Brest ouVert

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20h30 : Venue de Cécile Duflot Quimper

conf presse EELV BD

L’ancienne ministre de l’égalité des territoires et du logement et députée EELV sera Bretagne ce soir et demain matin avant de se rendre à Notre Dame des Landes en vue du référendum qui se déroulera en juin prochain.

cecile-duflot

Mardi 17 mai à Quimper

Rencontre-débat à 20h30, salle 1 des Halles Saint François (entrée rue Amiral de la Grandière). Entrée libre.

Contact : Françoise Dorval, porte-parole du groupe EELV Quimper-Kerne.

Port. 06 64 86 81 98.
Mercredi 18 mai en Pays bigouden

A l’issue de sa visite au Guilvinec, qui concernera la pêche, point presse à 11 h au Bar « les Brisants », 2 avenue du port, à Treffiagat (à coté du slipway).

Si vous pouvez vous joindre à nous, merci de nous confirmer votre venue

Contact : Dominique Jolfre et Janick Moriceau, porte-paroles du groupe EELV Pays bigouden.

Port. 06 07 69 54 28.

 

Dans la presse :
 Le Télégramme

 14 mai 2016 à 07h54 / Recueilli par Bruno Salaün /

Cécile Duflot. « Créer une plateforme à gauche »

La députée écologiste de Paris Cécile Duflot (EELV) animera, mardi, à 20h30, aux halles Saint-François, à Quimper, une réunion publique autour de l’avenir de l’écologie politique. Elle la voit portée par « une nouvelle plateforme de transformation à gauche ».

Vous figuriez parmi les 56 députés de gauche favorables au dépôt d’une motion de censure. En vain. Quel sens politique y donniez-vous ?

Des députés de gauche de tous les groupes de la majorité de 2012 ont signé ce texte. Ça veut dire qu’il y a la volonté de mettre un coup d’arrêt à cette méthode autoritaire du gouvernement, qui n’est pas en phase avec les engagements pris en 2012. Ce 49-3, alors que nous aurions dû aller au bout du débat parlementaire, est significatif de l’état de faiblesse du gouvernement. Quand on associe faiblesse et passage en force, on fait une faute à l’égard de la démocratie et du sens de l’engagement politique. Cette tentative de motion, c’est aussi un pas supplémentaire pour dire que quelque chose entre nous est possible.

Avec d’autres composantes de la gauche ?
Oui, nous pouvons faire exister un projet. Je crois que ça se fera autour d’une colonne vertébrale qui apportera des solutions à la crise écologique et aux inégalités sociales. On ne peut pas se replier sur une espèce de cercle de la raison libérale et fade qui ne propose plus rien face aux grands défis auxquels nous devons faire face. Nous voulons travailler à redonner envie de politique à celles et ceux qui nous ont fait confiance en 2012 et qui, élection après élection, ont montré leur défiance à l’égard de la politique menée par le gouvernement.

Dans les années 2008-2009, Europe-Écologie les Verts avait connu une vague porteuse. Le soufflet est largement retombé. Le parti a connu des défections depuis 2015, il est fragilisé. Vous semble-t-il en situation de porter les valeurs de l’écologie politique ?

D’abord, le parti écologiste n’a jamais été le seul à les porter. Cette aspiration à un développement durable a heureusement traversé la société civile, les associations et ONG sur des sujets locaux et planétaires. Ensuite, EELV a vécu les mêmes difficultés que les autres partis dans l’exercice de cette majorité. Les renoncements au programme issu de l’accord de 2012 ont fracassé toutes les formations.

Quels ont été les principaux renoncements selon vous ?
Une erreur au niveau européen avec la ratification du pacte budgétaire (2013) et, en France, le rendez-vous raté de l’écologie. Voir piétiner la loi de transition énergétique, que j’ai votée, n’est pas une partie de plaisir. Voir qu’en France, en 2015, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté (Eurostat), c’est une déception majeure. Ce gouvernement n’a pas été, dans les actes, celui du sursaut écologique. Il a même été parfois à rebours car ses engagements sur le nucléaire, par exemple, ne seront pas tenus. Il faut absolument que l’on prenne ce grand virage vers l’écologie dont nous avons besoin.

Sentez-vous EELV vraiment en ordre de marche pour favoriser l’émergence de cette nouvelle plateforme à gauche ?
Mon avenir de femme politique ne se situe pas dans les contours actuels. Cette plateforme de transformation, je ne l’envisage pas dans un cartel de partis politiques tels qu’ils existent aujourd’hui. L’idée, c’est de construire un projet politique pour l’ensemble de la société, pris en main par tous les acteurs de la société, pas seulement les élus.

Vous semble-t-il pragmatique ou utopique d’envisager cette plateforme en vue des élections 2017 ?
Il nous faut entreprendre. La question de l’issue passe après la question de l’énergie que l’on y met pour que cela aboutisse.

Cela passe-t-il, pour vous, par une candidature à l’élection présidentielle ?
C’est possible, mais le sujet, ce sont les dix ans qui viennent, le virage politique à donner à la France et à l’Europe.



> En complément

« Il faut que la honte change de camp »

 

Vous avez été secrétaire nationale des Verts, puis d’Europe Écologie-Les Verts de 2006 à 2012. Aviez-vous, d’une manière ou d’une autre, été saisie par des militantes, des cadres du parti, de problèmes de harcèlement sexuel tels que reprochés à Denis Baupin ?
Oui, j’avais à la fois des bruits, des choses indirectes et puis des éléments plus clairs, mais souvent très tardivement et souvent de la part de femmes qui ne voulaient pas en parler publiquement.

Quels conseils leur aviez-vous donné ?
De porter plainte, comme je le dirai à toutes les femmes. Ce qui nous arrive, c’est un vrai drame pour nous, mais c’est surtout symbolique de ce qui se passe partout dans la société. Il faut que la parole des femmes se libère.

Quelles leçons en tirer ?
Il faut respecter la parole de ces femmes, il faut qu’elles se sentent plus en confiance parce que l’une des raisons majeures pour lesquelles elles ne disent pas ce qu’elles vivent, ce sont les conséquences des révélations de ce qu’elles vivent. C’est ce qu’a très bien montré une étude de l’Ifop commandée par le défenseur des droits. Il faut que la honte change de camp. Il faut aussi trouver des dispositifs adaptés, comme l’initiative de la Fondation des femmes qui a ouvert une hotline juridique, certes éphémère, pour que les femmes politiques victimes de violences sexuelles osent franchir le pas.
© Le Télégramme
http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/cecile-duflot-eelv-mardi-a-quimper-creer-une-plateforme-a-gauche-14-05-2016-11067402.php#Jl4cI6prHaZWVPtX.99

Ouest-france

Un débat avec Cécile Duflot, mardi

  • Cécile Duflot.
    Cécile Duflot. | DR

Cécile Duflot, députée Europe Écologie – Les Verts, est en déplacement dans le Finistère, la semaine prochaine. Elle animera un débat à Quimper, mardi 17 mai. Au programme des thèmes abordés : écologie politique et travail de députée. La rencontre a lieu à 20 h 30, salle 1, halles Saint-François. Entrée libre.

Mardi 17 mai, débat avec Cécile Duflot, à 20 h 30, salle 1, aux halles Saint-François.

Posté le 17 mai 2016 par Maëtte Lannuzel
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