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Le Dette grecque : une question politique

Le rapport intermédiaire de la Commission sur la Vérité de la Dette grecque l’a mis en lumière : La dette grecque est illégale, illégitime, odieuse, insoutenable. Les créanciers, FMI, BCE, Commission européenne, sont clairement mis en cause. Pourtant, ils insistent pour que le règlement de cette dette, capital et intérêt, soit effectué sans barguigner.

Il pourrait y avoir accord, le gouvernement grec a accepté des concessions, mais il en faudrait toujours plus, notamment en rognant encore davantage sur les retraites. 78% de retraités grecs perçoivent une retraite inférieure à 1000€, et 44% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Faut-il donc encore pressurer ?

Il faut ponctionner le peuple grec pour rembourser les banques, et les institutions qui ont sauvé les banques mais regardent sans trouble un peuple s’enfoncer dans la misère ! Moins de 10 % des fonds accordés entre 2010 et 2012 ont été consacrés aux dépenses courantes du gouvernement. Le premier accord de prêt visait surtout à sauver les banques privées grecques et européennes !

Comment le PIB pourrait croître avec une population dont les revenus sont continuellement amoindris ? De sorte que la proportion de la dette par rapport au PIB ne peut qu’augmenter...

La Commission sur la Vérité de la Dette grecque le dit : La Grèce ne doit pas rembourser cette dette « parce que la dette issue des mesures de la Troïka constitue une violation caractérisée des droits humains fondamentaux des résidents de la Grèce. Ainsi nous sommes parvenus à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer cette dette, du fait de son caractère illégal, illégitime et odieux ».

Mais les Institutions, ex-Troïka, ne veulent rien entendre.

Économiquement, techniquement, il pourrait se trouver des solutions. Le blocage, la rupture n’est pas le fait du gouvernement grec, qui s’en tient au mandat pour lequel il a été élu : cela s’appelle la démocratie. Mais les eurocrates, on le sait depuis que le vote négatif du Traité Constitutionnel Européen a été considéré comme nul et non avenu, se moquent de la voix du peuple. Surtout lorsque cette voix est discordante. Lorsqu’un vote exprime le désir de changer cette politique d’austérité qui affaiblit les faibles et enrichit les riches.

Le blocage, la rupture sont en fait d’ordre politique. C’est le rejet de toute opinion publique qui refuse les diktats économiques prononcés par une minorité au nom de la finance.

Le référendum, c’est le retour de la démocratie au centre du débat.

Dire NON, c’est refuser l’austérité, c’est choisir la voie de la dignité !

Soutenir le peuple grec c’est lutter contre les politiques austéritaires, c’est sauver l’Europe du naufrage .

Contre l’austérité, pour la démocratie ! Non aux diktats de la finance ! Changeons l’Europe !

À Brest, soutenons le peuple grec !
Refusons l’Europe de l’austérité !

Le Collectif avec les grecs de Brest est soutenu par ATTAC, Solidaires, Parti de Gauche, Nouvelle Donne, Ensemble !, EELV, PCF (Contact : aveclesgrecs.brest@gmail.com). L’appel au rassemblement est aussi porté par l’UL CGT Brest.
Posté le 7 juillet 2015 par Christophe
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