Le chantier de démantèlement de l’« ex Clémenceau » doit se faire en France, dans des conditions salariales et sanitaires justes
Communiqué de presse du Comité de vigilance de l’ex-Clémenceau (coque Q790)

Le 15/02/2007
Le Comité de vigilance « ex Clémenceau » [1] réaffirme avec force son refus de voir ce bâtiment retourner en Asie ou être envoyé dans certains pays d’Europe dont le faiblesse des salaires et des exigences sanitaires et environnementales pourrait être une condition attractive pour le choix d’un chantier de démantèlement.
Pour le Comité de vigilance, ce chantier de démantèlement de l’ « ex Clémenceau » doit se faire en France, dans des conditions salariales et sanitaires justes. En tout état de cause, les candidatures à l’appel d’offres doivent impérativement être examinées au regard de l’engagement des entreprises industrielles sur les résultats en matière économique, environnementale et sanitaire.
Brest possède les compétences industrielles et techniques exigées par le démantèlement des navires en fin de vie. Cependant, une véritable filière incluant le désamiantage, le retraitement et la valorisation des matériaux, ne pourra émerger sur le bassin d’emploi qu’avec l’impulsion d’une volonté politique locale, relayée à tous les niveaux de décision, jusqu’au niveau européen.
A ce jour, on ne peut que constater le grand écart entre le vœu adopté le 27 octobre 2006 au conseil de BMO et l’absence de réponse concrète concernant les objectifs poursuivis, les démarches à engager, les étapes, les partenariats, les financements.
Ce silence de nos élus révèle une faiblesse du pouvoir politique face aux exigences des grands groupes, faiblesse catastrophique à un moment où des choix cruciaux doivent être faits en faveur de l’emploi et de l’environnement, dans des conditions sociales et éthiques respectant les normes européennes.
Yann Masson,
Coordinateur du comité
Contacts :
Comité de vigilance « ex Clémenceau »
1, rue de l’Harteloire, 29200 Brest
Courriel :yann.masson@laposte.net.
[1] Université Européenne de la Paix, AE2D, Mor Glaz, Greenpeace, ARAC, SEPNB-Bretagne Vivante, BAGA, Les Verts, L’Autre-gauche-BNC, le PCF, la LCR, l’UDB, Frankiz Breizh
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Bonjour
l’ile de la réunion est très active actuellement pour récupérer leClem. pour en faire un récif artificiel dans la Baie de Saint-Paul. http://archives.clicanoo.com/article.php3 ?id_article=149013&var_recherche=clemenceau Sources : Le JIR
Couler le Clemenceau à la Réunion : un rêve loin d’être fou | Mardi 13 février 2007 En acceptant de couler l’ex-fleuron de la Marine nationale dans la baie de Saint-Paul, l’État donnerait naissance à un fabuleux récif artificiel qui doperait la plongée, la pêche, le tourisme et l’activité de l’île. Soutenus entre autres par Alain Bénard et les spécialistes du monde marin, Guy Marcoz et l’association Nautilus sont plus que jamais décidés à convaincre le monde politique d’étudier sérieusement un projet, certes complexe et considérable, mais dont ils vantent l’intérêt économique, écologique, historique et... financier.
Le temps où Guy Marcoz faisait figure de farfelu est révolu. Son projet tient la route et il entend porter le débat sur la place publique en posant la véritable question, celle de la volonté politique. Le gouvernement et les élus de l’île veulent-ils oui ou non creuser l’idée d’offrir au Clemenceau une sépulture sous-marine à La Réunion ? Petit retour en arrière. En février 2006, alors que le porte-avions regagne Brest après son errance pathétique dans l’océan Indien, a marine américaine coule son porte-avions Oriskany au large de la Floride pour en faire un récif artificiel. Ingénieur de formation (il a participé à la construction de centrales thermiques et nucléaires), Guy Marcoz, 62 ans, s’empare de l’idée comme un formidable espoir en pleine crise du chik. Il écrit au président Chirac et crée l’association Nautilus. En immergeant le Clem’ en baie de Saint-Paul, à 3 kilomètres au large et par 55 mètres de fond, la coque du navire serait rapidement colonisée par les coraux et par la faune marine. Les plongeurs en rêvent
Elle deviendrait ainsi une nursery géante pour poissons, paradis des plongeurs, des pêcheurs et des bateaux à fond de verre. “Tous les acteurs économiques que j’ai rencontrés s’accordent à dire que cela générerait une attractivité insoupçonnée. Imaginez aussi l’engouement des dizaines de milliers de militaires qui ont servi sur le Clemenceau et qui ne veulent pas le voir disparaître”, explique Guy Marcoz. Fraîchement rentré du salon de la plongée à Paris, Georges Masanelli, président du comité régional d’études et de sports sous-marins, appuyé par les clubs locaux, confirme qu’une telle perspective “fait rêver tous les plongeurs” de métropole et d’ailleurs. “L’aura internationale du porte-avions offrirait une publicité extraordinaire à La Réunion”, poursuit le porteur du projet. Et de défendre le vaste intérêt écologique (recherche, aquaculture, pêche) de la création d’un nouvel écosystème dans une baie sableuse plutôt pauvre en matière d’activité biotopique.
Aidez les !
Site: Le Clem à la réunion, Journal de l’Ile de la réunion


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