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Nitrates : la France à nouveau condamnée pour son laxisme

Communiqué de presse de Eaux et Rivières de Bretagne

La France est condamnée ce jour par la Cour Européenne de Justice pour n’avoir pas appliqué la directive sur la lutte contre la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole qu’elle a adoptée avec les autres pays européens, le 12 décembre 2001. Ce n’est hélas, ni une surprise, ni une première !

Cette nouvelle condamnation, après celle de 2001 pour le dépassement des seuils en nitrates des captages bretons, est le résultat direct de la faiblesse avec laquelle les gouvernements successifs ont conduit la lutte contre les pollutions diffuses agricoles.

L’abandon des captages (un millier sur le seul bassin Loire Bretagne en 20 ans), et l’extension des marées vertes sur une part croissante du littoral, constituent les signes les plus visibles de cette pollution qui coûte chaque année plus d’un milliard d’euros aux contribuables. Pour le vice-président d’Eau & Rivières de Bretagne, Dominique AVELANGE, « il est urgent de changer de braquet si nous voulons éviter de payer des amendes astronomiques » !

Pourtant, tous les outils réglementaires, financiers, techniques, existent qui permettent de soutenir et de développer une agriculture respectueuse de l’environnement. Des milliers d’exploitations en font déjà la démonstration ! « Il n’y a aucune fatalité à la pollution par les nitrates. C’est la volonté politique qui manque ! » s’insurge JF PIQUOT, porte parole, qui dénonce les récents reculs de la réglementation en matière d’élevages et la frilosité du ministre de l’agriculture dans le verdissement de la PAC. Eau & Rivières de Bretagne demande au gouvernement de mettre en oeuvre rapidement trois
mesures : taxer les engrais chimiques azotés, utiliser les aides de la politique agricolecommune (PAC) pour encourager les pratiques agricoles à basses fuites d’azote , renforcer et mieux contrôler la réglementation dans les zones vulnérables.

S’il devait y avoir des amendes, pour Eau & Rivières de Bretagne c’est au ministère de l’agriculture et à la FNSEA de les payer puisqu’ils sont les cogestionnaires de la politique agricole qui a nitraté nos rivières.


Contact :

Jean-François PIQUOT Porte parole 02 99 06 74 39
- Lire l’arrêt de la cour dès sa mise en ligne : http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/
- Consulter la chronologie du contentieux :http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?
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Posté le 4 septembre 2014
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