Les machines à voter en sursis à Brest ?
Brest, le vendredi 13 avril
Le texte du rapport "République 2.0" commandé par Ségolène Royal à Michel Rocard, publié sur désirs d’avenir consacre une page à la question de l’inscription sur les listes électorales et au vote électronique.
Il prend position explicitement position pour un moratoire sur l’usage des machines à voter et affirme l’impossibilité d’un contrôle du vote par les assesseurs et les électeurs.
Alors tout semble indiquer que l’on irait vers une suspension des machines à voter en cas d’élection de Ségolène Royal.
La Recommandation 58 du rapport indique : « Suivant l’exemple de l’Italie et de nombreux autres pays ayant suspendu la mise en place du vote électronique, instaurer un moratoire sur le vote électronique pour les élections politiques. tout en réclamant une expertise scientifique et un débat public. »
Lorsque l’on lit le préambule du texte :
« Le vote manuel a comme principale qualité sa grande simplicité (symbolisée par l’urne transparente) permettant à l’électeur, s’il le souhaite, à tout moment de vérifier facilement la régularité du déroulement d’un scrutin. Force est de constater qu’il n’en est pas de même pour les systèmes de vote électronique L’opacité et la technicité du système rendent impossible son contrôle par les assesseurs »
J’ai du mal à comprendre la vivacité des déclarations des socialistes Brestois.
Comment peut-on rejeter en bloc sans débat la position du bureau national du parti socialiste, du mouvement des jeunesses socialiste (MJS) et maintenant de ce rapport publié sur le site de la candidate socialiste ?
Ou bien ce qui est écrit sur le sites de candidate n’a-t-il aucun sens ?
Que doit-on croire ?
Le texte intégral : « L’utilité et la fiabilité du vote électronique restent à démontrer. D’expérimentations en décrets, un processus rampant d’instauration du vote électronique pour les élections politiques semble amorcé en France. Selon la CNIL, "Aucun des systèmes de vote connus de la CNIL ne prévoit de produire des éléments de preuve en cas de contentieux électoral. Le vote manuel a comme principale qualité sa grande simplicité (symbolisée par l’urne transparente) permettant à l’électeur, s’il le souhaite, à tout moment de vérifier facilement la régularité du déroulement d’un scrutin. Force est de constater qu’il n’en est pas de même pour les systèmes de vote électronique »
L’opacité et la technicité du système rendent impossible son contrôle par les assesseurs et les électeurs présents dans le bureau de vote.
En France, si le Parlement a modifié, en 1969, le code électoral pour autoriser l’utilisation de machines à voter purement mécaniques au sein des bureaux de vote, il n’a plus eu, depuis, l’occasion d’en débattre. Dans cette matière comme dans les autres, le développement des innovations techniques est en avance sur le débat public.
Les objectifs de modernisation, de réduction des coûts ou de lutte contre l’abstentionnisme, ne peuvent justifier une telle précipitation.
L’utilité de tels systèmes reste à démontrer.
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