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Tempêtes : un recul des constructions et des activités pour sécuriser les biens et les personnes

Communiqué de l’UADL-l’Union des Associations pour la Défense du Littoral

Les dégâts considérables causés sur nos côtes le week-end dernier par la houle, conjuguée aux forts coefficients de marée, ne doivent pas être vus comme un épiphénomène sans lendemain.

Il va falloir remettre en état les bâtiments et les installations, et la facture risque d’être lourde.
Mais il faut analyser la situation également.

Le niveau des mers s’est élevé en moyenne de 20 cm au cours du 20ème siècle. La connaissance actuelle des effets du changement climatique amène à prévoir 30 à 50 cm d’augmentation du niveau de la mer lié à la dilatation thermique auquel s’ajouteraient 50 cm du fait de la fonte des glaciers. Les submersions marines sont dues aux effets combinés de l’augmentation du niveau de la mer et des tempêtes qui provoquent des surcotes.

Comme les stocks de sédiments sont limités, la tendance est à l’érosion de la côte. Les îles sont particulièrement menacées par l’érosion. Sur les falaises de bord de mer, avec l’augmentation des précipitations, on peut craindre un plus fort ruissellement qui accentue les failles. La conséquence en serait l’effondrement des falaises, la disparition des sentiers côtiers et le recul des terrains littoraux.

Face au constat de la vulnérabilité de nos côtes, ne devons nous pas envisager le repli des activités vers des zones moins vulnérables au changement climatique.
Certaines routes de bord de mer sont en sursis et des propriétés sont fortement mena­cées.

Plutôt que de s’engager dans une lutte sans fin contre les impacts du changement climatique en utilisant des moyens techniques et technologiques lourds, n’est-il pas préférable de prendre en compte ces impacts dans l’aménagement du territoire et de s’y adapter  ?

Un recul des constructions et des activités doit être étudié par anticipation pour sécuriser les biens et les personnes.
Les fonds publics ne sont pas illimités, on le sait.

Enfin, la notion de risque n’est pas prise en compte dans la Loi Littoral, ne faut-il pas l’y introduire plutôt que de l’assouplir ? Le trait de côte, et avec lui la fameuse bande des 100 mètres inconstructible doivent être revus.

Pour l’UADL, le Président,
Jean-Pierre Bigorgne

06 89 10 16 75

Posté le 6 février 2014
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