Parc marin : Chausey, qui n’en a pas voulu, paye aujourd’hui la note !
Alors que la députée UMP du Finistère, Hélène Tanguy, fait preuve de beaucoup de populisme et de démagogie en cédant aux appels du pied des opposants au projet de parc marin d’Iroise, adeptes d’une démocratie musclée, il est sans doute utile de rappeler l’exemple des Iles Chausey, face à Granville. Fin 70, début 80, un projet de parc marin y a capoté en raison d’une opposition composite mais farouche rassemblée autour de la bannière des "us et coutumes".
Aujourd’hui Chausey se meurt.

Un exemple à méditer : il y a 25 ans, les îles Chausey à l’économie chancelante et la population vieillissante ont refusé leur parc national marin.
La qualité environnementale est un atout majeur d’une mise en valeur économique. Faute de l’avoir compris, la population des îles Chausey en paye aujourd’hui la note.
L’archipel des Chausey avec sa grande île située à 17 km de Granville, dont elle dépend administrativement depuis 1804, regroupe (selon la légende) 365 îlots à marée basse et 52 à marée haute.
Dans les années 1980, un projet de parc national marin aux Ties Chausey a capoté. Levée de boucliers, pétitions, création d’association de défense, polémique par presse interposée, embarras des autorités politiques (cela ne vous rappelle rien ??) se sont succédés.
Aujourd’hui, Chausey ne compte plus que quelques habitants permanents. il n’y a plus d’écoles, deux fois moins de bateaux, de pêcheurs en activité, et différentes espèces de coquillages et de crustacés ont quasiment disparu.
Manque d’informations, volonté de défendre à tout prix des « us et coutumes traditionnels », permettant de s’affranchir du respect de la réglementation en vigueur, communication insuffisante de la part des autorités responsables... autant de raisons à ce fiasco ! Nous ne pouvons refaire la même erreur !
Peut-on parler de protection, de mise en valeur durable si le développement touristique n’est pas contrôlé ? Les contraintes environnementales ne sont-elles pas des données incontournables pour le développement d’un tourisme de qualité, et de loisirs respectueux du milieu ?
Peut-on parler de protection et de mise en valeur durable si la législation en vigueur n’est pas respectée ? Le prélèvement abusif de la ressource, notamment au plan des espèces marines, ne fragilise-t-il pas les espèces ?
Aujourd’hui, les professionnels de la mer en Bretagne commencent à le comprendre et surtout à le dire. Certains d’ailleurs explorent même sur leurs zones de pêche, les principes et les conditions d’une gestion raisonnée de leurs métiers, seule capable d’assurer la pérennité de leurs activités.
Le parc marin est bien une magnifique opportunité, pour chacun des acteurs, grâce à une réflexion commune, de se poser la question d’une gestion à long terme d’un site exceptionnel.
La création d’un parc marin est une démarche globale qui nécessite une volonté politique suffisamment affirmée mais aussi le dépassement de pesanteurs culturelles qui ne privilégient pas 1a notion de protection à long terme.
En la refusant, certains refusent l’évidence. Comme Chausey, la mer d’Iroise, ses côtes et ses îles constituent un site remarquable qui méritent un parc marin digne de ce nom.
La ressource autour des Iles Chausey a baissé, de nombreux marins pêcheurs le constatent eux mêmes.
Le problème, comme c’est indiqué dans l’article est que les Iles Chausey ont perdu une occasion d’enclencher une dynamique de développement durable partagé avec un haut niveau de protection environnemental.
Aujourd’hui la population de la grande ile est veillissante, les jeunes partent, etc...L’avenir de ces iles s’écrit en pointillé...


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