Nitrate et Aber Wrac’h
Abers-Nature avait pourtant prévenu

Si Abers-Nature (1) avait été mieux consulté et écouté, les mesures auraient pu être plus efficaces et auraient peut-être permis de descendre sous le seuil fatidique de 50 mg de nitrate par litre. Ainsi on ne serait peut-être pas arrivé à ce couperet préfectoral de diminuer la fertilisation azotée de 210 à 140 kg par hectare et par an.
Quel sera l’effet de cette mesure administrative drastique ? Elle va atteindre d’abord les élevages moyens qui n’ont pas de quoi traiter leurs excédents d’azote. Abers-Nature est bien conscient de ce gros problème social posé aux éleveurs du bassin versant. Pour essayer de trouver des solutions en commun, l’association va écrire à Pierre Adam, président du Comité de Bassin de l’Aber Wrac’h, pour lui demander une discussion sur le sujet et sur les solutions à apporter dans le calme. En effet Abers-Nature dénonce aussi les dégradations des locaux d’Eau et Rivières de Bretagne. La violence n’a jamais été une solution et dessert l’image de ceux qui la pratiquent. Abers-Nature souhaite discuter avec des gens responsables, francs et ouverts, et seulement avec ceux qui condamnent les violences constatées contre Eau et Rivières et certains bénévoles.
(1) : le nouveau bureau d’Abers-Nature est ainsi composé : 3 co-présidents : Marie-France Tanguy, Jean Luc Bleunven et Michel Belsoeur (aussi trésorier) ; trésorier adjoint : Michel L’Hostis ; secrétaire : Albert Kervarque et secrétaire adjoint : Jean Yves Piriou.


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