"La qualité de l’eau : un enjeu de société !"
Mai 2007
Les réactions violentes de quelques partisans de l’agriculture intensive ont remis d’actualité la question de l’eau en Bretagne. Le saccage du local de l’Association "Eau et Rivières de Bretagne" et les menaces contre des militants écologistes ont suscité de nombreuses réactions des associations soucieuses de la protection de l’environnement et le développement durable.
Après des années de laxisme, pour tenter d’éviter une condamnation par l’Europe l’Etat a décidé quelques mesures de protection , prétextes à ces actions violentes.
La population en Bretagne a appris à connaitre le prix de l’agriculture productiviste : la pollution des eaux et les traitements avec un prix de l’eau deplus en plus élevé, les "crises" qui ont fait disparaître des milliers d’exploitations de « petits éleveurs », pendant que les plus « gros » prospèrent.
Elle sait que des dizaines de petits captages ont déjà été fermés, parce que trop pollués. Elle a pris la mesure de la démission de l’Etat qui a laissé des éleveurs porcins frauder avec des dépassements d’effectif de 50% contraignant les associations d’environnement à agir en justice.
Seule éclaircie dans ce ciel politico-judiciaire : la "circulaire Voynet - Le Pensec", qui a interdit toute nouvelle extension dans les cantons classés en "excédents structurels", évitant une catastophe environnementale et sanitaire bien pire.
Quinze ans après la plainte d’ "Eau et Rivières de Bretagne" auprès de l’Europe ; la commission européenne constate, que, malgré les menaces successives, 9 captages sont encore en infraction lourde : l’eau de l’Aber Wrach a ainsi dépassé plus de 200 jours la norme de 50 mg l’an passé. L’autre bassin versant très dégradé dans le Finistère est l’Horn. Comme pour l’Aber Wrac’h, l’Etat propose la réduction progressive du cheptel, sur la base du volontariat, la limitation des apports azotés, mais avec en plus la "suspension temporaire" de la prise d’eau .
Du coup, 350 000 habitants du Nord-Finistère ne seraient plus alimentés que par la seule rivière Elorn, fragilisant encore un peu plus cette rivière soumise à un prélèvement massif.
Pour les Verts, il est nécessaire :
- de refuser cette fermeture de captage, et les mécanismes qui acceptent la pollution comme les interconnexions entre les bassins versants, les usines de dénitratation ou de nanofiltration
de réserver les aides aux formes d’agriculture durable qui ne polluent pas davantage les rivières .
C’est en réconciliant agriculture et environnement que l’on maintiendra en Bretagne un tissu rural vivant.
Groupe des élu-e-s Vert-e-s
tél. 02 98 46 08 78
courriel : les.verts.brestois@infini.fr
site : www.brest-ouvert.net


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