N14 - Vert-e-s Plouzané infos
Impression de conseil - spécial crèche
Le dernier conseil municipal de Plouzané a, une fois de plus hélas, été l’occasion de montrer à quel point la transparence et la négociation sont des concepts éloignés des préoccupations de la majorité municipale. Un projet de crèche collective en partenariat privé-public est en projet. Fort bien, il y a longtemps que la commune aurait pu (dû) avoir une crèche. La CAF (Caisse d’Allocation Familiale) soutient ce genre de projet.
Mais voilà, toute la construction du dossier se fait sans en informer les élus d’opposition (alors ne parlons même pas des autres citoyens, qui pourraient être intéressés ! Et on peut se poser de légitimes questions sur l’information des élus de la majorité eux-mêmes...) Seules quelques informations transpirent, quelques jours avant les délibérations du conseil municipal : les statuts de l’association, le prix de la vente du terrain.
On devine bien les avantages qu’en tire le partenaire privé (Super U), mais quelles sont les garanties de la commune ? Mis à part quelques détails oraux donnés directement par le maire - oui, il semble que le maire traite directement de ce dossier, puisque l’adjointe aux affaires sociales n’a pas ouvert la bouche pendant tout le conseil municipal ! - rien. Quels investissements pour les bâtiments de la part du partenaire privé ? Si les statuts de l’association précisent bien la gestion des bénéfices, rien n’est dit sur la responsabilité des partenaires en cas de déficit...
Mais le plus inquiétant s’est passé pendant le conseil municipal. Un élu d’opposition a demandé pourquoi la commune devrait vendre le terrain. Oui, il aurait été possible, dans le cadre d’un partenariat, que la commune autorise l’utilisation d’un de ses terrains pour une telle opération. Le maire a paru interloqué. La discussion a été abrégée, le vote précipité. Le Maire en a même inversé l’ordre des votes faisant passer les abstentions avant les contres, avant de se reprendre ! Il était perturbé. Mais, le conseil a décidé. Le maire a l’autorisation de vendre le terrain.
Etait-ce la meilleure solution ? Une solution alternative avait-elle été évoquée, étudiée, évaluée ? Les Verts en doutent ! Voilà les méthodes de démocratie en pratique ; du CPE (UMP national) à la crèche de Plouzané (UDF/UMP), on est élu, on décide, puis on s’aperçoit - trop tard - qu’il y avait d’autres solutions.
Il ne s’agit pas, comme M. le maire semble le craindre, d’un problème idéologique, mais d’un souci de préserver les intérêts de tous. Pour cela, la démocratie participative que les Verts appellent de leurs vœux est loin d’être en place.
Des déchets (recyclables) à nos pieds
Oui, on en trouve ! En marchant dans les chemins de campagne, les jardins publics, en ville sur les trottoirs, les pelouses... c’est l’abon-dance. Cela va de la bouteille en verre, boite métallique, vidées de leur contenu, jetées de ci de là, cassées parfois volontairement. Leur nombre et leur fréquence démontrent une forte attirance d’une partie non négligeable de la population à ingurgiter des boissons alcoolisées. Et pourtant, les conséquences en terme de santé publique et de dysfonctionnements graves de notre société ont un coût qui est connu.
Il ne faut pas prendre le risque de banaliser le phénomène. En amont, prendre conscience et avoir un comportement de citoyen plus responsable, et en aval ne pas jeter ce genre de déchets mais les déposer dans les bacs pour être recyclés.
— Alain Boulch
Pour info, quelques chiffres (source fondation N. Hulot) : 1 tonne de plastique recyclé = 600 à 800 kg de pétrole brut économisé ; 1 tonne de papiers = 600 à 900 kg de carton avec 4 fois moins d’énergie consommée ; 1 tonne de verre = 660 kg de sable et 100 kg de fioul économisés.
La vue sur la rade : un patrimoine à protéger
Le supermarché de La Trinité prévoit de se déplacer et de s’installer sur le terrain agricole situé face à l’endroit actuel. Les riverains ont manifesté leur inquiétude de perdre la vue dont ils bénéficient sur la rade. Ce point de vue magnifique sur la rade et au delà (quel spectacle que de voir le sommet du Menez Hom sous la neige l’hiver dernier !) appartient aussi à tous les habitants de notre commune et ne doit pas disparaître. Bien que le dossier soit déjà à l’étude à BMO, il est stupéfiant que le maire, vice-président de BMO, refuse de répondre aux inquiétudes des riverains.
Les Vert-e-s demandent que, dès à présent, ce dossier soit accessible à tous les habitants de la commune et que tout soit mis en œuvre pour protéger ce patrimoine unique.
L’eau n’est pas une marchandise
L’eau est notre bien commun, sans laquelle il n’y a pas de vie possible. Or, depuis plusieurs années, de nombreuses municipalités ou structures intercommunales, et c’est le cas de BMO, ont décidé de confier, par le biais de contrats d’une durée bien trop longue (25 ans pour nous), la production, la distribution et l’assainissement de l’eau à des sociétés privées. Trois multinationales se partagent ce juteux marché en France aujourd’hui : Véolia, qui détient le marché de BMO, La Lyonnaise des eaux et le groupe Bouygues. En moyenne, les prix de l’eau qu’elles font payer à l’usager sont supérieurs de 20 % à ceux pratiqués par les régies publiques, et le prix pratiqué dans la communauté urbaine est l’un des plus élevés en France.
Nous estimons que la gestion de l’eau relève du service public et, à BMO comme ailleurs, il faudra mettre fin à la gestion privée et mettre en place une régie directe contrôlée par les élu-e-s de façon démocratique.
— Yann Fañch Kerneis
Désherbage
C’est l’été, le temps du désherbage. Savez-vous que les jardiniers du dimanche, les particuliers, utilisent beaucoup de désherbants chimiques ? Alors, un geste simple pour l’environnement, arrachez les mauvaises herbes à la main, tolérez les sur les trottoirs et dans certaines zones de votre jardin ; les papillons en ont besoin !
La commune et BMO font des efforts en utilisant des techniques « naturelles », relayez cet effort dans vos jardins...
Bientôt un an/Déjà un an
Le 29 mai 2005, la France a dit non au Traité Constitutionnel Européen. J’étais de ceux qui avaient appelé à voter OUI. Je comprenais nombre des raisons de ceux qui ont dit NON. Mais, cette voie me semblait plus hasardeuse. Le peu qu’on gagnait était intéressant, et je ne croyais pas en la fin de l’histoire - que le traité était adopté pour toujours, que le libéralisme avait définitivement gagné. Alors, un an après où en est-on ? Où en est l’Europe ?
Il y a bien eu quelques réunions pour organiser une réponse. Mais le monde politique déploie bien plus d’énergie pour préparer les présidentielles de 2007 que pour préparer une nouvelle constitution européenne. Laguiller (LO), Buffet (PC), Besancenot (LCR), Fabius (PS), Mélanchon (PS) les tenants du NON de gauche n’ont pas trop l’air de s’entendre ni en France, ni en Europe pour proposer une alternative. Quant aux tenants du NON de droite (Villiers, Le Pen) ils doivent bien rigoler...
Alors l’Europe stagne, les états nations se replient sur eux-mêmes. Où est l’élan populaire ? Il est plus facile de dire non que de construire. 55% contre... c’est une majorité d’apparence qui réunit de nombreuses tendances.
Ce que je crains c’est que la politique s’affaiblisse encore face au pouvoir économique ; et que les tenants du non aient du mal à accepter de travailler avec les tenants du oui (pas chez les Verts ;-). Dommage. Pour construire une société plus solidaire, toutes les bonnes volontés seront nécessaires.
— Antoine Beugnard
Développement durable et nucléaire
Depuis quelques temps le lobby nucléaire profite de l’engouement pour le développement durable pour nous faire croire que « le nucléaire est l’énergie de demain ». Si, on peut accepter que la production de C02 (gaz à effet de serre) du nucléaire est faible ; on n’est pas prêt de faire des voitures ou des avions « nucléaires » ; et si l’électricité est envisageable pour la voiture, n’oublions pas que l’uranium est loin d’être inépuisable ! Opportunité économique à court terme sûrement, projet de développement durable, certainement pas ! Si une chose est durable dans le nucléaire, c’est la gestion des déchets !
Tramway
Nous avons apprécié la prise de conscience d’un ex opposant au Tramway dans le Télégramme. En voyant le montant qu’il payait à la pompe à essence, le projet d’un tramway lui a semblé soudain utile...
Avez-vous une idée du montant d’un plein dans 10 ans ? Alors, « cher » le tramway ? vraiment ?


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