Brest a construit le Clémenceau, Brest peut le déconstruire ! Lettre ouverte des Verts du pays de Brest au maire de Brest
Nous avons besoin d’un port de réparation et de déconstruction, faisons le ici !
Les Verts du pays de Brest se réjouissent du retour du Clémenceau en France, c’est à notre pays de prendre en charge les déchets qu’il a produits !
Mais ce navire n’est que la partie immergée de l’iceberg des centaines de navires européens, civils et militaires, bons pour la déconstruction.

Le retour annoncé à Brest du Clémenceau, là où il a été construit, est l’occasion de reposer la question d’installations de déconstruction de navires à Brest !
Les Verts de Brest demandent depuis des années (premier communiqué le 19 octobre 2001 ) que la ville étudie cette possibilité d’activité supplémentaire, créatrice d’emplois.
A l’entrée de la Manche où transitent 70 % du commerce maritime européen, Brest peut être une plate-forme de contrôle, de diagnostic, de réparation, de dégazage et de déconstruction navale.
Bien sûr ces activités, qui peuvent mettre les travailleurs en contact avec des produits toxiques (amiante...), exigent des mesures élevées de protection. Engagés dans le soutien aux victimes de l’amiante, aux victimes d’émissions radioactives à l’Ile longue, les Verts ne sous-estiment pas ces dangers qui ont déja beaucoup tué et amputé des vies à Brest.
Au lieu d’investir des centaines de millions dans la modernisation des silos atomiques et des têtes nucléaires, investir dans des formes de radoub sécurisées n’est-il pas une priorité pour le bien de l’humanité ?
Il y a 20/30 ans les navires étaient déconstruits en Europe, puis, les gouvernements ont laissé faire, sans réagir, les acteurs de la mondialisation libérale, à la recherche des profits maximum, qui ont développé cette activité en Asie, dans des conditions sociales sanitaires et environnementales déplorables.
Ils sont aussi refusé de prendre en charge sérieusement la question de la surveillance des navires laissant des navires poubelles circuler des bateaux voyous et dégazer en toute impunité.
Depuis deux ans seulement, les navires qui sont surpris en train de dégazer sont arraisonnés et soumis à des amendes significatives. Les Verts s’en réjouissent tout en se demandant pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour établir cette surveillance ?
Nous savons limiter les vitesses excessives sur les routes, identifier les voitures qui entrent et sortent des villes mais nous ne voulons pas savoir surveiller, par satellite, les mouvements des navires et les dégazages.
Les voitures doivent afficher une vignette qui garantit la qualité des véhicules et c’est une bonne chose. Mais des centaines de navires poubelles empruntent chaque année les couloirs de navigation de la Manche sans être contrôlés.
Eh oui ! Il faudrait les emmener dans un port et leur imposer des réparations au risque de voir ces navires rouiller des années à l’abandon faute de propriétaire solvable et de responsabilité des pavillons de complaisance.
Aujourd’hui nous demandons au maire de Brest de prendre en compte ces besoins de la société dans le développement de la ville.
Aujourd’hui protéger la mer et les côtes passe par la déconstruction et l’arraisonnement des bateaux poubelles et voyous.
Brest Métropole Océane c’est la recherche, l’océanographie, le suivi des ressources marines, le traitement des données maritimes (cartes, satellites) mais c’est aussi protéger les côtes et de traiter, de façon responsable, les navires hors d’état de naviguer !
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Tout à fait d’accord avec les verts sur ce sujet André Pic 48, rue de la Porte 29200 Brest apicw@aol.com
Site: http://members.aol.com/apicw


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