Alerte sur les ondes radio ! Relaxe d’Etienne Cendrier et Antoine Debièvre
Communiqué de presse des Verts du 02 mai 2006
Relaxe d’Etienne Cendrier et Antoine Debièvre : une grande victoire pour la protection des lanceurs d’alerte
La relaxe prononcée aujourd’hui par le Tribunal de Grande Instance de Paris dans le procès intenté pour diffamation par les opérateurs de téléphonie mobile (SFR et France Télécom) contre le Journal du Dimanche, le journaliste Antoine Debièvre et Etienne Cendrier, l’animateur de l’association Robin des Toits, est une victoire pour tous les lanceurs d’alerte. Cette jurisprudence vient conforter celle acquise en 2004, sur la légitimité du lanceur d’alerte citoyen, dans l’affaire du Gaucho, à la suite des plaintes de la société Bayer contre les apiculteurs. Ces jurisprudences montrent qu’il est temps d’adopter une loi de protection des lanceurs d’alerte pour ceux qui, en tant que citoyens ou chercheurs, prennent la parole pour mettre sur la place publique les risques liés à l’environnement et au développement incontrôlé des technologies.
Cette protection doit inclure la protection de l’expertise. L’actualité récente du 20ème anniversaire de Tchernobyl a montré qu’on avait pu manipuler les faits en annonçant des chiffres de pollution correspondant au millième des chiffres réels, empêchant toute protection des populations. C’est aussi le cas en matière de téléphonie mobile, avec les expertises successives de l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement) menées dans des conditions déontologiques inacceptables et concluant à une totale innocuité des champs électromagnétiques. L’expertise ne doit plus être biaisée par la pression des intérêts économiques et politiques, et il est nécessaire de mettre en place une Haute Autorité de l’Expertise pour définir la déontologie de l’expertise et la faire respecter.
Ce jugement devrait montrer aux opérateurs téléphonie mobile qu’ils ont tout intérêt à changer de logique. Au lieu de continuer de nier les problèmes et de poursuivre les lanceurs d’alerte, il est préférable qu’ils reconnaissent la gravité des risques et qu’ils prennent les mesures de protection nécessaires. Pour les champs électromagnétiques émis par les antennes-relais, cela signifie le respect du seuil de protection demandé par les associations à 0,6 V/m et pour les portables, la généralisation des dispositifs avec oreillette intégrée.
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Site: Reportage FR 3 Enquête Ouest : antennes relais et portables


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