Et au tour de radicaux de gauche de demander un moratoire sur les machines à voter
Le député Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG) a adressé le 16 février une lettre à Nicolas Sarkozy pour lui demander un "moratoire sur l’utilisation des machines à voter en 2007".

une déclaration publiée par la Gazette des communes et dans une brève du Monde
"Je souhaite appeler votre attention sur les problèmes soulevés par l’utilisation des machines à voter", écrit le député dans son courrier.
"L’un des principaux arguments avancés pour cette utilisation est la rapidité du dépouillement. Mais cet objectif ne peut évidemment pas prévaloir sur les risques que ces machines font courir à la sincérité du scrutin", estime-t-il.
L’information dans la gazette des communes
Voir aussi la prise de position de Romain Cayarol, ingénieur civil des mines et délégué national à l’environnement du PRG sur son blog
Machines à voter : faut il en avoir peur ?
Comme presque la moitié des communes des Hauts-de-Seine, Vaucresson a acheté l’année dernière des machines à voter, ou ordinateurs de vote. Ces engins électroniques permettent de ne plus avoir à passer une heure par bureau, à mobiliser 20 électeurs charitables pour compter, voire recompter les bulletins. Du temps gagné et des résultats plus rapidement disponibles.
Oui mais, cette méthode de décompte n’était pas née du hasard. Fondement de la démocratie, elle garantissait l’authenticité des résultats par le contrôle des citoyens eux-mêmes : tout électeur pouvait prendre part au décompte, et l’organisation par tables de 4, sous l’oeil des assesseurs, garantissait la sincérité du scrutin en rendant impossible la fraude.
Comment garantir l’authenticité du résultat avec des ordinateurs ? Les scrutateurs et assesseurs auront ils accès au code ? Comment recompter en cas de panne ? Tous ceux qui travaillent avec des ordinateurs personnels ou même industriels, savent que la fiabilité zéro n’existe pas. Et que même si aucune panne ne survient, le code peut comporter des erreurs et aboutir à des résultats erronés.
Ces quelques questions peuvent trouver leur réponse dans la technique, on peut imaginer que les ordinateurs de vote impriment un bulletin de contrôle, dont une version pourrait être fournie à l’électeur, et une autre conservée dans l’urne en vue d’un éventuel recomptage.
Malheureusement, les appareils qui fleurissent dans nos communes ne semblent pas avoir intégré cette possibilité. A tel point que le Maire UDF de Sceaux a renoncer à équiper sa commune.
Plus d’infos sur : www.ordinateurs-de-vote.org
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