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Un "Grenelle de l’environnement" qui fait mal

mardi 29 mai 2007
Comment avec Sarkozy, Juppé et Nicolas Hulot, on peut faire de l’écologie sans écologie politique et sans Vert ?

On se souvient d’un PS au pouvoir qui n’avait jamais montré le moindre signe de respect pour l’écologie et renvoyait toujours aux "calendes grecques" les choix qui auraient permis à notre pays d’anticiper les crises écologiques. Ce qui se passe depuis des mois fait très mal : récupération des grands thèmes écolos pour imposer des solutions désastreuses (nucléaire et agrocarburants GM contre le réchauffement climatique !), dépolitisation de l’écologie avec un grand merci à Nicolas Hulot, remise en cause de l’écologie sociale (la taxe carbone sur les ménages qui habitent à perpète en serait l’illustration), versatilité des écologistes dits de terrain… C’est à pleurer.

Comprenez le bien, je m’en fiche d’être récupérée, si l’écologie politique pouvait irriguer l’ensemble des politiques et des partis, ce serait formidable mais en fait, ce que je vois m’afflige.

Prise de conscience, réalité des crises écologiques établie, je me dis : va-t-on saisir les opportunités de changement de société, vers plus de responsabilité personnelle, davantage de solidarité pour protéger les populations et les territoires fragiles ? Va-t-on faire des choix de croissance différents ?

Sans faire de procès d’intention, je suis à peu près sûre que ce gouvernement et les Français, moutons consentants de ce point de vue pour ne rien changer sur le fond, utiliseront les thèmes et les crises écologiques pour verrouiller davantage notre société. Le nucléaire et les OGM justifient le franchissement de nouveaux caps sécuritaires, freinent une décentralisation nécessaire (énergie délocalisée) et peuvent entraver gravement nos libertés (alimentation et territoire sans OGM).

Un cauchemar : nucléaire, agrocarburants GM, obsession sécuritaire et identité nationale pourraient être les mauvais ingrédients d’une écologie sans écologiste, sans solidarité et sans précaution.

© copyright auteur de l’article
Forum
12 janvier 2008 Un "Grenelle de l’environnement" qui fait mal

Madame j’ai envoyé plusieurs fois des courriels aux FAUX verts ( sur le site national ) pour connaitre le BILAN ( hyper médiocre à mon avis ) de la période " Voynet" GOOOOOOCHE PLUUUUURIELLE 1997-2002 jAMAIS AUCUNE réponse ( ne serait-ce que par politesse ) même fauusse en langue de bois !

Comment avoir ce """ bilan """

10 juin 2007 Une combine pour faire avaler des couleuvres

En dehors de son aspect de simple propagande électorale, cette réunion annoncée à grands renforts de publicité a pour objet de faire avaler des décisions contraires aux intérêts bien compris de notre pays et de sa population.

En particulier sur le nucléaire.

Le réchauffement climatique sert la propagande des nucléocrates qui prétendent, de façon mensongère, que le nucléaire est une énergie "propre" ne dégageant pas de CO2.

En tenant compte de l’ensemble de la filière et du cycle du combustible nucléaire (mines, transport, préparation, ...) le nucléaire produit parfois (les paramètres sont nombreux) autant de CO2 qu’une centrale à gaz à cycle combiné pour chaque unité utilisable d’énergie (la chaleur est perdue et pollue les fleuves avec les centrales nucléaires).

De plus, La pénurie de l’uranium est pour bientôt. En 2015 pour être précis et dix ans plus tard, ce sera le peak uranium suivi de la décadence.

Un argument essentiel à faire connaître.

A vos plumes pour commencer la résistance dès maintenant.

29 mai 2007 Un "Grenelle de l’environnement" qui fait mal
C’est toute la différence entre politique écologique et écologie politique ! Cette dernière étant pour moi synonyme d’une rénovation des méthodes politiciennes. Ce matin sur Inter, les économies d’énergies étaient utilisées pour justifier la concurrence entre fournisseurs. Personnellement, je ne vois pas le moindre rapport...
Stéphane Ascoët - Répondre à ce message
30 mai 2007 Un "Grenelle de l’environnement" qui fait mal

Merci Stéphane Hascoët pour votre contribution cela me permet de redire que l’écologie politique n’est pas ni la science de l’écologie, ni l’écologie au quotidien.

Il y a autant de chemin et de différence entre la politique écologique et l’écologie politique qu’entre la politique sociale et le socialisme. Le socialisme est un tout, un ensemble d’idées assez complet qui se tient, des codes, des réflexes, une culture - qu’on soit d’accord ou pas, que cela évolue ou pas - c’est pas le problème. Pour illustrer cette différence : un grand patron peut être social pour autant, il n’est pas socialiste.

C’est pareil pour l’écologie politique, c’est un mode de pensée qui traite des petits oiseaux et de l’environnement mais aussi de notre rapport à la planète, aux hommes et aux femmes, de notre relation aux technologies et aux experts. Une prise en compte contemporaine de la finitude la terre (pas d’autre monde possible), de la complexité des interactions (nous polluons et ce sont surtout les habitants du Groënland, les Inuits qui trinquent), de notre fragilité. L’écologie politique remet en cause la toute puissante des hommes sur la nature ; valorise le questionnement, la précaution et l’incertitude créatrice. Pour autant, l’autonomie, la responsabilité personnelle, la capacité de chaque personne de re-prendre du pouvoir sur sa vie, sur l’éducation, sur son corps, sur son quartier ...(empowerment) est valorisé en écologie politique. Pour Les Verts, politique publique et responsabilité personnelle se conjuguent. La complexité et la diversité sont aussi des sujets fort importants.C’est pourquoi (et là j’ai certainement des amis pas d’accord) le ralliement à l’antilibéralisme, s’il est en apparence généreux, est démagogique, régressif et binaire. L’écologie politique, dans la plupart des pays, est positionnée à gauche car c’est une écologie sociale qui vaut d’abord pour les personnes les plus fragiles.


Site: Politique écologique ou Ecologie politique ?
Pascale Loget - Répondre à ce message
Brest ouVert - http://www.brest-ouvert.net