L’avenir incertain des collectifs pour un Non de gauche
En attachement se trouve le document complet que j’ai soumis aux Collectifs pour un Non de gauche du Finistère dans le cadre du débat sur la réorganisation nécessaire, après l’évènement que fut le référendum. Croyez le ou pas, je ne dispose pas des moyens de le diffuser nationalement aux sympathisants, car le site national est bloqué.
Mon argumentation repose essentiellement sur les quelques points suivants :
La "direction nationale", donc en fait la Fondation Copernic, ne remet pas en cause son mandat, ne permet aucun contrôle démocratique sur son rôle, ce qui est source de problèmes à venir car elle entend influer en notre nom sur les prochaines élections.
Il n’existe aucun critère de validité des collectifs, ce qui rendra à terme la coopération impossible entre des groupes locaux ayant évolué de manières très différentes, jusqu’à ne plus avoir les mêmes buts.
Sur l’avenir du mouvement altereuropéen, j’émets les propositions suivantes :
Il faut distinguer avec une certaine rigueur ce qui est altereuropéen de ce qui est antieuropéen, ce qui pourra constituer le premier critère de qualité pour agréer un groupe local.
Il faut éviter de cultiver dans nos descriptions de la société un anachronisme pseudo-marxiste, car, s’il est vrai que nous régressons vers des conditions du 19ème siècle et qu’il est nécessaire de le démontrer, il reste tout aussi nécessaire de ne pas perdre de vue la spécificité de notre époque, notamment la responsabilité du consumérisme populaire.
Il est préférable de ménager la place des citoyens critiques (genre Attac) ne souhaitant pas être récupérés, en renonçant tout de suite à un soutien des collectifs aux prochaines élections.
Enfin, autant nous avons été brillants pendant la campagne, autant notre faiblesse actuelle doit être reconnue, et il apparaît essentiel pour la cause d’une Europe sociale et pacifiste de laisser se développer en dehors de nous d’autres formes de militance et d’autres formations thématiques, de ne pas fermer les frontières et de laisser le débat respirer.



Poster un message
Brest en Bretagne
