Machines à voter : le voeu pour un moratoire voté par les partis de gauche à Amiens
Moratoire sur l’achat et l’utilisation des machines à voter

Quelques 1200 machines, agréées par le ministère de l’Intérieur (des modèles Nedap, ES&S et Indra), sont en fonctionnement dans les mairies françaises (soit 1,2 millions d’électeurs concernés en France sur une base d’un nombre moyen de mille électeurs par machine). Après Diebold, Nedap… des failles de sécurité des machines à voter, ont été démontrées aux Pays-Bas, aux Etats-Unis.
Un certain nombre de citoyens et d’associations, tels les animateurs des sites « Ordinateurs de vote » et « Pour une éthique du vote automatisé » et plus récemment l’éditorial de la lettre de la FING réclament un moratoire en attendant une fiabilité absolue de ces machines, condition sine qua non à leur acceptation.
La ville d’Amiens se lance dans une campagne d’achat de machines à voter, qui seront coûteuses et rendront la municipalité dépendante d’une société privée. Ceci est fait en arguant de « modernisation et d’économie ». La Cnil , le Conseil de l’Europe , et de nombreux experts et citoyens posent deux conditions, aujourd’hui non respectées, concernant les machines à voter :
que les machines fournissent une trace papier du vote, condition indispensable à un recomptage et que le votant puisse contrôler que la machine a bien voté comme il le lui a demandé.
que le socle technique de la machine et du logiciel soit des logiciels ouverts et non des codes secrets et propriétaires.
Les machines doivent atteindre le niveau de transparence et de confiance que l’on a aujourd’hui dans nos bulletins papiers et dans le décompte manuel et citoyen. On ne peut pas troquer un système dans lequel quiconque peut vérifier la validité du vote contre un système opaque pouvant faire l’objet de truquages ou de défauts techniques.
A quelques mois d’échéances électorales de premier ordre, nous exprimons le souhait suivant :
la Ville d’Amiens observe un moratoire sur l’achat et l’usage des « machines à voter », compte tenu des failles de ces machines, de l’impossibilité de recomptage et du caractère secret de leur fonctionnement informatique.
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Le voeu proposé lors de ce Conseil municipal amiénois du 23/11/2006 a été repoussé par la majorité de droite.
L’on peut regarder la vidéo des débats en ligne sur internet
Mme Leroux-Lepage ne fait que reprendre les arguments du marchand France Election Nedap.
" Ce n’est pas un vote informatique, c’est un vote électronique" selon Mme Leroux-Lepage.
Mme Leroux-Lepage devrait avoir sa place au au bétisier des petites phrases du vote électronique
Site: ordinateurs-de-vote.org


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