Parc marin d’Iroise : faisons de l’enquête publique le point de départ d’une nouvelle façon de gérer notre territoire en tenant compte des exigences écologiques, économiques et sociales !
L’enquête publique démarre le 20 novembre 2006

Le projet de Parc Naturel Marin d’Iroise est enfin sur le point d’aboutir. Cette issue, attendue depuis tant d’années, me réjouit comme elle réjouit une majorité de Finistériens.
Les courants contraires contre lesquels les défenseurs de ce projet ont dû lutter ne sont pas encore inversés. Les détracteurs, qui sont aussi à leur manière des gens de convictions, entendent s’opposer jusqu’au bout, contre toute logique, cherchant à faire le parallèle avec la lutte contre le nucléaire dans le Cap Sizun. Or, la défense de l’environnement et des populations des territoires concernés par le parc marin passe justement par la création de cet outil et non l’inverse. C’est ce qu’on bien compris la majorité des personnes interrogées sur ce sujet.
Maintenant que l’enquête publique va démarrer sur les communes littorales (sauf le cap Sizun malheureusement !) il conviendrait de montrer concrètement combien les habitants de ces communes sont attachés à faire que ces 15 ans de tergiversation trouvent enfin leur épilogue. J’espère que les concepts de « démocratie participative », d’ « implication citoyenne » ne soient pas que des slogans seulement destinés aux affiches électorales. De la même manière qu’il faudra bien un jour débattre de l’énergie éolienne autrement qu’en opposant l’argument « pas à coté de chez moi ! », il importe d’aller dire aux commissaires-enquêteurs notre volonté de participer à la sauvegarde, quand ce n’est pas tout simplement la survie, des espaces marins concernés. Ne laissons pas les estrades, les micros et les registres aux seuls « négativistes » qui polluent le débat avec des considérations très minoritaires pour ne pas dire individuelles ou traditionnellement anti-parlementaire (anti-démocratique ?), anti-« étranger » (raciste ?), ou qui ne craignent pas de mettre la diminution des stocks de poisson sur le compte des phoques et des cormorans !
Faisons de ces enquêtes le point de départ d’une nouvelle façon de gérer et aménager notre territoire en tenant compte des exigences écologiques, économiques et sociales simultanément et à importance égale.
Mettons en œuvre véritablement ce qui apparaît comme une nouvelle aspiration des citoyens : la démocratie participative, qui cherche à redonner une part du pouvoir concédé aux représentants politiques. Cela est beaucoup plus créateur de richesses (écologiques, économiques et sociales) que de refuser systématiquement ce que ces « élites » ont cru bon de décider à notre place mais c’est aussi beaucoup plus exigeant et difficile pour chacun d’entre nous. Il est plus facile de s’opposer que de s’écouter et décider.
Jacques COSSON
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C’est inouï d’être obligé de préciser cette expression. C’est vrai que nous avons un peu tendance à croire que la démocratie est un élément naturel comme l’air que nous respirons et l’aux que nous buvons. Nous oublions que c’est un état d’équilibre instable que certains veulent mettre à mal. Il est donc urgent de rappeler aux citoyens enfumés par le quotidien médiatique que la démocratie ça se mérite et qu’il est nécessaire de se battre pour elle tous les jours.
Elire des représentants et les critiquer sans vergogne est un peu facile. (Lire le bel édito de Philippe Val dans le Charlie Hebdo de cette semaine). Le temps est venu de prendre nos responsabilités.
Donc dans la démocratie participative telle que je la conçois les décisions sont parfois prises par des instances décentralisés, en prise directe avec le territoire et les populations concernés dans lesquelles siègeront des responsables politiques, associatifs, syndicaux, professionnels, scientifiques… enfin toute personne représentative d’un groupe ayant rapport avec la question à traiter. C’est ce que prévoient les textes qui préfigurent le Parc Marin d’Iroise dont je ne doute pas qu’il soit enfin créé malgré l’opposition de quelques personnes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur canne à pêche.
Voilà, j’espère avoir été assez clair. Sinon, allez donc faire un tour sur ce site : www.desirsdavenir.org vous serez mieux renseigné. ( ;o)
La démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !
Cordialement
Jacques COSSON (Je signe , moi ! )


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