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Appel antinucléaire pour le NON au Traité de constitution européenne

vendredi 13 mai 2005

Cet appel a été écrit par Stéphane Lhomme, ex-porte parole du réseau Sortir du nucléaire et signé par plus 250 militants, dont 80 du réseau Sortir du nucléaire, des membres de la confédération paysanne dont José Bové, des alternatifs, des verts dont Francine Bavay vice-présidente du Conseil régional IDF, de la LCR et des citoyens.

Pour signer renvoyer un mail à antinuknontce@yahoo.fr avec nom prénom qualité et ville

Malgré les demandes répétées de nombreuses ONG, les rédacteurs du Traité de constitution européenne ont refusé de remettre en cause le traité Euratom qui finance massivement l’industrie nucléaire depuis les années 50 avec l’argent public européen, en particulier au détriment des énergies renouvelables.

Qui plus est, Euratom ne comporte aucune date limite de validité. De fait, en adoptant le Traité de constitution européenne, les citoyens européens laisseraient passer une chance unique d’abolir le traité Euratom. Celui-ci serait alors le seul traité à rester en vigueur aux côtés de la Constitution européenne. Ce serait la perpétuation de l’injustifiable parti-pris pronucléaire des institutions européennes.

Nous, signataires du présent texte, appelons les citoyens, en particulier ceux qui sont opposés à l’industrie nucléaire et ceux qui souhaitent le développement des énergies renouvelables, à en tirer les conséquences en votant pour le NON lors du référendum du 29 mai.

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Forum
24 mai 2005 Lettre ouverte d’Hélène FLAUTRE, députée européenne aux militants anti-nucléaires

Hélène FLAUTRE Présidente de la Sous Commission des Droits de l’Homme du Parlement Européen

Arras, le 19 Mai 2005

Lettre ouverte aux militants anti-nucléaires

Chers amis,

J’entends des craintes sur le fait que le TCE renforcerait la logique pro-nucléaire d’Euratom, que voter Oui au nouveau traité serait manquer une occasion de l’abroger, voire que cela affaiblirait les possibilités de sortir du nucléaire. Ces affirmations étant erronées, j’ai pensé nécessaire de vous apporter quelques précisions.

Tout d’abord, et c’est le fruit du travail des écologistes au sein de la Convention, le traité Euratom n’est pas annexé au TCE, alors que nombreux étaient ceux à vouloir l’y intégrer tel quel. Le protocole 36, « Protocole modifiant le traité instituant la communauté européenne de l’énergie atomique » fait effectivement partie de la Constitution mais cela ne fait pas pour autant d’Euratom une annexe du traité.

Euratom aura donc, si le TCE entre en vigueur, une existence juridiquement différenciée. Cette disposition qui peut apparaître anodine est tout à fait décisive. Cela signifie en effet que l’on pourra désormais discuter, modifier, abroger Euratom, sans avoir à toucher à la Constitution. Cela signifie également qu’un Etat membre peut sortir d’Euratom sans quitter l’Union européenne.

Autre implication juridique de taille : l’adhésion à l’Union européenne n’obligera plus à l’avenir de signer le traité Euratom. Aujourd’hui, tout pays candidat doit adhérer au traité Euratom pour devenir membre de l’Union européenne. Demain, avec le TCE, cela ne sera plus le cas : ce n’est pas rien !

La dynamique du traité établissant une Constitution pour l’Europe est donc plutôt en recul au niveau du nucléaire par rapport au traité antérieur puisqu’ Euratom n’y est pas intégré. Il nous donne également des moyens nouveaux pour lutter contre le nucléaire.

Le droit d’initiative citoyenne pourrait en effet s’appliquer au nucléaire, certes pas pour abroger Euratom puisqu’il n’est pas intégré à la Constitution, mais pour demander un système énergétique compatible avec ses objectifs - développement durable, haut niveau de protection de l’environnement, politique énergétique en accord avec la préservation et l’amélioration de l’environnement, haut niveau de protection de la santé. En effet, la politique énergétique est une compétence, partagée avec les Etats, de l’Union européenne. A ce titre, le droit d’initiative citoyenne peut être utilisé.

En tout état de cause, les Verts continueront à se mobiliser contre le nucléaire et pour l’abrogation du traité Euratom. Nous continuerons à demander la mise en place d’une Conférence Inter-Gouvernementale qui aurait pour unique objectif l’abolition de ce traité obsolète et l’intégration de ses éléments encore indispensables, comme celle relative à la non-prolifération de matières fissiles, dans la politique de l’Union. Ceci n’est faisable que si le traité Euratom reste un traité séparé de la Constitution.

A l’heure d’un choix décisif pour notre avenir le 29 Mai prochain, il est important d’avoir ces éléments à l’esprit.

Bien cordialement,

Hélène FLAUTRE - Députée Européenne Verte

13 mai 2005 lien pour activer l’adresse mail :
15 mai 2005 TONI NEGRI : “OUI, POUR FAIRE DISPARAITRE CETTE MERDE D’ETAT-NATION”

TONI NEGRI : “OUI, POUR FAIRE DISPARAITRE CETTE MERDE D’ETAT-NATION”

Propos recueillis par Vittorio de FILIPPIS et Christian LOSSON - Libération - 13/05/05 L’italien Toni Negri, 71 ans, est un penseur de la contestation du capitalisme et une figure de l’altermondialisme. Il a inspiré les “désobéissants” italiens lors des manifestations du G8 de Gênes et a notamment écrit Multitude avec l’Américain Michael Hardt, en 2004.

TONI NEGRI, FIGURE ALTERMONDIALISTE, APPELLE A APPROUVER LA CONSTITUTION : COMMENT UN CONTESTATAIRE RADICAL TEL QUE VOUS PEUT-IL APPELER A VOTER OUI ?

Parce que la Constitution est un moyen de combattre l’Empire, cette nouvelle société capitaliste mondialisée. L’Europe a la possibilité d’être un garde-fou contre la pensée unique de l’unilatéralisme économique : capitaliste, conservateur et réactionnaire. Mais l’Europe peut aussi s’ériger en contre-pouvoir contre l’unilatéralisme américain, sa domination impériale, sa croisade en Irak pour dominer le pétrole. Les Etats-Unis l’ont bien compris, qui, depuis les années 50, luttent comme des fous contre la construction européenne. Ils y voient un verrou à l’extension de leur pouvoir. De la même manière, ils s’opposent à l’émergence de la Chine ou à une alliance régionale en Amérique latine...

LES PROEUROPEENS DU NON REPROCHENT JUSTEMENT A LA CONSTITUTION DE NE PAS PORTER UN MODELE ASSEZ ALTERNATIF A CELUI DES ETATS-UNIS...

Je suis d’accord. Mais ils se trompent de rendez-vous. Ils mythifient une Constitution qui n’est qu’un passage. Elle fait du bien, et fera du bien tout de suite ! Car la vraie question c’est qui va réguler le marché mondial ? La résistance nationale n’est plus un rempart. Seule la poursuite de la construction européenne peut permettre de bâtir des alternatives globales pour ce que j’appelle les multitudes, les mouvements de résistance à l’Empire. Des changements qui délimitent un nouvel espace politique dans lequel cette merde d’Etat-nation va disparaître. La Constitution introduit une nouvelle étape vers plus de fédéralisme, même si elle n’est pas assez fédéraliste.

COMMENT UN POURFENDEUR DES MARCHES PEUT-IL APPUYER UN TEXTE QUI SANCTUARISE LE LIBERALISME ?

Ce n’est pas la question ! On sait que l’esprit de la Constitution a un fond de sauce libérale... Et alors ? Oui, elle est bourrée de défauts, de manques, mais elle introduit de nouveaux droits via la charte des droits fondamentaux. Il faut être pragmatique. C’est quoi être de gauche aujourd’hui ? Quelle alternative propose le non ? Il n’y a pas un seul projet de réorganisation sociale portée par les syndicats ou la société civile qui ait abouti à de réelles avancées depuis une génération... Que veulent-ils ? Une Constitution européenne ou une Constitution d’un modèle communiste ?

COMME D’AUTRES EX-REVOLUTIONNAIRES, VOUS ETES DEVENU “LIBERAL-REALISTE” ?

Je ne suis pas soudainement devenu un vieux con libéral. Je suis un révolutionnaire réaliste. Pourquoi la France est-elle aussi butée ? En Italie, en Allemagne ou en Espagne, même dans les milieux altermondialistes, mon message est audible. Ils ont bien compris l’enjeu du oui. En France, le débat est renversé. Je passe pour un obscur, mais ce sont les autres qui le sont. Moi, je suis clair : il faut être imbécile pour croire qu’on peut construire l’égalité à partir d’une Constitution. Si la France dit non alors qu’elle est le moteur de l’Europe avec l’Allemagne, elle passe à côté d’un cap historique.

VOUS REJOUEZ LE “OUI OU LE CHAOS” ?

C’est oui ou la politique du pire. C’est oui ou la disparition d’un nouvel espace de lutte contre l’hégémonisme de l’Empire. C’est oui ou abdiquer face aux néoconservateurs américains. On ne peut pas être anti-impérialiste, altermondialiste, et ne pas avoir conscience de ce rapport de force ! Le non détruit cet équilibre ; il détruit tout ; le danger sera énorme. Quel que soit le résultat, il y aura une crise. Si la Constitution est recalée, la crise sera européenne. On vivra le retour des déchirures familiales, en France, mais aussi entre la France et l’Allemagne. Si le oui l’emporte, il y a aura crise, inéluctablement. Mais celle-là sera internationale. Ce sera celle qui opposera deux modèles : l’européen et l’américain.

Propos recueillis par Vittorio de FILIPPIS et Christian LOSSON


 Worldwide Protest Against the War In Iraq

http://www.usgreens.org/movies/protest/

 The Green Party : The International Party of Peace

http://www.usgreens.org/movies/greens/


Site: TONI NEGRI : “OUI, POUR FAIRE DISPARAITRE CETTE MERDE D’ETAT-NATION”
NON=TRAITE DE NICE=LIBRE ECHANGISME ! - Répondre à ce message
17 mai 2005 Stéphane Lhomme, ex-porte parole du réseau ...Avec son NON au TCE

« Cet appel a été écrit par Stéphane Lhomme, ex-porte parole du réseau Sortir du nucléaire » : -D

Puisqu’il n’est plus le porte parole du réseau, on se lâche et je donne une petite info sur notre « leader » pas très écolo de la lutte anti-nucléaire ; en effet, savez-vous pourquoi Stéphane Lhomme a quitté Greenpeace ? Et bien tout simplement parce ce « grand écolo » considérait que pour lutter contre le nucléaire il fallait (à l’époque) non seulement empêcher les fermetures des centrales au Charbon mais exiger en plus, auprès d’EDF, la création de nouvelles centrales au charbon pour remplacer le nucléaire…( ???)

Lorsqu’on y pense (encore) aux discussions et divergences de l’époque il faut mieux en rigoler sinon on risque d’envoyer quelques baffes à certains marioles. Non ?

18 mai 2005 > Stéphane Lhomme, ex-porte parole du réseau ...Avec son NON au TCE
je me suis trompée en écrivant l’accroche de l’appel/ d’une part Stéphane Lhomme a écrit l’appel à titre personnel d’autre part il est toujours porte parole du réseau Sortir du nucléaire à titre informatif le 18 mai 2005 l’appel a recueilli 305 signatures dont une majorité de membres du réseau sortir du nucléaire et des Verts. Valérie Messager Verts pour le NON
18 mai 2005 Stéphane Lhomme : Verdi est fou

Je ne sais pas qui est ce Verdi qui invente des choses sur moi. En tout cas :

- je suis toujours porte-parole du Réseau (nous sommes d’ailleurs plusieurs)

- je ne suis pas "leader" : c’est le Réseau le leader !

- je n’ai jamais été à Greenpeace... que je n’ai donc jamais quitté !

- je n’ai jamais demandé de nouvelles centrales au charbon.

Soit Verdi confond, soit il est fou, soit il cherche à nuire...

Stéphane Lhomme

NB : je rappelle que je me prononce contre la Constitution A TITRE PERSONNEL (ce qui est bien mon droit) et que je n’engage ni le Réseau ni aucune autre organisation


Site: Appel antinucléaire au NON
Stéphane Lhomme - Répondre à ce message
18 mai 2005 MEA CULPA !

Confusion sur le nom de la personne ? Peut-être… De toute façon, je reconnais mon erreur et je prie Stéphane Lhomme de bien vouloir m’excuser pour cette énormité.

Les infos concernant l’appartenance à l’association écologiste citée ci-dessus ou « la solution du charbon (propre) comme alternative au nucléaire » imputée à tort au porte parole (et non pas de « l’ex » comme le précisait l’appel) du réseau proviennent de sources non-vérifiées ce qui est évidemment grave. Je n’ai pas d’excuses, c’est évidemment. Mea culpa !

Brest ouVert - http://www.brest-ouvert.net