Brest ouVert

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1e Communiqué sous forme de déclaration des élu-e-s EELV Brest

Nous nous réjouissons de commencer ce nouveau mandat municipal au sein d’une majorité reconduite par les électeurs, dans un contexte national où le scrutin a souvent été très difficile pour les listes de gauches. Cette réussite est bien entendu liée à la qualité du bilan du mandat précédent et de ceux qui y ont contribué, mais également au fait qu’à Brest, entre les composantes de la majorité, la nécessaire solidarité entre tous n’empêche pas l’indispensable liberté de chacun.

Toutefois, ce succès est entaché, à Brest comme ailleurs, par une abstention massive et un nombre particulièrement important de votes blancs. Il existe donc un nombre important de nos concitoyen-e-s qui ne se sont pas reconnus dans les choix qui leur étaient proposés, et qui, pour autant, ne se sont pas tournés massivement vers les démagogues, ni au premier tour ni au second.

Dès lors, nous est posée la question de savoir comment faire vivre la démocratie avec l’ensemble de la population ?

A Brest, comme aussi au Mans, par exemple, les équipes municipales élues, n’ont pas décidé la mise en place d’une police municipale ni de dispositifs de vidéosurveillance. Comment, à nous, brestoises et brestois pourrait-on faire croire que ce serait là une réponse aux violences que nous déplorons ? Le sujet a été longuement évoqué pendant la campagne, mais si l’on ne peut ni ne doit nier la réalité de certaines violences insupportables (agressions, braquages), il ne faut pas oublier que c’est presque toujours dans la sphère familiale qu’elles sont les plus fréquentes et les plus dramatiques ! Celles-là qui 1 jour sur 3, mettent une femme en terre, traumatisent les enfants qui en sont les victimes ou les témoins...

La réponse, les réponses sont ailleurs : éducation au respect, à la bienveillance, aide et soutien aux victimes , solidarité, éducation à l’égalité entre filles et garçons, entre les genres, les orientations sexuelles. Des défis plus difficiles à relever que de financer un service policier municipal !!!

Nous avons entendu durant cette campagne la promesse de la remontée des sous-marins nucléaires Baraccuda, afn que l’arsenal de Brest en assure la maintenance. Nous ne développerons pas ici notre opposition au nucléaire civil et militaire. Interrogeons nous plutôt sur cette proposition, au delà de la démagogie d’une promesse qui ne dépend nullement de la ville de Brest. C’est rendre notre ville encore plus dépendante de commandes de la Marine et de l’Etat.

Alors que l’avenir de note cité se trouve sur une Penfeld ouverte, ouverte à ses habitants, ouverte aux entreprises qui pourraient s’installer en fond de rivière, pour contribuer à densifier la ville et diminuer notre emprise du le foncier, nous ne pouvons pas maintenir l’illusion qu’une Brest de la Royale pourra de nouveau multiplier les emplois.

Pensons, au cours de ce mandat, à un développement économique, urbain. La déconstruction des navires, les Energies Marines Renouvelables, la recherche scientifique, ... voilà, parmi d’autres, des gisements d’emplois pour les années futures.

Notre démocratie représentative semble en fin de cycle.

Nous avons soutenu dans nos 7 quartiers des formes de participation des habitants comme le conseil consultatif, le projet éducatif local, la médiation numérique, les appels à projets les journaux... Continuons.

Nous devons expérimenter pour permettre aux plus précaires, aux plus éloignés de participer à la vie de la cité. Innovons.

Une des réponses, c’est d’agir et développer le partage et les échanges avec les habitants-es, les associations... Contribuons.

La coopération, la collaboration sont d’autres manières de faire émerger des actions solidaires, du lien social et de développer le territoire, bref, de l’accompagner avec les habitant-e-s dans sa transition.

Alors que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) vient de rendre son dernier rapport, dont le scénario le plus probable fait état d’une hausse des températures de +4°, nous en sommes encore à parler du temps qu’il fait, et pas du climat. Car c’est bien vers un changement d’ère climatique que nous allons, et c’est bien le moment de se poser la question : allons nous être un territoire subissant le changement, ou un territoire qui prendra ses responsabilités, pour limiter son impact sur le climat, et qui saura s’adapter parce qu’il l’aura anticipé ?

Une conférence se tenait le 2 avril sur ce thème, à l’initiative du regretté Jacques Weber, et la conclusion était : « Il s’agit donc de ne pas laisser « le pessimisme de la connaissance [empêcher] l’optimisme de la volonté (Gramsci), le changement passera par l’action, une action collective, locale qui pourra ensuite se propager au niveau global. »

Ce que nous pouvons faire : aller vers une collectivité zéro carbone, qui favorise la biodiversité, et limite l’artificialisation des sols. Nous pouvons être une collectivité qui rende l’écologie attractive : gain pour les habitants et les entreprises sur les factures énergétiques, gain de santé en limitant la pollution, attractivité du territoire par la pérennité d’un modèle pensé pour supporter le changement.

Les élu-e-s EELV au sein du nouveau conseil municipal de Brest : Ronan PICHON, Marif LOUSSOUARN, Pierre GUEZENNEC, Nathalie CHALINE, Julie LE GOIC.
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Posté le 6 avril 2014 par nathalie chaline
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