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Prizioù rannvroel dazont ar brezhoneg - Prix régionaux de l’avenir du breton

jeudi 15 juin 2006
Créés par l’Office de la langue bretonne et soutenus par le Conseil Régional de Bretagne, ils ont été décernés, pour leur cinquième édition, mardi 13 juin, à Rennes, dans les locaux du Conseil Régional.

Catégorie des particuliers

Le premier prix a été décerné à une jeune maman rennaise, Katell Chantreau, qui élève sa fille en breton. Née dans le Val de Marne et arrivée en Bretagne pour ses études, elle s’est inscrite à des cours d’histoire de la Bretagne et de breton, qui la mèneront jusqu’à une maîtrise de breton. Elle vient de publier aux éditions L’œil électrique « Caminante chroniques andines » , recueil bilingue où elle décrit son périple à travers l’Equateur, le Pérou et la Bolivie.

Le deuxième prix a été décerné à un jeune quimpérois, Mikael Bodlore, qui met son savoir-faire informatique au service de la langue bretonne. Il a ainsi créé le site geobreizh (www.geobreizh.com), qui présente de façon très attrayante les données géographques de la Bretagne en français et en breton.

Le troisième prix a été décerné à Aurélie Le Brun, une jeune rennaise en poste au Conseil culturel de Bretagne qui est parvenue à maîtriser la langue bretonne en seulement une année, au point d’en faire sa langue de travail.

Catégorie des associations

le premier prix a été décerné au Centre Intercommunal d’Action Sociale du Cap Sizun, qui a mené à bien un projet de formation en langue bretonne des personnels de maisons de retraite, afin qu’elle devienne une pratique quotidienne. L’opération a permis, en inversant parfois les rôles, de valoriser le savoir des personnes âgées et d’apporter une convivialité et un mieux être dans les établissements. Très émue lors de la remise de son prix, la directrice du CIAS, Geneviève Lasbleis, a été chaleureusement applaudie.

L’association Stur, basée à Carhaix, a reçu le deuxième prix. Cette association vient de mettre en ligne un dictionnaire français - breton, qui comprend déjà plus de 20 000 mots, sur le site www.geriadur.com . Elle a aussi mis au point des logiciels en langue bretonne et un correcteur orthographique.

Le troisième prix est revenu à l’association Setu, créée par des lycéens Diwan de Carhaix, en vue de monter des projets audiovisuels. Elle a déjà à son actif trois courts métrages.

Catégorie des entreprises

Le premier prix a été attribué à Alato SARL, une jeune société de Morlaix, qui a imaginé de commercialiser des produits pour la table et pour la maison, à la fois modernes et identifiés à la Bretagne. L’entreprise a attribué des noms bretons à ses collections et utilise le breton dans sa communication orale et écrite.

Le deuxième prix a été remis au Super U de Vern-sur-seiche, près de Rennes, qui a mis en place une signalétique bilingue très ambitieuse. Il a aussi installé, pour la première fois en Bretagne, un appareil de photos d’identité, dans lequel les messages vocaux sont bilingues.

Enfin, le troisième prix a été décerné à l’émission « Te ha me » de France 3 Ouest, qui met en valeur chaque semaine un-e jeune brittophone, à travers une interview, où chaque invité-e peut s’exprimer sur ses aspirations, son métier, ses passions, ... L’émission est devenue un rendez-vous attendu par les jeunes brittophones, chaque dimanche.

Yann - Fañch Kerneis

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26 juillet 2006 Hep ! En Europe, c’est l’An 1 !....
26 juillet 2006 Hep ! En Europe, c’est l’An 1 !....

Pour info, un extrait de l’article « Note Sinople n°8 : La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires » :

(...) L’UNION EUROPÉENNE PRÉSENTE UN PATRIMOINE CULTUREL ET LINGUISTIQUE EXTRÊMEMENT RICHE MAIS MENACÉ

L’Union européenne compte environ 150 langues régionales ou minoritaires, parlées par près de 50 millions de citoyens.

ELLES SE DIVISENT EN TROIS CATEGORIES :

- les langues spécifiques à une région : par exemple, l’occitan, le breton, le corse, ou le gallois ;

- les langues parlées par une minorité dans un Etat membre mais ayant le statut de langue officielle dans un autre : par exemple le français dans le Val d’Aoste dans le nord de l’Italie, ou l’allemand dans le sud du Danemark ;

- les langues non associées à un territoire précis, comme le tsigane, ou l’arménien.

L’UNESCO A PRECISE DANS SON LIVRE ROUGE SUR LES LANGUES EN VOIE DE DISPARITION QUE 60% DES LANGUES EUROPEENNES ETAIENT EN DANGER D’EXTINCTION. Ce processus touche l’ensemble de la planète : 90% des langues du monde auront disparu dans les 100 prochaines années.

- Source : http://verts-europe-sinople.net/article243.html

Brest ouVert - http://www.brest-ouvert.net