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CPE, CNE : Le retour des privilèges - la République en danger !

mardi 14 mars 2006

Dans la nuit du 4 août 1789, c’est la fin de la féodalité ; les privilèges (de la noblesse) sont abolis. La République instaure l’égalité. Les pouvoirs ont leur contre-pouvoir.

Aujourd’hui, la République est tout simplement remise en cause.

2005, 2006 le CNE puis le CPE sont votés. L’employeur peut, par simple volonté, licencier son personnel. C’est le droit du prince. Pas de justification. Pas de contre pouvoir. A quoi servent donc les prud’hommes ? Aucun recours. Le privilège de l’entrepreneur. L’anti-égalité.

Probablement que la grande majorité des entrepreneurs seront "raisonnables". Comme les nobles l’étaient au XVIIIe siècle ! Les lois sont faites pour les autres ; ceux qui dérapent ; ceux qui pourraient harceler sexuellement un collaborateur (tout le monde sait que ça n’arrive jamais !), ceux qui pourraient demander à leurs employés de travailler 50 60 70 heures sinon virés, ceux qui pourraient demander à leurs employés d’accepter d’être moins payés, sinon...

Quand il n’y a plus de contre-pouvoir, il n’y a plus de République.

La fin est juste - améliorer l’emploi des jeunes - le moyen inacceptable - revenir aux privilèges. La fin ne justifie pas les moyens.

Si les lois établissant le CNE et le CPE sont constitutionnelles, c’est que la constitution n’est pas républicaine, qu’elle a des failles ; il faut la revoir. Il y a des principes essentiels qui ne doivent pas être remis en cause.

Alors contre le retour des privilèges, pour la République, tous unis, faisons reculer le gouvernement sur le CPE, sur le CPE.

Antoine Beugnard

porte-parole des Verts de Plouzané

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