaire pour la grande majorité, y compris dans notre région) devient cette fois-çi inexistante.
Certains, autour de moi, y voient une attitude complaisante vis-à-vis d’un lobby NIMBY (pas dans mon jardin !) qui en sert directement, après tout, un autre autrement plus puissant, celui du nucléaire. Une attitude qui s’expliquerait par une dépendance de la presse régionale vis-à-vis d’annonceurs de premier ordre, aux énormes moyens financiers (EDF, AREVA, CEA...). Ce n’est pas moins point de vue, mais il est vrai que je m’interroge sur ce traitement journalistique totalement disproportionné.
Où est le point de point de vue des riverains et élus locaux favorables à l’éolien (il y en a, nombreux), aux installateurs, aux bureaux d’études, aux associations de promotion de l’éolien ?
Après les atteintes aux paysages dénoncées par les anti-éoliens qui font l’impasse totale sur les 10000 milliers de pylônes de 50 à 74 mètres de haut des couloirs de lignes THT, les dizaines de milliers de pylônes des relais téléphoniques, les centaines de milliers de panneaux publicitaires, et autres silos et châteaux d’eau...), aujourd’hui c’est l’argument santé publique qui est mis en avant.
Sans aucun recul, le dossier publié reprend complaisamment toute l’argumentation bien rodée des associations anti-éoliennes sur les risques prétendus. Tous les points développés dans ce dossier sont présents sur les sites de ces associations où tout argument, même frelaté, est bon à prendre. Rien ne nous est épargné :
« Effet stroboscopique, champs électromagnétiques, infrasons des éoliennes provoquent épilepsie, insomnies, dépressions, ionisation de l’air, cancers, fausses couches, crises cardiaques... »
Un vrai film de terreur-fiction à l’Américaine !
Passons vite sur le titre « Le Danemark fait machine arrière » ; il ne correspond pas à la réalité, les danois n’aucune envie de faire demi-tour. Ils entendent bien rester les leaders mondiaux de la production d’éoliennes . L’exploitation de l’énergie éolienne au Danemark , qui couvrait, en juin 2004, 21,1% de la consommation électrique totale, représentera 25%, où est le coup d’arrêt ?
La diminution du nombre total d’éoliennes n’est aucunement liée à des problèmes de santé publique mais uniquement à des évolutions technologiques. La majorité de celles qui sont construites aujourd’hui sont deux fois plus légères qu’il y a cinq ans, leur production moyenne a quadruplé et leurs émissions sonores fortement réduites. Pour une production équivalente, une seule éolienne d’aujourd’hui remplace 4 éoliennes (ou largement plus) d’il y a quelques années.
Quels sont les éléments objectifs en notre possession ?
Il y a 50 000 éoliennes dans le monde, dont certaines en fonctionnement depuis plus de 20 ans. des centaines de milliers de personnes vivant dans un cadre comportant des parcs éoliens plus ou moins importants. Depuis tout ce temps, les autorités sanitaires de nombreux pays ne nous ont pas alertés.
Les éoliennes ne renferment aucun produit toxique ; elles n’émettent non plus aucune radioactivité ni de produisent de déchets dangereux. Les éoliennes ne rejettent pas non plus de gaz de combustion participant à l’effet de serre ou à la pollution atmosphérique. Les matériaux employés pour construire les éoliennes sont sans effet sur la santé. Ce sont des matériaux non toxiques et d’usage courant : acier pour les tours, fibres de verre pour les pales, cuivre pour les câbles électriques.
Le niveau sonore à 300 m d’une éolienne est de 45 dB (A), ce qui correspond au bruit à l’intérieur d’une maison calme. Là aussi ces niveaux sonores sont sans conséquence sur la santé.
La tension électrique est inférieure à 20 000 volts et les câbles d’évacuation de la production sont enterrés. Il s’agit de niveaux de tension particulièrement ordinaire : la France compte ainsi plus de 500 000 km de lignes à 20 000 volts...
On n’a pas constaté de conséquences négatives de l’effet stroboscopique. Ce phénomène correspond à l’ombre portée des pales. A l’augmentation de la taille des éoliennes, les vitesses de rotation diminuent et avec elles l’importance de cet effet. Les bris de pales ou les chutes d’éoliennes constatées sont extrêmement rares : une étude sur 10 ans au Danemark, portant sur un parc de près de 1 912 machines, a donné une probabilité de destruction de 0,00083 par an.
Arrêtons -nous un instant sur les fameux infrasons émis par les éoliennes (sons de très basse fréquence, inaudibles). Ces infrasons sont des phénomènes naturels que l’on retrouve partout où le vent souffle et heurte des obstacles durs (comme les bâtiments).
Les sources d’infrasons sont très variées. Elles sont d’origine naturelle (perturbations météorologiques, orages magnétiques, vents, houle océanique...), ou artificielles (explosions, avions supersoniques ...). Les ondes infrasonores sont des ondes dont les fréquences se situent au-dessous du domaine audible (<20 Hz), capables de se propager sur de grandes distances.
Les Infrasons font partie de notre environnement. de notre vie de tous les jours il faut savoir que voitures et avions émettent des infrasons, ainsi que les bus, les trains et les motos ou encore les « mixeurs » ménagers, les lave -vaisselle ou aux ordinateurs ou les systèmes de climatisation et bien d’autres encore ; tous sont susceptibles d’émettre des infrasons d’intensité nocive avec pour chaque mode de transport sa propre fréquence infra sonique acquise en fonction des frictions mécaniques et des résistances.
Quelle que soit la nature du parc, partout sur la planète,, il n’existe AUCUN rapport officiel d’étude sanitaire d’un pays équipé, signalant des problèmes spécifiquement liés aux infrasons émis par les machines. Une étude spécialement menée par l’Agence de l’Environnement Suédoise déclare : « Les niveaux des infrasons émis par les éoliennes sont si bas qu’ils n’entraînent aucune nuisance sur la santé ».
Objectif : la mort de l’éolien en France !
Les anti-éoliens locaux sont pétris de contradictions et jouent en permanence un double jeu : officiellement ils ne sont pas contre l’éolien, mais parallèlement aucun projet ne trouve grâce à leurs yeux. Officiellement, ils sont pour l’installation d’éoliennes dans les zones industrielles, je « vous fiche mon billet » que, si demain un tel projet voyait le jour sur le polder du port de commerce de Brest, ils rappliqueraient en vitesse pour monter un comité de riverains.
Oui, c’est bien la mort ou la vie de l’éolien qui est en jeu.
Le développement de l’éolien est de plus en plus encadré, schéma éolien de pays, charte départementale, schéma régional, 27 autorisations administratives, des années d’instruction ne serait-ce que pour installer une seule éolienne.
Malgré cela, les quelques gesticulations locales trouvent une oreille complaisante auprès de nos parlementaires élus, gauche et droite confondues, qui s’empressent de se faire « le relais d’inquiétudes locales ».
A l’Assemblée nationale et au Sénat, les critiques se multiplient contre cette source d’électricité. "Réelles nuisances tant sonores que paysagères", pour le député Christophe Priou (UMP, Loire-Atlantique) ; "gaspillage coûteux", pour Christian Bataille (PS, Nord) ; "multiplication anarchique" pour André Chassaigne (PCF, Puy-de-Dôme).
Tout récemment, les députés de la Commission des Affaires Économiques de l’Assemblée Nationale, Messieurs Serge Poignant (député UMP de Loire-Atlantique) ancien chercheur en résonance magnétique nucléaire, ex-cadre de FRAMATOME, Pierre Nicolas (député UMP de l’Eure) Patrick Ollier (UMP, Hauts-de-Seine) enthousiasmé « par la qualité du parc électro nucléaire français », se sont du coup sentis légitimés pour élaborer un amendement qui s’il devait être adopté en l’état, en deuxième lecture, mettrait fin à tout projet éolien nouveau en France.
Les écologistes de la première heure se souviennent que, par deux fois déjà, à la fin des années 1970 puis au milieu des années 1980, le décollage de l’éolien, pourtant soutenu par la population, a été brisé par des décisions politiques. Aujourd’hui encore le même scénario se met en place.
A l’heure où tous les indicateurs sont au rouge, où l’irréversibilité de la dégradation de l’état de la planète est proche, l’énergie éolienne, avec toute une panoplie d’autres solutions, sans oublier la réduction de nos besoins énergétiques, pouvait nous aider à faire face au terrifiant problème des gaz à effet de serre et à respecter les engagements du Protocole de Kyoto pris par la France, un tel renoncement apparaît quasiment « criminel » .
Christian Bucher
©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info
je suis victime de l’éffet stroboscopique du a une eolienne stuée a redon 35600 ,des videos sont visibles sur you tube sous le titre (ombre eolienne), je peut temoigne que ce phenomene est tres prejudiciable pour la santée
Pour éviter les rejets de la part des riverains, ne serait il pas préférable de développer l’eolien en plien mer ? Car je pense que globalement il y peu d’opposant réels mais juste des personnes qui ne veulent pas avoir au quotidien des problèmes de bruit.malgrès tous les arguments que vous avancés il y a toujours des riverains qui ont des éoliennes a proxilité qui se plaignent du Bruit. Vous pouvez parler d’égoîsme mais ne pas écouter ces personnes c’est égallement faire barrage à l’évolution de l’éolien.
bonjour je suis une élève de 1ere S option S.I. et nous avons choisis de faire notre tpe sur les éloiennes.
Si des personnes pourraient nous passer des plans ou des infos se serait sympa.
On aimerait aussi faire une maquette pour expliquer le fonctionnement mais nous ne savons pas trop comment nous y prendre car n’étant qu’en 1ere, on n’a pas beaucoup de conaissances. Merci d’avance
vousd pourriez vous adresser à Avel Pen ar bed (éoliennes en bretagne)
avel@infini.fr
www.apab.org
02 98 37 89 29
Monsieur, Avant d’affirmer n’importe quoi, veuillez vous renseigner davantage. Dire qu’une éolienne à 300 m des habitations ne produit que 45 dba est une totale aberration. Pour vivre à 300 m d’une éolienne et parler en toute connaissance de cause ( ce qui n’est pas votre cas manifestement), je peux affirmer que les 45 dba sont largement dépassés.
Monsieur,
c’est par le hasard d’un moteur de recherche que je lis votre réponse où vous exprimez votre exaspération...
Si les éoliennes qui sont situées à proximité de votre habitation vous causent un préjudice que vous jugez nuisible pour votre santé, c’est peut être que l’étude acoustique nécessaire à l’étude d’impact environnementale de ce parc éolien n’a pas été réalisée, ou pas convenablement. En effet, en tant que bureau d’études réalisant ce type d’étude nous sommes tenus de respecter un certain nombre de critères et surtout de lois : les émissions sonores des parcs éoliens sont soumises à la réglementation des bruits de voisinage (arrêté du 18 avril 1995) qui repose sur l’évaluation de l’émergence chez le voisin du bruit particulier.
L’infraction n’est pas constituée lorsque :
le bruit ambiant est inférieur à 30 db(A) chez le riverain considéré
pour un bruit ambiant supérieur à 30 db(A) chez le riverain, l’émergence du bruit perturbateur est inférieure aux valeurs suivantes :
* 5 db(A) pour la période de jour (7h-22h)
* 3 db(A) pour la période de nuit (22h-7h).
Les acousticiens vous apporteront de plus amples renseignements sur les définitions du bruit ambiant, du bruit résiduel, de lémergence.
En tout état de cause, votre maison, si elle est située à 300m d’une éolienne a du faire l’objet d’une opération de mesure acoustique et si cela n’a pas été fait, vous êtes certainement en droit de le demander.
Bob Hunter, membre fondateur de Greenpeace, s’est éteint à l’âge de 64 ans
LES COMBATTANTS DE L’ARC-EN-CIEL
En 1978, Hunter relata la naissance de Greenpeace dans un livre intitulé "Warriors of the Rainbow" ("Les Combattants de l’Arc-en-ciel"). Il en fit un récit époustouflant, qui attira une nouvelle génération de jeunes gens dans les rangs de l’organisation. En introduction il écrivait :
"Nous avons mené (...) une bataille inégale contre les constructeurs d’armes nucléaires américains et français ; contre les baleiniers russes, japonais et australiens ; contre les chasseurs de phoques norvégiens et canadiens ; contre les consortiums pétroliers multinationaux et les usines de pesticides ; contre les politiciens cyniques ; contre des travailleurs fâchés ; et, encore et encore, contre nous-mêmes. Les personnes impliquées étaient des hommes et des femmes, vieux et jeunes, pas tous courageux ou sages, qui se sont trouvés face à l’horreur écologique la plus totale de ce siècle (...)"
Bob Hunter a bien saisi cette opportunité de servir la Terre, et Greenpeace gardera toujours en elle l’esprit qu’il lui a insufflé.


Poster un message
Brest en Bretagne
