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....Interview

L’eurodéputée verte Marie Hélène Aubert et ses collègues de la commission pêche du parlement européen en voyage d’étude dans le Finistère

Premier bilan...

mardi 4 juillet 2006

Marie Hélène Aubert, eurodéputée verte, a organisé un voyage d’étude pour ses collègues européens dans le Finistère. Entre le 22 et le 24 juin les député-e-s de la commission pêche du parlement ont rencontré des acteurs liés à la pêche côtière, responsables des comités locaux des pêches, pêcheurs, femmes de pêcheurs, mais aussi des scientifiques, ceux de l’Institut Français de la mer en particulier, des élus locaux.

Un séjour utile en Bretagne qui aura permis un échange ouvert susceptible, du moins on peut l’espérer, de lever certains a-priori et idées préconçues.

Brest-ouvert : Marie-Hélène Aubert, vous avez emmené une délégation de la Commission Pêche du Parlement Européen dans le Finistère la semaine dernière, à Brest et dans le sud Finistère ; vous avez rencontré beaucoup d’acteurs locaux du terrain , des scientifiques, des pêcheurs, peut-on faire un premier bilan de ce séjour en Bretagne ?

Tout à fait, c’était la première fois que la commission pêche européenne se rendait en Bretagne après notamment le référendum du 29 mai en France. Je pense que c’est particulièrement utile que les parlementaires européens puissent aller sur le terrain et dialoguer avec les acteurs locaux de la pêche en particulier qui, on le sait, ont beaucoup de griefs, à l’égard de Bruxelles, à tort ou à raison . On reporte souvent sur les institutions européennes des questions et des problèmes qui relèvent en fait de l’organisation française. B.O. : Les débats ont beaucoup tourné ici en Bretagne, sur la question de la petite pêche en l’opposant souvent à la pêche industrielle, est-ce que c’et aussi une préoccupation majeure au Parlement Européen ?

La préoccupation majeure des Verts, et un grand objectif de cette délégation, est de mettre l’accent, puisque c’était nous même nous qui organisions, sur tous les aspects de la pêche côtière en difficulté actuellement, et aussi de valoriser les initiatives qui sont prises pour mieux gérer la ressource, pour s’organiser collectivement, pour préserver l’avenir, pour faire le lien entre les activités en mer et les activités sur terre, etc. L’objectif de la mission a été à la fois de rapprocher les parlementaires européens du terrain comme on dit, et de vraiment mettre l’accent sur la nécessité de préserver la pêche côtière.

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M.H. AUbert en discussion avec Mickael Earl, chargé des questions pêche pour le groupe Vert au PE, au petit port de Lanidult (29)

B.O. : Il y a eu aussi un moment de rencontre avec les femmes, femmes de pêcheurs ou pêcheurs elles-mêmes, c’était important que cela figure aussi dans le programme de la délégation ?

Oui, le Parlement Européen d’ailleurs, est particulièrement mobilisé sur la question de « genre » comme on dit, et sur la nécessité de promouvoir vraiment l’égalité entre les hommes et les femmes. Il y a eu un rapport au Parlement Européen réalisé par une de mes collègues écossaise, Madame Attwooll, sur cette question de la place des femmes dans le secteur de la pêche. Mes collègues masculins sont aussi intéressés aussi par cet aspect des choses. En tout cas, l’Union européenne a toujours été moteur sur les questions de la place des femmes dans les milieux professionnels et dans les milieux économiques. Nous tenions à rencontrer des responsables du réseau européen des femmes dans le secteur de la pêche et je crois que cette rencontre, ce dialogue ont été particulièrement constructifs.

B.O. : La question de la « surpêche »a été aussi très importante, la gestion de la ressource, est-ce que c’est quelque chose qui avance ? au niveau des réflexions des parlementaires ?

Oui, enfin il y a d’abord un constat qui est partagé...c’est qu’ il y a « surpêche »...Il y a, en effet, un gros problème de gestion de la ressource halieutique par rapport à l’état des stocks comme on dit dans le jargon. Il y a quand même beaucoup d’espèces aujourd’hui qui disparaissent ou qui sont menacées et on ne peut plus accepter que des grandes pêcheries industrielles dans le cadre d’un marché mondialisé très libéralisé, puissent comme cela prélever des quantités extrêmement importantes, au détriment d’ailleurs de la petite pêche et de la pêche côtière. Ses bateaux s’approchent de plus en plus des lignes côtières et prélèvent la ressource là où ils ne devraient pas pêcher. Lors de notre séjour en Bretagne, on a donc abordé la question des quotas qui soulève beaucoup d’incompréhensions, beaucoup de problèmes d’application, qui sont liés, là encore, à la politique des états membres dont la France qui ont des marges de manoeuvre beaucoup plus importantes qu’on ne croit pour répartir des quotas.

Pour protéger la petite pêche, il y a beaucoup de possibilités à l’intérieur de ces quotas fixées d’ailleurs mais par le conseil des ministres des différents états membres, sur propositions de la commission européennes. Autrement dit, c’est bien la réunion des ministres de l’agriculture et de la pêche qui fixe ces quotas in fine et non pas des diktats de Bruxelles qui les imposent.

Alors, après, faut-il réformer ce système de quotas, faut-il revoir leur application, tout ça est en discussion effectivement au Parlement Européen

B.O. : Est ce qu’on peut dire qu’au niveau des députés verts européens, il y a une vision commune quel que soit le pays d’appartenance, est ce qu’il y a une vision commune des députés verts européens ?

Oui, je crois qu’on peut dire que c’est un sujet sur lequel les Verts sont tout à fait unis et défendent les mêmes thèmes ; au sein de la Commission pêche nous sommes 2 titulaires, mon collègue Ian Hudghton, écossais et moi-même, et puis 2 suppléants, Karl Schlyter qui est suédois, et Helga Trüpel qui est allemande, donc on a une bonne représentativité des différents pays.

Et puis il faut savoir que sur la gestion de la ressource halieutique au sein de la commision, les verts ont un poids particulièrement important, nous sommes peu de membres dans la commission pêche, mais notre présence est visible. Souvent contrairement à ce qu’on pense, nous pouvons arrondir les propositions de la commission européenne qui vont souvent dans le sens d’une pêche durable contre les états membres qui ont toujours tendance à privilégier leurs intérêts nationaux. Ils font passer l’intérêt national avant l’intérêt général. Dans le domaine des activités de pêche, la présence des Verts, elle, est à la fois faible numériquement mais elle est importante sur le plan politique. Ce que nous essayons de faire aussi c’est de dépasser cette fausse opposition qui traîne encore dans les discours et dans les textes.

Nous ne voulons pas être rangés dans le camp des anti-pêche, c’est absurde il n’y a pas de pêche sans poisson et en Bretagne certains l’ont bien compris Il n’y a pas d’opposition entre la nécessité de préserver la ressource halieutique et la qualité des eaux maritimes et la préservation des activités d’une pêche qui soit bien intégrée dans l’environnement .

Le débat doit porter , aujourd’hui, sur la façon de concilier ces 2 objectifs ; je crois qu’il faut vraiment dépasser cette opposition qui a fait beaucoup de tort.

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ll délégation, au port de Lanildut (29), écoute les explications de M. Carval du Comité local des pêches sur le ramassage des algues
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8 juillet 2006 IRAN : CONDAMNATION D’UNE KURDE IRANIENNE A LA LAPIDATION.

La Cour de justice islamique d’Oroumyeh (Nord Ouest de l’Iran) a condamné Mme Malak Ghorbani, une kurde, à la peine de mort par lapidation. Malak Ghorbani est accusée d’adultère. La condamnée sera exécutée par lapidation a indiqué la Cour.

Comment s’opère la lapidation ? L’homme et la femme adultères, vêtus d’un linceul, sont enterrés dans un trou rempli de sable, l’homme jusqu’à la taille avec les bras dégagés, la femme jusqu’au cou Les pierres utilisées ne devront pas être trop grosses pour ne donner la mort d’un coup, elles ne doivent pas être trop petites. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance.

Ces pratiques d’un autre âge, barbares et inhumaines, constituent une insulte à la dignité humaine et le maintien de la femme dans un esclavage moral et sexuel dont elle ne peut s’échapper que par la mort. Quelques soient les pratiques ou convictions religieuses, rien ne peut justifier une telle condamnation qui est le fait, dans sa mise en pratique, d’extrémistes et de fanatiques n’ayant du religieux et du sacré qu’une vision monstrueuse.

Il faut une mobilisation importante pour empêcher cette lapidation et sauver Malak Ghorbani.

Signez cette pétition et diffuser-la le plus largement possible.

- Signez la pétition : http://www.petitiononline.com/malek/petition-sign.html

-  Source/ le site de Marie Anne Isler Béguin, députée Européenne (les Verts) : http://www.maib.info/1/sommaire.php3

Brest ouVert - http://www.brest-ouvert.net