Législatives 2007 : les candidats Verts du pays de Brest résistent

- Marif Loussouarn candidate verte sur Brest Centre

Dans le sillage de l’élection présidentielle et sur fond d’abstention importante, les candidats soutenus par Les Verts et Régions et Peuples Solidaires dans la région brestoise résistent.
Le score est certes modeste : 3,10% et 4,15%
Petite consolation : à Brest, les Verts sont les premiers des petits partis se situant à gauche.
Sur les 98 bureaux de vote brestois,
les Verts recueillent en effet 1 811 voix soit une moyenne de 3,72%,
la LCR : 1 577 voix soit 3,27%,
la Gauche Alternative : 1 462 soit 2,65%,
le PCF :1 317 voix soit 2,49%.
Avec la quasi-absence de députés communistes, MoDem, LCR, Gauche Alternative,… l’absence de proportionnelle démontre, encore plus que d’habitude, son caractère profondément injuste et inéquitable. La diversité de l’opinion publique ne sera pas représentée à l’assemblée nationale, comme elle ne l’est pas au conseil général du Finistère ou dans d’autres instances désignées sur le même mode.
Mesures fiscales privilégiant les plus nantis, feu vert à l’EPR, expulsion massive programmée des sans papiers, le gouvernement Fillon-Sarkozy n’a pas été long à nous indiquer quelle sera son action à venir. La droite a tous les pouvoirs économiques, et médiatiques, elle risque d’avoir tous les pouvoirs politiques.
Les Verts du pays de Brest appellent donc à voter au second tour des élections législatives pour les candidats de gauche dans les circonscriptions de Brest centre et Brest rural.
Au delà, Les Verts participeront aux contre-pouvoirs qui vont s’avérer indispensables pour défendre la démocratie, la justice sociale et l’environnement.
Christian Bucher Porte-parole des verts du pays de Brest
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Pourquoi que les Vert-e-s brestois ne disent t-ils pas clairement qu’ils appellent à voter pour les "candidats -libéraux socialistes" ? Cela aurait le mérite de la clarté au lieu d’utiliser la terminologie " de gauche " qui est aujourd’hui malheureusement fort dévoyée .
Quand à la petite consolation d’être le "premier" des petites organisations politiques locales "de gauche". Encore une coquetterie politico médiatique. Incorrigibles. Je me souviens que nos élu-e-s brestois se targuaient d’être les " pionniers" du vote électronique. (Je sais les Verts brestois qui ont dits NON.). Dans cette société de l’ultra compétition "libre et non faussée", nos politiques ne vaudraient pas mieux que des savonnettes en manque de classement ?
Pour en revenir aux "petites organisations" locales, bien aux Verts d’avoir précisé "de gauche" car chacun aura noté le score honorable des candidats du MODEM, qui bien que de droite, prend déjà ses marques pour les prochaines élections municipales de 2008. Le MODEM-UDF ayant bien du mérite dans son résultat au regard de son actuelle représentation centriste au conseil municipal obligée d’être associé à des droites brestoises moribondes. Paradoxe.
En 2008, les Vert-e-s brestois se résigneront t-ils à un un accord de premier tour avec les libéraux socialistes brestois pour assurer sans risque une représentation symbolique ou affirmeront t-il un positionnement véritablement à gauche en prenant le risque politique de s’unir avec la liste ouverte de Gauche Alternative ?
Site: Chris Perrot : Le blog
Bonsoir,
Oui les Verts assument que, dans le contexte actuel, le moindre mal est préférable à la politique du pire. On peut ne pas être d’accord ; c’est un choix stratégique, politique. Celui de la gauche dite "extrême" et "alternative" fait parfois le jeu du pire... dans l’espoir du grand soir... que plusieurs générations ont attendu en vain...
Quant à la coquetterie politico médiatique, je souris. La politique est aussi rapport de force. Les Verts sont bien placés pour savoir que la majorité n’a pas toujours raison, mais, convaincre est un travail long qui passe par l’établissement de rapport de force avec ses alliés ou ses adversaires. Faire de la pédagogie politique (que certains alter disent vouloir faire) c’est aussi expliquer cela aux citoyens. Donc être la seconde force de gauche est important. Tout politique le sais. La coquetterie est donc votre M. Perrot, de feindre ne pas donner d’importance à cela.
Enfin, pour l’ouverture, les Verts ont montré depuis longtemps leur capacité à négocier et s’unir. Être Vert s’est évidemment être de gauche alternative ! Enfin, la participation des Verts n’est pas si symbolique que cela au sein de la majorité de Brest. Du travail de fond est fait, pas dans des conditions aussi faciles que possibles, mais il y a des expériences en démocratie participative, en transports, ...
Bref, inutile de caricaturer, le débat n’en sera que plus constructif.
Des militants verts s’impliquent aussi dans le début de construction difficile d’une gauche qui ne serait pas résignée à être inféodée au social libéralisme. Doit-on dorénavant considérer que ces militants écologistes poursuivent une stratégie de politique du pire comme M. Beugnard semble le souligner ?
Concernant les municipales de 2008, je suis heureux pour l’instant de constater que certains Verts locaux n’excluent pas pas de participer à une liste d’ouverture avec les initiateurs d’une Gauche Alternative fondamentalement à gauche.
Malheureusement la marche de manoeuvre des élus Verts brestois n’est pas toujours aussi évidente et claire. Pour l’exemple, au delà de la juste dénonciation de l’opacité des ordinateurs de vote par les élus Verts, le dossier est figé par l’autoritarisme "sectaire" de M. Cuillandre. Quand aux volées de bois ...vert que recoivent vos élus concernant leurs prises de position sur ce dossier, les socialistes ne sont pas les derniers à les leur donner, bien au contraire. Masochistes, les Verts brestois ?
Quand à la démocratie participative, vous devriez savoir que Brest reste loin de l’exemplarité avec ses conseils de quartiers fermés sur eux même à la grande déception des réelles ambitions que Michel Briand portait sur ce projet.
Maintenant, il y a certes des choses qui avancent (et heureusement) grâce au travail des élus Verts, mais M. Beugnard ayez la correction de ne pas dévaloriser à outrance les autres partenaires de gauche sur lesquels vous aurez sûrement besoin de faire alliance demain, à moins qu’être inféodé au parti socialiste et à son idéologie libérale vous convienne. Vous aurez toujours la liberté de vos alliances. Acceptez aussi la lecture que les autres militants peuvent en avoir.
Quand à l’humour en politique, cela reste une chose saine. Vous m’excuserez donc de continuer à taquiner mes amis Verts brestois au regard de leur propension à cultiver leur lyrisme médiatique.
Salutations.
Bon, je ne voudrais pas ergoter, mais, l’humour des premières phrases des réponses de M. Perrot à l’article et à ma réponse m’échappe.
Se demander "Pourquoi que les Vert-e-s brestois ne disent t-ils pas clairement qu’ils appellent à voter pour les "candidats -libéraux (socialiste)"... est peut être d’un humour douteux, mais plus probablement une tactique de communication...
Quand à me prêter des propos où je reprocherais aux militants Verts de se rapprocher de la gauche alternative et poursuivre une politique du pire, c’est également d’un humour douteux, qui tient plus du procès d’intention et du détournement de propos. C’est de plus bien mal me connaître... puisque je travaille sur Plouzané à un rapprochement avec, entre autre, l’Autre Gauche !
Mais passons. Les Verts rament. C’est vrai. Merci toutefois de reconnaître leurs efforts. Ils travaillent à défendre leurs idées.... comme tous ceux engagés en politique...
Je ne vois pas non plus dans mes propos, où j’ai dévalorisé « à outrance » les autres partenaires de la gauche. Je me suis juste permis de critiquer la stratégie du pire... On se demande où se place l’outrance... (le mot « inféodé », n’est-il pas un tantinet outrancié ?)
Où est-ce le fait de faire remarquer votre coquetterie qui serait outrancier ? (humour !)
Laissons au lecteur le soin de se faire son opinion :-)
Les Verts brestois (ou bretons) continueront à mener leur barque comme ils le souhaitent.
Deux constats tout de même :
Une des réalités est que les Verts ont souvent tendance à privilégier l’effet médiatique au fond des dossiers.
Deuxio, les Verts n’ont pas le monopole de la pensée écologique.
Quitte à ne pas être sur la même vague que l’intéressé, je laisse à M. Beugniad la satisfaction médiatique que les Verts soint les PREMIERS des petits partis. L’on se console vraiment comme on peut à la pointe Finistère mais cela ne donnera pas de sièges à l’assemblée nationale. Aucun stapontin n’étant prévu à cet effet.
Bien cordialement.
C’est gonflé, si ce n’est outrancié ;-), de prétendre que les Verts ne travaillent pas (souvent) sur le fond... communiquer est essentiel quand on a des choses à dire.
Si les Verts sont premiers (les majuscules sont inutiles ; c’est un simple fait objectif) c’est parce ce qu’il y a du fond, du travail de terrain...
Pour avoir un poids politique, il faut évidemment communiquer... D’ailleurs M. Perrot communique aussi ;-)
Le monopole de la penseé n’est chez personne... je n’ai jamais prétendu cela. Et les Verts qui prétendent le contraire sont aussi idiots que ceux qui prétendent qu’on ne peut pas être de gauche et avoir voté oui au référendum européen... et maintenant revendiquent "la vraie pensée de gauche" ;-)
Vive la confrontation d’idées... ce qui est dommage c’est que cela se fasse dans des partis séparés et donc en compétition (en concurrence)... n’est ce pas paradoxal pour des gens de gauche ? Je ne suis pas pour autant pour un parti unique à gauche... mais de la à faire 36 petits partis... qui luttent pour quelques % des voix... alors que par des négociations, comme entre Verts et UDB... on pourrait avoir une façon de faire de la politique différente... plus coopérative, plus de gauche, plus écologique... Mais, vous le savez bien, la politique n’est pas que débats d’idées, c’est hélas aussi des conflits de personnalités, d’ambitions et des rapports de force où l’on se compte...
Bon, il va être temps d’arréter les échanges... je vous suggère si vous le désirez de continuer à discuter de vive voix.
Cordialement.
Juste pour info, je ne suis pas encarté dans aucun parti politique et m’exprime en tant que citoyen. Certes, citoyen militant.
S’exprimer c’est communiquer.
Il y a une différence entre une expression de la pensée et faire de la Com’ (abréviation péjorative quand je l’utilise).
Lorsque je fais de la "communication planifiée" c’est majoritairement pour faire la promotion de manifestations associatives comme le prochain festival Trente dedans qui se déroulera du 27 juin au 01 juillet prochain à Bellevue (vl’à pour la Com’).
Quand je m’exprime via les médias pour partager mes avis, je ne m’inscrit dans aucune planification ou autre détestable stratégie.
Quand à ma petite vie militante, ce n’est pas pour être sur la photo ou pour nourrir une quelconque ambition personnelle mais pour défendre des convictions. Je peux reconnaître que mon langage peut s’avérait parfois être brut de décoffrage pour certaines oreilles fragiles ou autres suceptibilités. Cela s’adresse aussi aux gens que j’estime, sans exclusive. Personne n’a la prétention d’avoir la pensée juste. C’est la confrontation des points de vue qui fait la richesse de la vie en collectivité.
Bien cordialement.
Site: Un peu de Com’ pour l’exemple : l’adresse de mon blog perso
Le OUI (de gauche) ou le NON (de gauche) sur la Constitution européenne qui avaient été soumis à référendum en 2005 ne s’inscrivaient pas dans la même idéologie.
Comme de nombreux militants écologistes qui ont dit NON, j’avais bien pris la mesure de la portée qu’aurait pris la constitutionnalisation des politiques inscrites dans la fameuse partie III.
Quid du contenu de cette partie III ou des articles à défendre des autres parties de la "Constitution Giscard" , comme tout démocrate qui se respecte, il m’apparaissait fondamental de refuser que des politiques économiques aient valeur constitutionnelle. Ceci même si des régles économiques n’avaient été mentionnées que dans un seul article si tel avait été le cas ou même si ces régles économiques avaient correspondues à ma vision de la société idéale.
Sur la forme, le texte soumis à référendum devait être accepté en un seul bloc. Le refuser en l’état s’avérait donc incontournable. Il est bon à noter que même si ces politiques n’ont pas été "inscrites dans le marbre" constitutionnel, il y a de grandes chances qu’elles soient inscrites dorénavant "au forceps" dans l’écriture des futurs traités européens.
Quand à votre alliance avec les régionalistes, comme toute alliance politique, elle est respectable. Pas de commentaire particulier à faire en ce qui me concerne. Chacun en faira la lecture qui lui en plaira.
Quand à la "Gauche", comme moi vous aurez constaté qu’il y a des visions de la société plus ou moins complaisantes avec l’ultralibéralisme en fonction des chapelles. Le débat sur le référendum de 2005 a permis de mettre au grand jour ces clivages de sensibilité qui contribuent hélàs à expliquer les succès de la droite dure dans les urnes.
La joyeuse GAUCHE PLURIELLE ET UNIE idéalisée reste aujourd’hui du ressort du flan médiatique qu’on essaye régulièrement de nous reservir à chaque échéance électorale.
Bien cordialement.


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