" Que le premier parc naturel marin soit breton est une chance pour nous " pour Janick Moriceau, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne chargée de la mer

Relais du dernier numéro de Bretagne verte Mail de décembre 2006
B.V.M. L’enquête publique portant sur la création du Parc Naturel Marin d’Iroise s’est achevée le 22 décembre. Quelle a été la position de la Région ?
Janick Moriceau : La Région s’est prononcée en faveur de la création de ce premier parc marin français. Quelques élus, UMP et UDF, ont préféré s’abstenir mais dans l’ensemble, ce projet fait consensus à l’échelle du Conseil régional et du Conseil Economique et social. Nous avons en Bretagne et en particulier en Iroise un patrimoine naturel exceptionnel. On y trouve par exemple la plus grande diversité algale au monde. Les parcs naturels marins seront un outil essentiel de préservation. Que le premier soit breton est une chance pour nous. La création de ce parc va nous permettre d’expérimenter et d’innover sur un espace significatif en bâtissant un projet territorial s’inscrivant dans une perspective de développement durable en vue de protéger et de gérer dans les meilleurs conditions la biodiversité.
B.V.M. Comment sera géré le Parc Naturel Marin ?
J. M. : La Région a fait le forcing, et la ville de Brest ensuite, pour que l’Agence des aires marines protégées soit installée à Brest. Ce sera le cas puisqu’elle ouvre ses portes en février à Brest. Cette agence sera chargée de gérer l’ensemble des parcs marins sur le territoire français. Il y en a une dizaine en perspectives. Elle regroupera 38 salariés dont une quinzaine pour le seul Parc Naturel Marin d’Iroise. L’Agence interviendra en soutien sur d’autres sites maritimes remarquables, sur les zones Natura 200 par exemple. Elle sera dirigée par M. Laroussinie et présidée par Jérôme Bignon, député UMP de la Somme. Je fais partie du Conseil d’administration et du bureau de cette agence.
Sa localisation à Brest fait de la Bretagne un pôle de référence mondiale dans le domaine maritime car nous abritons déjà les unités de recherche de l’IFREMER, de l’Institut Européen de la Mer, du Muséum d’Histoire Naturelle. Cette agence servira également de soutien technique à l’organisation des Conférences internationales sur la biodiversité marine. On peut dès lors envisager qu’une de ces conférences soit organisée en France et pourquoi pas en Bretagne. C’est pour nous un levier fantastique de développement durable.
Suite de l’article sur le site des Verts bretagne


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