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Régine Roué, retour sur quinze ans de médiations numériques en coopérations sur le quartier de Kerourien à Brest

La médiation numérique sur un quartier (ici à Kerourien, cité HLM d’un peu plus de 500 logements situé en zone d’éducation prioritaire à Brest) se construit en coopération et sur un temps long (ici 16 ans !)

Au delà de pallier aux difficultés rencontrées par les personnes éloignées des écrans, Régine Roué nous parle ici de sa démarche en écoute et en facilitation où le numérique est aussi un outil du pouvoir d’agir.

Cet article est l’occasion de revenir sur deux projets Internet pour tous en habitat social et le travail avec le collége et l’école. La lecture du journal Couleur Quartier, le magazine a-brest, la TV quartier libres permettront d’en savoir plus sur les nombreux projets et initiatives animés par Régine.


Bonjour Régine est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Régine Roué, je suis salariée de laLigue de l’enseignement depuis de nombreuses années. Je suis sur un poste de médiation numérique dans le quartier de Kerourien depuis 2003. Auparavant, j’étais en responsabilité de structure au sein de la ligue dans un patronage laïque. Je suis arrivée à la médiation numérique un peu par hasard lorsqu’un profil de poste a été proposé. Le numérique était déjà un de mes choix au niveau scolaire : en terminale j’étais prise en IUT informatique à Lannion mais j’ai dû décliner parce que mes parents n’avaient pas beaucoup de moyens pour prendre en charge une formation dans une autre ville et j’ai donc choisi une autre voie sur Brest.

Si tu avais quelques mots clés pour te présenter quels seraient-ils ?

Éducation populaire, parce que je baigne là-dedans depuis toute petite avec mes parents, puis dans mon engagement associatif et aujourd’hui comme salariée de la ligue l’enseignement.

Multiculturelle, parce que ma mère est d’origine tahitienne et que j’ai vécu longtemps à Tahiti. Cela m’a apporté une ouverture et une autre culture : les tahitiens sont réputés pour être très ouverts et accueillants.

Curieuse, j’aime beaucoup expérimenter.

Dans ton parcours, éducatif, associatif ou de travail qu’est-ce qui t’a amené à t’impliquer dans les pratiques de coopération ?

Il y a un peu de tout cela. Mes parents étaient déjà militants associatifs et en outre-mer j’ai vécu dans une culture d’échange de savoirs, de trocs. Et ensuite, j’ai pratiqué la coopération dans un mixte du parcours associatif et professionnel. La coopération est (ou devrait être) un des fondamentaux de l’éducation populaire. C’est aussi une histoire de génération et de changement de posture, en particulier par les anciens militants qui en sont plus éloignés et… l’éducation populaire peut aussi être parfois un peu violente.

Si tu avais à raconter un ou deux projets de coopération dans lequel tu t’es impliquée quels seraient-ils ?

Celui qui m’a le plus marqué est Internet en habitat social. C’est un projet complet qui relie accompagnement, expérimentation, changement de posture, facilitation de la vie des gens au quotidien, observation des usages. J’étais médiatrice du numérique sur le quartier de Kerourien depuis 2003 [1] où j’ai développé toute une série de micro projets dans le cadre de l’appel à projets multimédia de la ville de Brest. [2]


Bannière du site Couleur Quartier un des projets proposé par Régine dans le cadre de cet appel à projet et qui rend compte de la richesse des initiatives du quartier.

Et nous avons constaté que le frein à l’époque pour se mettre au numérique était la question du coût de la connexion à Internet. La municipalité a proposé avec Brest Métropole Habitat de mettre à disposition des habitants pendant neuf mois un accès à Internet gratuit en habitat social avec un accompagnement à domicile et des formations. Cette expérimentation était suivie d’un vote au bout de neuf mois pour valider ou pas l’intérêt de ce service pour un coût faible d’environ 1€ par mois [3].

Ce projet était vraiment coopératif parce qu’ il nécessitait la coopération du centre social, du bailleur social, de la mairie, de la confédération syndicale des familles. Il a aussi donné lieu à une observation sociologique avec le laboratoire des usages Marsouin et des interviews des personnes à leur domicile pour comprendre les usages et non usages. (voir l’encart plus bas)


La remise des visas numériques, formation ouverte gratuite associée au projet internet pour tous en habitat social

Tout n’a pas été simple parce qu’au début le fournisseur d’accès voulait mettre la pression et pousser à la vente d’autres services . Il a fallu que l’on s’associe à l’association des locataires (la Confédération Sociale des Familles sur le quartier), partenaire du projet, pour recadrer les choses.

C’est un projet bien réfléchi qui se construit ensemble au fil du temps où on essayait et réadaptait au fur et à mesure s’il y avait des écueils. Cette démarche de réadaptation en continu, d’écoute est importante. Ce projet Internet en habitat social continue aujourd’hui, mais nous avons eu la chance de bénéficier de moyens supplémentaires pour cette expérimentation sur neuf mois.

Consultation des locataires après un an d’accompagnement

Internet pour tous en habitat social : l’internet à 1 € adopté sur le quartier de Kerourien (Brest) [4]

Avec 61% de votes positifs, les locataires de Brest métropole océane se sont prononcés pour la mise en place d’un accès à internet à bas coût sur la cité de Kérourien.

Ce dispositif va maintenant pourvoir diffuser dans l’habitat social de l’agglomération brestoise au fur et à mesure des demandes.

Dans le projet Internet en habitat social tu as expérimenté de l’accueil dans un appartement de la cité est-ce que tu peux nous en dire deux mots ?


Au début, en 2003, le point d’accès public à Internet était un appartement mis à disposition par BMH avant qu’on intègre le Centre Social en 2008. Cela permettait d’avoir une population plus diverse, les gens venaient un peu dans cet appartement comme s’ils venaient chez moi (j’ai même eu droit lors intervention à l’extérieur de Brest à une petite banderole marquée « Chez Régine »)..

Cela a créé une ambiance très conviviale et un peu familiale comme si l’on recevait à la maison. L’espace multimédia était dans la salle à manger, on prenait le café dans la cuisine on avait de l’espace qui était aussi partagé avec d’autres acteurs du quartier. Cela a aussi permis à ce que ce projet prenne de l’ampleur et intègre le Centre Social. De beaux projets sont nés comme l’accompagnement des jeunes filles qui avaient des soucis dans la cité. J’avais une population très mixte qui a été un peu perdue lorsque l’espace s’est déplacé au centre social. [5]


Régine Roué à une présentation du projet multimédia de quartier aux rencontres de la Délégation Interministérielle à la Ville en 2010 qui cherchait à intéresser les acteurs de la politique de la ville aux questions du numérique.

Tupperweb ?

C’est une autre expérimentation de ce temps de découverte : une personne qui avait pris la connexion Internet invitait deux ou trois personnes de sa connaissance, amis, voisins pour découvrir le numérique sur un format qu’à fait connaître une certaine société autour de la cuisine. On échangeait pendant une heure ou une heure et demie autour d’un café. C’était convivial et simple.

Qu’est-ce que le suivi par le laboratoire des usages Marsouin t’a apporté ?

Souvent quand on travaille on ne prend pas le temps de faire un pas de côté pour analyser sa pratique. Cette observation m’a permis de le faire personnellement et aussi pour les gens qui ont participé à l’enquête et qui ont été interviewé, cela a remis certains en mouvement parce que cela valorisait leurs compétences.

Identifier les non-usagers et mieux comprendre les situations de non-usages.

Enquête participative à Kérourien (Brest)

jeudi 21 août 2008, par Annabelle Boutet-Diéye, Jocelyne Trémenbert

Du printemps 2007 au printemps 2008, nous avons mis en œuvre une enquête dans un quartier de Brest, le quartier de Kérourien [1] . Kérourien constitue une zone d’habitat social dense où les HLM de l’OPAC prédominent. En outre, c’est un quartier classé en zone urbaine sensible (ZUS).

Cette enquête participative [6] avait pour objectif de récolter des informations sur les limites et les freins à la diffusion des TIC et améliorer les connaissances en matière de profil des non-internautes.
Le second objectif visait à « démocratiser » les outils statistiques en permettant à un groupe d’habitants de participer à l’ensemble du processus d’une enquête par questionnaires.

voir aussi : Etude sur les usages et non-usages des TIC dans le quartier de Kerourien (Brest), Projet « Internet pour tous » ,le rapport, novembre 2009 (pdf 77 pages)

Un second projet ? : La coopération avec le collège

Depuis que je suis arrivée sur le quartier, en 2003, je travaille en partenariat sur le temps scolaire avec le collège de quartier (le collège La Fontaine Margot voir aussi pour ces dernières années l’interview du principal sur Bretagne Educative). C’est une chance que l’éducation populaire puisse rentrer dans le collège depuis si longtemps et sur le temps scolaire alors que souvent la place de l’éducation populaire est plutôt sur le midi deux. On a construit de beaux projets en coopération qui ont aussi fait changer la posture des professeurs. Dans l’enseignement cette dynamique de coopération avec des acteurs extérieurs n’est pas naturelle.

Cela avait aussi démarré avec le projet Rasi [7] initié en 2001 (réseau animation scolaire et internet) un projet innovant à l’époque mais qui était un peu compliqué, avec un pilotage par le collège qui ne laissait pas beaucoup de place aux autres partenaires.

Ce partenariat se fait aussi avec l’école du quartier sous la forme d’une « semaine du numérique » qui nous semble plus productive. On aborde sur deux jours les réseaux sociaux avec des soirées parents puis deux jours sur la fabrication numérique pour l’appréhender et montrer que c’est abordable par tout le monde et une autre soirée pour les adultes sur cette thématique et on finit par une journée au collège pour que les élèves de l’école découvrent leur futur collège. On termine avec un plateau télé avec un retour sur les expériences de la semaine.

Retour en images sur la semaine du numérique dans Couleur Quartier

Donnons la parole aux enfants après toute une semaine autour du numérique : c’est notre façon de faire un bilan et de de vous le partager !

On a aussi réalisé avec les collégiens de 5ème Segpa un jeu de plateau sur les réseaux sociaux primé dans un appel à projet régional de la MAIF cette année. De la démarche de projet à la phase de test, c’est vraiment eux qui ont construit les questions du jeu, le prototype, et découvert aussi la fabrication numérique. Le but était qu’ils appréhendent la question des réseaux sociaux et leurs usages. Ce projet nous a permis de les familiariser avec toute une série d’outils numériques. À travers ce projet ils ont été valorisés, c’est aussi cela que permet la médiation au numérique.


Le jeu arobase dans Couleur Quartier

Est-ce que tu penses que sur un quartier d’éducation prioritaire ce travail avec les jeunes est important ?

C’est indispensable, il faut avoir une cohérence à l’échelle du territoire. Lorsqu’il n’y a pas de cohérence, il y a des failles et les jeunes s’y engouffrent. Si l’on voit des dérapages pour certains jeunes, c’est aussi parce que l’on n’a pas été cohérent à certains moments, que l’on n’a pas su les accompagner. Lorsque l’on parle franchement entre les partenaires de ce qui se passe on avance déjà d’un grand pas, cela apaise.

Ton expérience à Kerourien t’a permis aussi de rencontrer d’autres acteurs à Autransou ailleurs à l’invitation de la ville de Brest ou de la ligue d’enseignement..

Cette ouverture est venue au départ de la ville de Brest, parce que la ligue de l’enseignement s’est rendue compte plus tardivement de l’importance du numérique. Cette ouverture m’a permis de faire de belles rencontres à Autrans, au Forum des usages coopératifs. Des rencontres autour de l’e-inclusion avec ATD quart monde [8], avec d’autres mondes encore plus en difficulté que les populations de Kerourien. Ces rencontres permettent de se conforter dans ce que tu fais, avoir envie de continuer et apportent de la reconnaissance.



Régine Roué aux rencontres d’Autrans 2011 avec Louis Julien de la Bouëre à l’époque animateur multimédia à Plouarzel et aujourd’hui acteur du collectif Tiriad

À la ligue de l’enseignement, mon poste a changé depuis trois ans, avec un mi-temps pour l’accompagnement numérique des associations et au sein de la Ligue, c’était une condition pour qu’une revalorisation salariale soit possible et je suis maintenant à mi-temps sur Kerourien.

J’ai aussi suivi la première formation Animacoopà Brest. Je trouve que c’est un beau projet. On n’y fait de belles rencontres avec Jean-Michel Cornu, Laurent Marseault et des personnes qui viennent de différents milieux. Cela a apporté beaucoup dans la coopération autour de Brest, qui est un peu connue pour cette ouverture et ce réseautage.

L’accès public Internet a beaucoup changé avec au fil du temps une dimension sociale et accès aux droits plus importante peux-tu nous dire deux mots du projet Net @ l’emploi ?

En 2008 on a lancé un atelier en coopération avec ICEO, un service qui travaille autour de l’insertion. J’avais une collègue qui intervenait individuellement auprès de personnes en recherche d’emploi, de mon côté j’avais beaucoup de sollicitations pour faire des CV, pour accompagner sur des démarches en ligne. Et plutôt que de continuer à intervenir chacune notre côté, on a lancé l’idée d’un atelier emploi insertion qui a lieu toutes les semaines depuis 2008 maintenant et où l’on travaille en co- animation. J’apporte des compétences en médiation numérique et elles son accompagnement en médiation à l’accès à l’emploi. On arrive ainsi à créer des projets collectifs qui sont un beau succès. Certaines années on a été au chômage technique parce que les personnes que l’on accompagnait étaient toutes parties en emploi. On arrivait à refaire prendre confiance aux gens et à partir sur des projets en coopération, même ce n’était pas toujours sur de l’emploi. C’est le cas du projet le « cabas des champs ». On a aussi lancé des ateliers autour la cuisine du monde pour faciliter l’apprentissage du français, le numérique nous fait partir parfois dans toutes sortes de pratiques autres.



voir Bilan Net @ l’emploi (2013-15) dans Couleur quartier

On travaille maintenant avec la coopérative pédagogique numérique, ATD quart monde, la ligue de l’enseignement et le collège sur la construction d’un escape game pour les non recours et l’accès aux droits. Ce jeu va être présenter aux deux jours temps forts pour la solidarité les 22 et 23 novembre pour montrer la complexité des démarches en ligne pour les gens un peu éloignés du numérique.

Si tu avais à citer une difficulté dans la coopération qu’elle serait-elle ?

Cela prend du temps. La notion de temps est importante. Pour certaines personnes il y a besoin de plus de temps pour arriver à la coopération, quatre ou cinq ans parfois.

La coopération c’est vraiment un changement de posture. Au collège je suis plus en relation avec la professeur documentaliste et je trouve qu’elle change de posture, qu’elle est plus ouverte.

Un autre frein à la coopération et pour certains l’impression d’être dépossédé. Et il faut faire comprendre que ce n’est pas une dépossession que c’est au contraire une transformation au sein du projet et avec les personnes que tu accompagnes en coopération.

Et en facilitation ? qu’est-ce qui te semble facilitateur pour la coopération ?

Je pense qu’il faut être très à l’écoute, et que c’est un savoir-être qui doit être en toi. Facilitation et coopérations vont bien ensemble je pense que l’on doit être des facilitateurs en coopération comme le disait un projet Erasmus à Prague auquel j’ai participé en 2008, à l’invitation de la Ligue de l’enseignement.

Est-ce qu’il y a des lectures ou des personnes qui t’ont influencé au niveau de la coopération ?

J’ai fait toutes mes formations avec les francas et il y a un livre qui m’a marqué sur la coopération et l’éducation populaire : Coopération et éducation populaire (Patricia Loncle)

J’aime beaucoup lire autour du numérique et j’apprécie particulièrement Dominique Pasquier. [9] Il y a des similitudes entre ce qu’elle décrit en milieu rural et ce que l’on retrouve dans les quartiers . À travers les enquêtes qu’elle décrit je me suis retrouvée avec le projet Internet en habitat social.

Avec un peu plus d’une quinzaine d’années de pratiques sur la médiation numérique qu’est-ce qui te semble avoir changé dans les difficultés des personnes ?

En 2003 le frein était la connexion. Ce frein permettait aussi une gestion des usages, on se déconnectait un peu plus. Maintenant on est tout le temps connecté.
L’évolution a été très rapide. La dématérialisation va beaucoup trop vite pour les gens dont beaucoup sont encore éloignés du numérique. Ce qui pour moi, pose un gros souci et d’autant plus pour les populations encore éloignées et le public senior pour qui c’est un peu compliqué.

Ce qui est difficile aussi, c’est le changement posture vers la coopération pour les travailleurs sociaux. Ils ne sont pas toujours très à l’aise avec le numérique mais qui ne font pas forcément le lien avec les espaces multimédias en invitant leurs publics à y aller. Peut-être une forme de crainte de dépossession de leurs publics ?


[1] Voir par exemple " A Kerourien, l’espace public multimédia est plus qu’un Point accès public Internet"
article publié par Monique Férec Journaliste pour @-brest et publié le 26 janvier 2005 et la page de 2008 sur wiki-brest

[2] Parmi les projets entre 2003 et 2009
-* Atelier musique à Kérourien http://www.a-brest.net/article3561.html
-* Auto-financement d’ordinateurs par les jeunes à Kerourien : http://www.a-brest.net/article3716.html
-* Enquête auprès des non-usagers d’Internet par les habitants et pour les habitants : http://www.a-brest.net/article2811.html
-* L’informatique au service de l’accompagnement scolaire / collectif de partenaires engagés dans l’accompagnement scolaire sur le quartier de Kerourien (2005) http://www.a-brest.net/article1786.html
-* Projet d’aide à l’apprentissage du code de la route sur les quartiers de Kérourien/ Kéranroux : http://www.a-brest.net/article1795.html
-* le site couleur quartier : http://www.couleurquartier.infini.fr/

[3] Cet accès est rendu possible par le réseau câblé qui dessert tous les logements pour la télévision. Le faible coût est pris en charge si le vote est positif dans le cadre des charges locatives pour tous les habitants ?

[4] voir aussi [Internet pour tous à Kerourien : Bilan de l’expérimentation conduite sur le quartier de décembre 2009 à octobre 2010→https://www.a-brest.net/article7418.html] et [Internet pour tous à Kérourien : bilan de la médiation numérique→https://www.a-brest.net/article7741.html]

[5] Lorsque les personnes viennent au centre social ils sont vus alors que venir dans un des immeubles est plus neutre par rapport à certaines formes de contrôle social (sur les jeunes femmes en particulier)

[6] Nous entendons par enquête participative une enquête à laquelle a été associé un groupe d’habitants qui a pu ainsi participer aux différentes phases, de la conception en passant par la passation et le traitement des données. Les résultats ont été ensuite présentés devant différents acteurs locaux. La méthode employée s’est inspirée d’une expérience menée en région parisienne dans le cadre d’un atelier santé-ville communal mené à Dugny et Blanc Mesnil en 2006. Elle consiste en 4 Co : concertation, Co-réflexion, Co-décision et co-mise en œuvre.

[7] Voir l’article de Daniel Charbonnier « Le RASI : au service des collégiensd’une ZEP brestoise « , pdf 5 p., archives du CNDP.

[8] Voir Les TIC, facteur d’estime de soi et de lien social, mars 2006 publié sur a-brest.net

[9] L’internet des familles modestes : Enquête dans la France rurale, Paris : Presse des Mines, 2018
« L’internet des familles modestes : les usages sont-ils les mêmes du haut au bas de l’échelle sociale ?  » [archive], sur Internet actu, 21 septembre 2018.

@Brest

Site coopératif du groupe citoyenneté et nouvelles technologies du pays de Brest
URL: http://www.a-brest.net
Posté le 30 octobre 2019 par Michel Briand
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