Allons voter... sur des machines...
Si les forces de gauche remportent les législatives, un débat aura lieu à l’Assemblée Nationale sur la question du vote électronique. PS, PC et Verts ont tous exprimé le même souhait.
Toutefois j’attends d’abord de nos députés qu’ils votent pour un nouveau système électoral où la proportionnelle sera introduite, où on ne pourra cumuler les mandats, dans une France mieux représentée et plus démocratique. Alors nous pourrons réfléchir aussi à de nouvelles modalités électorales. Ceux qui seraient tentés de ne pas voter par « peur technologique » laisseront le champ libre aux adeptes du sécuritaire, du fichage génétique des citoyens, des intrusions dans notre vie privée, de l’usage des données personnelles à des fins liberticides.
Je ne crois pas que c’est M. Sarkozy qui soutiendra ce combat pour une plus grande transparence du vote. Les institutions actuelles lui conviennent parfaitement, et il ne lésinera pas sur les moyens technologiques pour mieux réprimer, punir et contrôler.
En attendant, j’appuierai sur le bouton « Ségolène Royal » le 22 avril, et j’espère que les militant(e)s vert(e)s seront nombreux à appuyer sur le bouton « Dominique Voynet » ce même jour. On risque de manquer de voix si on oublie l’essentiel : pour changer les choses, il faut gagner les élections.
Marc Quentel
Si un débat sur les ordinateurs de vote s’impose à l’assemblée nationale, un moratoire s’impose localement pour les villes déjà équipées afin d’ouvrir le débat avec les citoyens sur le sujet. A cet égard le parti socialiste a aussi sa croix à porter localement en montrant l’exemple.
L’on ne peut pas à la fois demander aux électeurs d’apporter leur soutien pour sa candidate au deuxième tour et marquer localement un mépris pour les électeurs qui revendiquent le maintien du vote papier permettant un contrôle citoyen des élections. Il est bon à rappeler que nationalement le bureau du parti socialiste s’est prononcé contre l’usage de machines à voter opaques et invérifiables comme c’est encore malheureusement le cas à Brest, Mulhouse...
L’on ne peut pas avoir à la fois le beurre, l’argent du beurre, l’absolution du peuple et la bénédiction de la candidate...
Site: Pétition pour le maintien du vote papier
" Un moratoire s’impose ".
Combien de citoyens brestois ont demandé un moratoire ? Dix ? vingt ? trente ? cinquante ? cent ? plus ?? Combien de lettres jointes au PV des bureaux de vote ? Combien de citoyens présents à vos réunions ? Il serait intéressant que les adversaires du vote électronique à Brest compte leurs rangs. En effet, j’ai pu constater en tant qu’assesseur qu’une seule personne a déposé une réclamation dans mon bureau de vote, deux ont fait des remarques orales (nous l’avons noté au PV pour l’une). Par contre, j’ai entendu beaucoup de remarques positives, en particulier de personnes âgées. Pour qu’il y ait moratoire, il faudrait qu’il y ait un peu plus de citoyens à s’y intéresser. cela n’a pas l’air d’être le cas.


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Brest en Bretagne
