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Loi de programmation militaire 2003-2008 : des milliards d’euros pour l’industrie de la défense . Combien pour une vraie politique de sécurité commune ?

un communiqué de presse (09:12:02) de Christian Bucher, porte-parole des Verts du pays de Brest

lundi 9 décembre 2002

A l’occasion du vote de la loi de programmation militaire pour les années 2003-2008 les députés ont vu grand et cher. Ils viennent d’adopter à une large majorité l’augmentation des dépenses d’équipements militaires de la France près de 18 % en moyenne annuelle (14,6 milliards d’euros sur les 4 ans).

L’achat de 125 avions Rafale supplémentaires et la construction d’un second porte-avions dont la commande devrait être passée en 2005 pour une livraison à l’horizon 2015.

L’armement nucléaire se taille la part du "lion" avec 19,3 % du budget d’équipement militaire : construction du ’’Terrible’’, quatrième sous-marin à propulsion nucléaire lanceur d’engins, ainsi que celle des deux premiers SNA (sous-marins nucléaires d’attaque) du projet Barracuda.

Le gouvernement et aujourd’hui les parlementaires privilégient face aux évolutions stratégiques de la scène internationale, la fabrication d’armements « lourds », de plus en plus sophistiqués, de plus en plus terrifiants.

La députée socialiste brestoise Patricia Adam qui réclame lors du débat parlementaire, la construction à Brest du deuxième porte-avions nucléaire et le transfert des sous-marins nucléaires d’attaque à Brest donne l’impression de partager ces grandes orientations stratégiques.

Pourtant est ainsi que l’on va éradiquer le terrorisme international et favoriser le développement durable, comme Jacques Chirac en a fait la promesse à Johannesburg ?

Ne faudrait-il pas mieux une politique de sécurité commune privilégiant la lutte contre les causes profondes du terrorisme - c’est-à-dire les inégalités économiques, sociales, politiques ?

En fait, plus que la sécurité des Français, n’est-ce pas plutôt la « sécurité » de l’industrie d’armement française que le gouvernement et les parlementaires souhaitent assurer avec un tel projet de loi de programmation militaire.

Gouvernement et les parlementaires , n’ont pas seuls à décider des questions de défense, confisquant la parole à la société tout entière, grande absente d’un débat qui la concerne pourtant au premier plan.

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Forum
2 juin 2004 > Loi de programmation militaire 2003-2008 : des milliards d’euros pour l’industrie de la défense . Combien pour une vraie politique de sécurité commune ?
Bonjour, je suis étudiante au lycée Hoche de Versailles en maths sup et je prépare un exposé sur les sous marins à propulsion nucléaire (dans le cadre des Tipe - Travaux d’Initiative Personnelle Encadrée) et j’aimerais réunir le plus d’informations et d’avis possibles sur ce sujet. Après avoir lu votre article concernant la politique de défense Française (de plus en plus portée sur le nucléaire), j’aimerais savoir pourquoi vous pensez que le nucléaire s’oppose au développement durable. Merci d’avance de me répondre.
Site: Loi de programmation militaire 2003-2008 : des milliards d’euros pour l’industrie de la défense . Combien pour une vraie politique de sécurité commune ?
2 juin 2004 > Loi de programmation militaire 2003-2008 : des milliards d’euros pour l’industrie de la défense . Combien pour une vraie politique de sécurité commune ?

Le nucléaire, en particulier le nucléaire militaire est à l’opposé des principes de base du développement durable tels qu’énoncés dans la Déclaration de la conférence de Rio qui a fait connaitre au monde entier la notion de développement durable.

Je profite de votre question pour vous rappeler les grands principes qui sous-tendent le développement durable :

- L’homme est au centre des préoccupations dans le respect des générations présentes et futures.

- Les Etats, qui doivent coopérer de bonne foi , ont le droit souverain d’exploiter leurs ressources sans nuire aux autres Etats qu’ils doivent avertir de toute catastrophe ou activités dangereuses pouvant les affecter .

- La protection de l’environnement est partie intégrante du processus de développement , elle est conditionnée par la lutte contre la pauvreté et concerne tous les pays selon des responsabilités communes mais différenciées (. Les modes de production et de consommation non viables (non durables) doivent être éliminés au profit de ceux qui seraient viables dont la diffusion doit être favorisée .

- Le public doit être impliqué dans les décisions dans le cadre de mesures législatives efficaces , économiques en internalisant les coûts grâce au principe pollueur payeur (16), par des études d’impact , toutes mesures qui ne doivent pas constituer des barrières injustifiées au commerce tout en assurant la responsabilité de ceux qui causent les domages et en évitant le transfert d’activités polluantes .

- Le principe de précaution doit être mis en oeuvre.

- Un certain nombre de groupes majeurs ont un rôle particulier à jouer : les femmes , les jeunes , les communautés locales et autochtones .

- La paix, le développement et la protection de l’environnement sont interdépendants et indissociables, les règles d’environnement doivent être respectées en temps de guerre et pour les populations occupées ou opprimées . Les différents d’environnement doivent être résolus pacifiquement .

Ce dernier paragraphe en particulier répond de lui même à votre questionnement. Comment le nucléaire militaire, arme de terreur à grande échelle, de destruction massive de toute vie (animale, végétale, humaine..) peut-elle répondre à cette exigence ?

Vous serez dans l’obligation, si vous êtes honnête et sincère avec vous mêmes et les autres de reconnaitre que l’arme nucléaire est totalement incompatible avec la notion de développement durable qui place l’humain et le patrimoine naturel d’aujourd’hui et de demain au centre de ses priorités.

Christian Bucher - Répondre à ce message
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