Fret SNCF : un déraillement programmé qui aura un coût environnemental !
En Bretagne, 92% du transport de marchandises se fait par camion, 2% seulement par train

Communiqué du 5 septembre 2007
La SNCF vient d’annoncer une nouvelle restructuration de son activité fret. 262 gares n’assureront plus le chargement et le déchargement des marchandises des wagons isolés à compter du 30 novembre. On apprend par ailleurs dans les colonnes des quotidiens régionaux que d’autres gares sont menacées et parmi elles huit gares bretonnes : Brest, Landerneau, Morlaix, Plaintel, Lamballe, Dol-de-Bretagne, Janzé et Rosporden.
Nous ne pouvons que condamner cette orientation stratégique qui s’apparente selon nous à un véritable désengagement de la SNCF alors que l’entreprise publique a au contraire « un rôle de locomotive » à jouer dans un secteur désormais ouvert à la concurrence.
Le précédent plan de restructuration, connu sous le nom de Plan Véron, a jeté sur les routes déjà engorgées un million et demi de camions supplémentaires ! On se souvient que le trafic fret entre Guingamp et Carhaix avait alors été menacé mais la mobilisation des élus locaux et régionaux avait porté ses fruits. En Bretagne, 92% du transport de marchandises se fait par camion, 2% seulement par train. Les deux tiers de la consommation de produits pétroliers sont le fait du transport qui par ailleurs est le premier secteur responsable de l’émission de gaz à effet de serre.
A l’heure où les réflexions se poursuivent au sein du très médiatique Grenelle de l’environnement, notamment pour réduire les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre, il paraît absolument impensable et incohérent que le gouvernement et son ministre de l’Ecologie, M. Borloo, n’intervienne pas sur ce dossier. L’Association des Régions de France a demandé un moratoire, nous nous associons à cette demande.
Il faut au contraire construire un plan national fret d’envergure pour permettre un transfert modal, de la route vers le rail, et créer les conditions d’un développement intermodal, notamment mer-rail. Il existe des solutions pour dynamiser l’activité fret ferroviaire. L’une d’entre elle consisterait à implanter les zones d’activité le long des voies ferrées. En tout état de cause, face aux enjeux environnementaux et économiques, le gouvernement doit empêcher cette « enterrement de 1ère classe ». Le tout routier est une voie sans issue. Il suffirait de calculer le coût des externalisations de ce mode de transport pour inventer un autre futur.
Michel Balbot Président du groupe des élu-e-s vert-e-s
Contact :
Christophe Kergosien
Groupe des Elu-e-s Vert-e-s au Conseil Régional de Bretagne
13 C rue Franz Heller – 35700 Rennes
Tél. : 02 23 21 36 70 – 06 85 90 20 30 - Fax : 02 23 20 67 46
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