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TCE : une étape dans le long chemin pour une autre Europe

A lire la constitution, nous n’y trouvons pas d’élan social et écologique rassembleur, mais le reflet d’une Europe majoritairement libérale.

Le chemin est long pour qu’une autre Europe, soucieuse de solidarité, de réduction des inégalités, qui s’attelle à consommer moins d’énergie, aider l’agriculture bio, partager les savoirs .. voit le jour.

Et pourtant nous voterons OUI à cette constitution parce que l’Europe est d’abord synonyme de PAIX dans un monde mis en danger par la toute puissance de l’empire américain et l’accaparement des richesses par les multinationales.

Partisans du fédéralisme, face à une directive Bockelstein élaborée en catimini par les gouvernements, nous sommes attachés au renforcement, même modeste, du parlement Européen.

Les Bretons savent aussi que l’Europe les aide dans leurs combats pour une eau pure, la sécurité maritime et la défense des langues et cultures régionales.

A côté de notre choix du OUI, majoritaire chez les verts, il faut aussi entendre les attentes pour plus de solidarité qui amènent d’autres choix. C’est le sens du débat européen que nous organisons à Brest le 20 mai.

Posté le 27 mai 2005 par Christian Bucher, Michel Briand
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  • Mai 2005
    22:08

    > TCE : une étape dans le long chemin pour une autre Europe

    Les partisans du Non instrumentalisent la peur jusqu’à la caricature

    RÉUNION PUBLIQUE DE BÈGLES

    Un meeting des Verts se tenait à Bègles, au complexe Langevin. A la tribune, Noël Mamère, le député maire, Clément Rossignol, le président des Verts Aquitaine, Marie-Christine Boutheau, élue verte de Cenon, (numéro deux derrière Gérard Onesta, le seul député européen Verts du grand sud-ouest) et Narcisse Kamayenwode, Président des Verts Bèglais.

    Clément Rossignol a tout d’abord rappelé que les Verts sont favorables à une Europe de type fédéral et que leur parti est un de ceux qui ont une véritable dimension européenne. Il a ensuite souligné toutes les avancées institutionnelles qu’autorisera le traité constitutionnel par rapport au Traité de Nice actuellement en vigueur : tout d’abord un pouvoir accru du parlement européen qui élira le président de la Commission, qui votera le budget de la PAC(l’équivalent de la moitié du budget européen). Puis une dimension démocratique élargie grâce à la pétition du million d’européens et au rendu public des délibérations du conseil des chefs d’Etats et de ministres européens (actuellement, ses délibérations sont tenues secrètes).

    Dès le début de son intervention, Noël Mamère a fait un premier constat : c’est la première fois en France depuis longtemps que le débat démocratique prend autant de relief et de vigueur. « Je m’efforce d’aller dans tous les milieux et partout, dans les bistrots, dans les familles, entre copains, je constate qu’on s’affronte, on s’entrechoque, on s’engueule. Mais, s’engueuler, n’est-ce pas un signe d’excellente santé de la démocratie ? ». Le député maire y voit aussi le signe d’exaspération d’un peuple face à une politique du gouvernement qui fragilise les plus pauvres et accentue la précarité. « Quel que soit le résultat, au soir du 29 mai, que le Oui ou le Non l’emporte, c’est un désenchantement inquiétant qu’on observe vis-à-vis d’un gouvernement qui n’a pas su tirer toutes les conclusions du 21 avril 2004 ». C’est pourquoi le Non apparaît comme un véritable maelstrom, surfant sur cette exaspération des Français, instrumentalisant la peur de l’élargissement, la peur d’un traité constitutionnel jusqu’à la caricature : que signifie cette mention du « droit à la vie » volontairement exploitée par les partisans du Non comme une atteinte possible du droit à l’avortement ? « C’est un mensonge démagogique que d’agiter une remise en cause d’un droit acquis en France depuis la loi Veil, c’est aussi une bien mauvaise connaissance du droit, affirme Noël Mamère. En France, l’embryon n’est pas considéré comme une personne. Le « droit à la vie » a été voulu par les Allemands en souvenir des expériences démoniaques menées par les nazis qui liquidaient les personnes handicapées ». Autre caricature, autre mensonge exploité par les partisans du Non de gauche et démasqué par Noël Mamère (« c’est le non de gauche qui m’intéresse, dit-il, et je le respecte car il faudra travailler avec ses partisans aux lendemains du 29 mai) : le mot laïcité ne figurerait pas une seule fois dans le traité constitutionnel ? « C’est un mot intraduisible dans certaines langues. Ce qui n’empêchent pas certains pays européens d’être plus « laïcs » que nous, d’avoir des positions plus radicales que les nôtres en matière de laïcité (ils ne donnent aucune subvention aux écoles confessionnelles privées). Ca peut sans doute nous faire réfléchir, nous qui évoquons à tout bout de champ la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat ». Puis le député maire est entré dans le détail du texte constitutionnel qui sur certains points ne va pas assez loin pour les Verts, fédéralistes, mais qui dans l’ensemble présente de « grandes avancées » : l’entrée en force du citoyen dans le contrôle démocratique des institutions européennes, le grignotage par le parlement de pouvoirs sur la Commission (il est doté en particulier d’un pouvoir de co-décision) et il a son mot à dire sur la PAC (50% du budget européen) : « savez-vous que c’est l’Europe qui aide le plus les pays du tiers-monde en matière agricole ? Je reviens du Mali où j’ai tourné un documentaire. Le Mali, c’est le pays de l’or blanc, le coton. Malheureusement sa production est menacée. Et ce sont les Etats-Unis qui le subventionnent, mais en imposant un coton OGM. L’Europe ne peut pas laisser le champ libre à ce genre de pratique, elle doit lutter, réformer la PAC, et le traité constitutionnel peut améliorer cette situation ». Puis Noël Mamère a abordé la partie du traité constitutionnel qui reprend les dispositions du traité de Nice : « LES VERTS ONT FIERS D’AVOIR VOTE CONTRE LE TRAITE DE NICE. CE N’EST PAS LE CAS DE MARIE-GEORGES BUFFET QUI S’EST ABSTENUE, NI DE LAURENT FABIUS QUI L’A VOTE DES DEUX PIEDS ET DES DEUX MAINS ... NOUS, LES VERTS, NOUS NE VOULONS PAS REVENIR AU TRAITE DE NICE ». Sur le Titre qui concerne les droits fondamentaux, Noël Mamère y voit une « référence sur laquelle tous les citoyens vont pouvoir s’appuyer devant la Cour de justice européenne pour défendre leurs droits bafoués ou non respectés ». Que dire aussi du droit d’initiative populaire et citoyenne ? Un droit que Noël Mamère avait inscrit dans son programme lorsqu’il s’est présenté à l’élection présidentielle. « Les partisans du Non critiquent cette constitution alors qu’elle contient des dispositions que nous n’avons même pas dans la nôtre. Or avec ce droit d’initiative la directive Bolkenstein pourrait être repoussée par un million de salariés. Le plombier polonais ne pourra pas venir travailler avec la protection sociale de son pays d’origine (sait-on seulement, dit Noël Mamère, que cette disposition s’applique cependant aux saisonniers qui viennent travailler chez nous ?). « Alors, dit-on, ce traité n’est pas assez social ? Oui, je le concède, poursuit-il, mais ce n’est pas à la constitution d’être sociale. Sachez que le Danemark, la Suède ont refusé que la Constitution soit trop explicite de peur que les compromis réduisent leurs acquis sociaux. C’est pourquoi, dès qu’il sera ratifié, nous demanderons un premier amendement à la constitution afin d’établir une harmonisation sociale avec les pays les plus avancés comme le Danemark ». « Sur l’environnement, il est vrai qu’il y a assez peu de choses dans le traité constitutionnel, mais l’Europe a déjà beaucoup fait pour l’environnement : la directive oiseaux, Natura 2000, les pots catalytiques, la séparation des eaux de pluie et d’assainissement, tout cela a été voulu par l’Europe qui a signé le protocole de Kyoto ! Comme l’Union possèdera la personnalité juridique avec le traité constitutionnel, elle sera aussi à même de poursuivre en justice des ressortissants pour criminalité écologique (dans le cadre de catastrophe comme le Prestige).

    http://www.noelmamere.org/article.php3?id_article=455

    http://lipietz.net/

    Voir en ligne : POUR UN OUI DE COMBAT CONTRE LE TRAITE DE NICE ET L’ULTRA-LIBERALISME

  • Mai 2005
    21:11

    > TCE : une étape dans le long chemin pour une autre Europe

    1 - Les syndicats européens s’inquiètent de la poussée du non en France
    LE MONDE | 24 Mai 2005 | Propos recueillis par Jean-Jacques Bozonnet |

    Les dirigeants des trois principales confédérations italiennes déclarent au "Monde" que l’Europe ne doit pas faire les frais des difficultés sociales de certains pays de l’Union. A l’adresse des Français, Guglielmo Epifani, de la CGIL, affirme : "Un non ouvrirait la voie à de nouveaux...
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-653243,0.html

    2 - Plus de 11 millions d’adhérents …pour le OUI en Italie
    LE MONDE | 25 Mai 2005 | 111 mots

    Les trois principales confédérations syndicales italiennes comptent 11,39 millions de membres, dont 5,79 millions d’actifs, le reste étant composé de retraités. CGIL. Guglielmo Epifani est secrétaire général de la Confédération générale italienne du travail.

    http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-902053,0.html

    3 - La majorité des confédérations européennes soutiennent le traité
    LE MONDE | 24 Mai 2005 | Rémi Barroux |
    La Confédération européenne des syndicats (CES) suit les débats sur la Constitution en France avec attention. La grande majorité des syndicats européens a décidé de soutenir le traité. En juillet 2004, la CES a approuvé le texte, tout en critiquant certains de ses aspects la troisième partie du...

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-653246,0.html

    Petit rappel : le PCF a voté contre l’entrée de l’Espagne, du Portugal, de la Grèce, etc.