Les lendemains des fêtes brestoises ont la "gueule de bois" !

Les après-rassemblements festifs brestois se ressemblent trop. Bouteilles en verre, cannettes, vidées de leur contenu, jetées de ci de là, cassées parfois volontairement, dans les jardins publics, les places, sur les trottoirs, les pelouses... c’est l’abondance !
Au delà du constat d’une absence de comportement citoyen caractérisée par le fait de jeter à terre ce genre de déchets tranchants, il convient de s’interroger sur cette dérive et ne pas prendre le risque de banaliser le phénomène.
Ce n’est pas une spécificité brestoise dans un pays où l’alcool fait partie des « traditions » culturelles et occupe une place importante dans l’économie .
Nous devons cependant nous interroger sur la forte attirance d’une partie non négligeable de la population de différents âges, pour les boissons alcoolisées, associées ou non à d’autres produits psychotropes. L’alcool est responsable, en France, directement de 23 000 décès (cancer, cirrhose alcoolo-dépendante). Si on y ajoute un tiers des accidents mortels de la circulation, 10 à 20 % des accidents du travail, rixes, actes de criminalité, délits tous liés à la consommation de boissons alcoolisées, on arrive à plus de 45 000 morts par an.
Le rapport Roques (INSERM-CNRS) sur la dangerosité des drogues, classe l’alcool avec l’héroïne et la cocaïne, dans le groupe de drogues le plus dangereux. La dépendance qu’il peut créer rapidement en est la raison principale.
Une vraie politique de prévention des toxico-dépendances comprenant des mesures sanitaires et sociales reste à mettre en place dans notre pays.
Cela passe par une vraie interdiction de la publicité pour toutes les drogues (y compris l’alcool), mais également par le développement d’une information fiable et responsabilisante, d’une prévention générale (écoles, affichage, etc.) et spécifique (usagers de drogues et populations en grand risque). Une véritable citoyenneté de la santé est à construire.
La ville de Brest prend aujourd’hui, juste avant les festivités de l’été, des initiatives axées sur la sensibilisation, qui semblent aller dans la bonne direction. Espérons qu’après le flux vienne le reflux des bouteilles vides !
Christian Bucher porte-parole des verts du pays de Brest
©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info
Il est parfois difficile de parler des abus de l’alcool à Brest sans être rapidement passer pour un "pisse froid".
La problématique de l’alcoolisme est assez vaste pour dépasser le cadre d’un billet d’humeur.
Quoiqu’il en en soit, quel peut être la portée du discours d’une collectivité sur le sujet lorsque cette dernière n’est pas claire sur ses propres pratiques.
Ne serait t-il pas exemplaire de proscrire l’alcool des "pots" organisés par notre collectivité.
Qu’est-ce qui apparait le plus important dans ces occassions de représentations mondaines, pemettre aux convives de se bourrer la gueule au frais de la princesse ou marquer un temps convivial autour d’une boisson qui pourrait être non alcoolisée.
Il existe une multitude de cocktails non alcoolisés agréables au coup pour que les instants de convialité institutionnels gardent leur attrait. De plus, cela aurait indirectement pour intérêt de préserver le foie de nos éluEs et de leurs invitéEs.
Cette action pourrait passer pour certains pour une goutte d’eau, mais au moins aurait à donner du sens à la démarche préventive que souhaite initier nos éluEs en la matière.


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