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Le nucléaire (civil et militaire) dans le concert électoral

mercredi 28 février 2007

Samedi 24 février 2007, dans la file d’attente d’une boulangerie de Bellevue : « Bonjour, il m’arrive de vous croiser sur les sentiers des rives de Penfeld...., j’ai perdu mon mari, 59 ans, ...leucémie... 3 séjours à Mururoa, .... »

Cette « confidence » vient s’ajouter à un certain nombre d’autres du même genre, reçues précédemment, ainsi qu’un cri d’alarme et de détresse lancé récemment par le responsable d’une association de vétérans victimes des essais nucléaires (cf.article dans Brest Ouvert du 25 août 2006).

Ceux et celles qui vivent ces situations ont besoin d’en parler [1] et cela d’autant plus qu’ils sont face à un manque d’écoute, de compréhension, de prise en considération de leurs problèmes de la part des autorités politiques et administratives

Le nombre de victimes du nucléaire est de plusieurs millions d’irradiés dans le monde selon les associations de victimes, irradiations dues aux essais, aux catastrophes (Hiroshima, Tchernobyl, ...) et aux accidents.

En 2005 Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, déclarait : « 9 millions d’adultes et plus de 2 millions d’enfants souffrent des conséquences de Tchernobyl...la tragédie ne fait que commencer. » Le samedi 17 février 2007 Vladimir Tchertkoff était à Brest pour présenter l’un des 5 documentaires qu’il a réalisés sur Tchernobyl : « Le sacrifice » , qui a reçu le prix du meilleur documentaire scientifique (festival du film scientifique « A nous de voir », d’Oullins) et du meilleur document d’environnement (festival du film d’environnement de la région Ile de France).

LE SACRIFICE, réalisé par Vladimir Tcherctkoff

Dans la nuit du 26 avril 1986 et dans les mois qui suivirent, un million d’hommes, appelés liquidateurs, ont été lancés contre le réacteur de Tchernobyl en feu, pour éteindre l’incendie, recouvrir les ruines de la centrale explosée par un sarcophage, improvisé en condition de radioactivité terrifiante, et pour effacer les conséquences de la catastrophe partout : à la centrale, dans les villages, sur les routes, dans les champs. Ils ont combattu les radionucléides à mains nues, avec des pelles et des jets d’eau. Des dizaines de milliers sont morts et continuent de mourir. Les scientifiques soviétiques calculaient que, si l’incendie de Tchernobyl n’était pas éteint pour le 8 mai, le combustible nucléaire en fusion aurait percé la dalle de béton sous-jacente, serait précipité dans le bassin de refroidissement et aurait amorcé une explosion atomique vingt à cinquante fois supérieure à celle de Hiroshima. L’Europe aurait été inhabitable. Le 6 mai l’incendie était maîtrisé grâce au sacrifice extrême des liquidateurs. Mais ils ont été mal récompensés : la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie les ont abandonnés à eux-mêmes. L’Occident les ignore.

En 2007, l’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl tombe entre les 2 tours de l’élection présidentielle. Le concert électoral sera donc l’occasion de débattre de la question du nucléaire(civil et militaire) et de montrer à la fois comment il constitue un risque majeur suprême, une fausse solution énergétique, un déni démocratique, un mépris des génération futures, .., bref une folie !

D’Hiroshima à Tchernobyl, de l’Ile Longue à Flamanville [2] ...le nucléaire tue l’avenir.

Sortons en au plus vite !

Roger Abiven

[1] AE2D veut participer à cette écoute des victimes, à leur défense dans le cadre de la lutte et l’action face au nucléaire, pour la transparence, contre les mensonges avec tous les sacrifiés du nucléaire (civil et militaire)

[2] Manifestation samedi 17 mars 2007 à Rennes .Pour des alternatives au nucléaire .Stop *EPR.

Départ en car de Brest (tel.06 18 85 13 16) et Quimper, passant par Brennilis,

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