Parc marin d’Iroise : comment une société peut-elle avancer si ceux qui ont le pouvoir négligent les projets d’avenir ?
Un communiqué de l’Association Pour la Création du Parc National Marin

L’association Pour la Création du Parc National Marin d’Iroise tient à saluer Madame Geneviève Rousseau, récemment nommée directrice adjointe de la Mission Iroise. Face aux difficultés que rencontre le parc marin depuis presque quinze ans, nous lui souhaitons beaucoup de courage, et surtout beaucoup de cran. Parce que face à toutes sortes de lâchetés, notamment politiques, il va lui en falloir pour réussir !
Si tous les projets ont toujours des opposants (signe d’une démocratie qui fonctionne), le projet d’Iroise a surtout souffert d’individualisme, de sectarisme et d’immobilisme. Outre quelques plaisanciers nombrilistes et insensibles aux périls environnementaux, les scientifiques ne sont guère descendus de leur piédestal, les élus n’ont pour la plupart pas voulu mouiller leur chemise... Nous voilà bien. Il faudrait donc en premier lieu remercier nombre de personnalités politiques locales, dont les responsabilités sont très importantes dans un tel projet de société : tous ceux qui n’ont pas pris leurs responsabilités pour défendre l’intérêt général, alors qu’ils ont été élus au suffrage universel pour cela. Bravo, bravo. Pourtant, il ne s’agirait pas de jeter la pierre à l’ensemble de nos élus : Marie-Thérèse Callac, Patricia Adam ou encore Louis Caradec ont eu le courage de défendre le parc marin. Mais ont-ils vraiment compté face à l’immobilisme (ou pire...) de tant d’autres ? Comment une société peut-elle avancer si ceux qui ont le pouvoir ne restent sensibles qu’au profit immédiat et négligent les projets d’avenir ?
Alors c’est bien joli de rebaptiser la CUB « Brest Métropole Océane ». Et après, on fait quoi ?
Qui aura le courage de défendre efficacement la ressource halieutique aux côtés des pêcheurs professionnels ?
Qui soutiendra la recherche (le projet initial de Parc National Marin d’Iroise impliquait le développement d’un important pôle scientifique et industriel) ?
Qui s’intéressera un jour sincèrement aux problèmes environnementaux, autrement que pour faire chic et grappiller quelques voix ?
Qui va se battre pour que le siège de l’Agence Nationale en charge des parcs naturels marins français soit à Brest plutôt qu’à Paris ?
On parle maintenant d’un pôle de compétitivité sur la filière mer réunissant Brest et Toulon. Il s’agit de la même dynamique que la création du parc marin d’Iroise. Une dynamique constructive grâce à un projet permettant une gestion plus cohérente du secteur.
Non seulement le parc marin (parce qu’il a vocation a réunir l’ensemble des acteurs locaux) est une chance unique pour chacun de cohabiter en bonne et saine intelligence, tout en oeuvrant à la renommée mondiale du Finistère. Mais il est de surcroît le seul moyen de parer rapidement aux dégradations de notre environnement. Les Marseillais l’ont bien compris : ils défendent un projet de parc national périurbain pour protéger leurs calanques. Chez eux, il s’agit encore d’un label « parc national ». Nous leur souhaitons qu’ils ne connaissent pas la même dérive que chez nous, vers un projet qu’on a peu à peu vidé de sa substance.
Notre projet n’est plus qu’un projet à minima (c’est peut-être toujours mieux que rien...).
Encore merci aux politiques. Et merci aussi aux grandes associations de protection de l’environnement qui l’ont très vite jugé trop laxiste, risquant de « brader » le label parc national... C’est à pleurer : entre ceux (les opposants) qui refusent systématiquement tout effort en direction de l’environnement, et ceux (ces grandes associations) qui n’ont pas encore compris que le mieux est souvent l’ennemi du bien...
Merci beaucoup à Nicolas Hulot (entre autres figures médiatiques) qui est très fort pour aller défendre l’environnement à l’autre bout du monde avec son ami Jacques Chirac, mais qui botte en touche quand il est question de soutenir un projet concret sur nos côtes. Ne parlons pas des changements de ministres. Monsieur Lepeltier, par la discrétion de son action (euphémisme !!), aura causé bien des torts à l’environnement. Bon courage à Madame Ollain.
Quant à Ouessant qui rejette soit disant le parc marin... d’accord. Que la commune propose et finance un autre projet d’envergure pour assumer son développement économique et la nécessaire protection de l’environnement. C’est un peu facile d’attendre les subventions publiques rien que pour soi, sans envisager de faire des efforts pour tous. Les îliens sont comme tout le monde, ils ont des droits, mais aussi des devoirs. La mer n’appartient à personne, pas plus aux îliens qu’aux « terriens ». Madame Rousseau aura bien du mérite si elle parvient à préserver l’intérêt collectif. Pourra-t-elle compter sur les trois députés concernés pour défendre en septembre les amendements nécessaires ? Maintenant qu’elle est à la barre, elle va devoir redresser le cap. Espérons que nos élus aient un sursaut de conscience collective et l’y aident.
Contact :
Association Pour la Création du Parc National Marin d’Iroise, 6, rue Joseph Taniou, 29217 Le Conquet
soutien.parc.iroise@cegetel.net
©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info
Extrait du site internet du PS29
L’heure de vérité
“Voilà plus de 15 ans qu’on parle du Parc Marin d’Iroise et qu’on ne voit rien de concret venir. Maintenant, nous disons stop”.
Tel est en substance le message délivré à l’unanimité par le Conseil municipal d’Ouessant dans une délibération votée le 4 juin. "Il est temps de tirer les leçons de ce qui apparaît comme un échec", explique son maire. Pour Denis Palluel, le moment est venu de tourner la page et de se concentrer sur d’autres questions qui mettent en jeu l’avenir des îles finistériennes.
Ouessant, Sein et Molène sont en effet confrontées aux mêmes difficultés. Le prix des terrains est si élevé que les jeunes ne peuvent plus s’installer. "Heureusement que nous n’avons pas attendu la création du Parc marin pour nous pencher sur cette question", note le maire d’Ouessant. L’association des îles du Ponant travaille sur ce dossier depuis plusieurs années et les élus espèrent que la création de l’établissement foncier par la Région Bretagne pourra répondre aux attentes des îliens qui veulent vivre et travailler chez eux. "Mais", rétorque un bon connaisseur de la mer d’Iroise, "pour que des jeunes s’installent, encore faut-il qu’ils trouvent du travail sur les îles".
L’exceptionnelle richesse de cette mer doit également être préservée. Ouessant appartient au Parc naturel régional d’Armorique (PNRA). Et dans la délibération du Conseil municipal, les élus de l’île mettent en avant le rôle que peut jouer le parc d’Armorique, avant d’en créer un nouveau. "Pendant des années, l’état a défendu l’idée d’un parc national marin", explique Denis Palluel. En 2003, il s’est rendu compte que cet outil n’était pas pertinent pour la mer d’Iroise.
En effet, les parcs nationaux sont plus axés sur la préservation de l’environnement que sur le développement. "Or, dans le cadre des parcs naturels régionaux, et donc du PNRA qui existe déjà, il est possible de concilier les deux", considère-t-il, saluant le travail d’animation, de sensibilisation et de mise en valeur des sites effectué par le parc d’Armorique.
Pour le volet "préservation", il existe déjà de nombreux outils, comme la zone de biosphère pour les îlots de la mer d’Iroise ou Natura 2000. "Je sais que les Ouessantins sont très attachés au PNRA", rappelle Roger Mellouët qui est bien conscient des difficultés spécifiques des îles. A l’occasion de la révision de la charte du PNRA, "tous les territoires seront examinés", rappelle le président du Parc.
La délibération d’Ouessant reflète une opinion assez largement partagée. "Les discussions autour de ce projet ont pris des proportions trop importantes et ont pollué le climat dans les communes concernées", regrette Jacqueline Donval. La conseillère générale du canton de Pont-Croix estime qu’il convient d’utiliser toutes les structures destinées à préserver l’environnement avant d’en créer de nouvelles.
Didier Le Gac, maire de Lampaul-Plouarzel, partage aussi ce sentiment, même si, dans la commune qui fait face à Ouessant, les passions sont moins fortes que dans le cap Sizun. "Nous avons loupé le coche en 2002. Le projet qui était présenté à
l’époque était ambitieux". Aujourd’hui, "le jeu n’en vaut pas la chandelle. On peut craindre que la montagne accouche d’une souris et les élus ne veulent pas se battre et prendre des coups pour un projet qui évolue et change constamment".
Le vote du Conseil municipal d’Ouessant signifie-t-il l’enterrement du projet de parc marin ? "Nous n’avons pas cette prétention", précise Denis Palluel. D’ailleurs, un projet de loi portant sur la création de parcs naturels doit passer à l’Assemblée dans les mois qui viennent. Il s’agit sans doute de la dernière chance de créer un parc marin à la pointe du Finistère.
Mais pour cela, il est indispensable que chacun prenne enfin ses responsabilités. Or, le silence de la droite locale sur ce sujet est assourdissant. En particulier, de la part des trois députés UMP les plus directement concernés, Marguerite Lamour pour la côte Nord, Christian Ménard pour Ouessant et Hélène Tanguy pour le Cap Sizun.
La balle est aussi dans le camp du gouvernement. La nouvelle ministre de l’Environnement dit préparer un projet de loi. Mais la date de son examen devant l’Assemblée n’a pas encore été fixée... Il est temps que la concertation prenne fin et que les élus et les responsables associatifs puissent enfin se prononcer sur un texte. "Il faut tout de même rappeler que la grande majorité des professionnels sont favorables à la création d’un parc marin", insiste Patricia Adam. Pour la députée de Brest, "les opposants défendent des intérêts particuliers qui sont bien éloignés de l’intérêt général. Or, c’est l’avenir voire la survie des îles qui sont en jeu".
Il convient de concilier à la fois préservation de la faune et de la flore et développement économique des îles. "Le pôle de compétitivité mer que défend la Région vise exactement cet objectif", précise Patricia Adam.
Après 15 ans de discussions souvent rudes, l’heure de vérité pour le parc marin d’Iroise va-t-elle enfin sonner ? Compte tenu des nombreux rebondissements qu’a déjà connu ce dossier, nul ne peut le dire. Mais il est certain que le gouvernement n’a plus le droit à l’erreur. A lui de dire son choix.
Site: http://www.ps29.org/article/article...
Il est malheureux de constater que Mme Huelvan s’offre les tribunes qu’elle veut, mises à disposition généreusement, mais refuse systématiquement les tribunes publiques (ou demandes de rencontre) où elle a pu être invitée et dans lesquelles la contradiction aurait été possible....
Nicolas HULOT a, à mon sens, plutôt cerné les grands enjeux environnementaux. Nos responsabilités futures ne se cantonnent pas à la seule mer d’Iroise. Vouloir essayer de créer un "hâvre de paix" en laissant perdurer ailleurs des comportements absurdes ne rime à rien.
Joël Arvor
Nous ne pouvons raisonnablement admettre des propos tendant a classer Nicolas Hulot dans la médiocrité qui caractérise aux yeux de certains les opposants au projet PNMI .Lui reprocher son amitié Présidentielle relève d’une simplicité d’esprit qui ne grandit pas ceux qui colportent de telles paroles .
La démocratie, qui d’ailleurs vient de s’exprimer largement en France et (ailleurs) ne réserve pas la faveur du bon sens a ceux qui pensent "OUI" contre la majorité (quoi qu’on en dise) qui se sont exprimé pour le "NON".
Alors cesser d’insulter ceux qui pensent différemment à vous et respecter aussi nos élus "PRO ou CONTRE" le projet du PNMI qui contrairement à vos affirmations ne sont pas des "Laches" mais pour la plupart d’entre eux des acteurs responsables qui essaient de comprendre leurs administrés avec leur avis, convictions et analyses. Celles ci peuvent parfois être tronquées par de fausses informations issues de la "pensée unique".
Cesser de " pleurer" et soyons patients et nous verrons tous qu’un jour peut être sortira de ce projet un ensemble qui conviendra à tous, sans interdits sans répression sans idées réductrices vis à vis des usagers qui contrairement a de fausses affirmations sont prèt à admettre toutes actions visant au respect des trois valaurs directrices du "dévelloppement durable".
Enfin’ petite précision ! les références politiques ne se résument tout de même pas aux trois personnages qui sont cités ( les trois courageux mousquetaires) qui détiendraient la VERITE !!! à moins que le nombrilisme de BREST METROPOLE OCEANE n’ai occulté les élus du SUD dont les avis n’ont visiblement aucune forme d’importance ??
Gérard LOUARN
Cher Monsieur LOUARN
Il est inutile de se cacher derrière une kyriade de propos non fondés et de phrases toutes faites alors que votre seul souci est de savoir ce que vous avez personnelement à perdre.
Je crois savoir que Nicolas HULOT a bien plus fait avancer la plantète qu’un nommé LOUARN ne venant de nulle part et travaillant à la solde des socialo-communistes du Finistère.
Oui monsieur LOUARN le parc est une nécessité pourque des gens comme vous commence à respecter la nature. Quant on se veut porte parole, on doit porter la parole du peuple et des gens et surtout pas ses ambitions personnelles. Quand on veut défendre des intérêts généraux on utilise pas le peuple ni la politique, alors qu’au fond de vous même vous vous demandez simplement si vous pourrez continuer à tirer profit de l’absence d’un parc. Les bonnes choses ont toujopurs une fin et la fin est proche
VIVE LE PARC MARIN ET VIVE LE FINSITERE .
Quel dommage vraiment de voir que parmi les "gens biens" (les défenseurs du projet !)des personnes se cachent derrière des pseudos pour soi disant défendre (sans étayer le moindre argument valable !) le projet de parc....Rares sont d’ailleurs les personnes capables de le faire sans se prendre les pieds dans les contradictions et les incohérences...à commencer par le fait que la Rade de Brest (certes très (trop) peuplée,très (trop) militarisée,très (trop) "polluante"....)soit volontairement sortie du projet alors qu’elle constitue avec ses 3 bassins versants et ses zones de nurserie naturelle une pièce essentielle si les critères environnementaux et écologiques avaient été la préoccupation principale du projet


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