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Les Verts ont-ils encore une place à gauche ?

lundi 14 mai 2007

Mai 2007 : il n’y a plus de place pour l’écologie politique à gauche. Fin de la biodiversité politique en France, on se dirige comme dans beaucoup de démocraties, vers le bipartisme : troupes PS contre troupes UMP. Les deux poids lourds partagent la même conception de l’échiquier politique et des manières de bulldozers vis-à-vis de leurs partenaires, avec malgré tout, une plus grande efficacité du PS dans l’éradication des petits.

Il nous reste l’extrême gauche ? Je ne me retrouve pas derrière la bannière d’un Besancenot ou d’un José Bové. Certes, nous partageons certaines bagarres, mais je ne rêve pas d’un monde antilibéral, ni d’un monde libéral d’ailleurs. La réalité et la beauté de notre monde sont bien plus complexes. Le bipartisme maintiendrait la même pensée unique rabâchée par les uns et combattue par les autres. Pas d’échappatoire …

Paradoxalement, ce serait le parti démocrate qui pourrait résister au bipartisme galopant !

Quand on sait le degré d’allégeance des élus UDF à l’UMP - on peut douter de la manoeuvre !

Même si faire des alliances n’est pas perdre son âme, quel gâchis et quelle régression serait le retour au ni-ni pour échapper à l’insupportable suffisance d’un Strauss-Kahn !

- le blog de Pascale Loget

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14 mai 2007 Les Verts ont-ils encore une place à gauche ?
Les Verts ont une place à tenir dans le paysage politique. Cela étant l’écologie n’est pas une valeur intraséquement ni de gauche ni de droite, cela expliquant la diversité des courants dans votre formation politique et l’appropriation de l’écologie par tous les groupes politiques (plus ou moins sincérement). Alors quelle place pour les Verts à gauche ? La place qu’ils voudront bien prendre... mais en respectant toutes les sensibilités de la gauche au delà des stratégies d’appareils et d’une inféodation artificielle au libéralisme socialiste. La LCR, les antilibéraux (je préfére parler d’une gauche alternative en émergence) ne sont pas les ennemis des Verts. Bien au contraire, et des bouts de chemin doivent continuer à être fait ensemble. Peut être que les municipales peuvent être localement le ciment d’une recomposition d’une gauche non fourvoyée par le marketing et la communication politique et la perte de conviction de certains de ses militants. Du moins je l’espére...
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