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Pour que vive la langue bretonne !

Les Verts bretons vont rencontrer les organisations de défense de la langue bretonne et soutiennent la motion de l’Union des Enseignants du Breton renforçant les compétences de la région en matière de bilinguisme

Hep brezhoneg breizh ebet !

Le Conseil Politique Régional des Verts de Bretagne, réuni à Rennes le dimanche 23 septembre 2007, a adopté deux motions sur la langue bretonne.

1ère motion :

« Le Conseil Politique Régional des Verts de Bretagne, réuni à Rennes le dimanche 23 septembre 2007, déplore les attaques constantes et la politique de mépris dont a été victime la langue bretonne depuis le début de l’année 2007. Les exemples sont trop nombreux du peu de cas que fait l’État français de la perpétuation de la langue bretonne :

– Refus d’ouverture de classes bilingues alors que toutes les conditions sont réunies, en contradiction avec les engagements de l’État (notamment la circulaire 2001-167 de l’Éducation nationale) : à Guichen (35) où 24 enfants étaient inscrits, Ploeren (56) où 19 enfants étaient inscrits ;

– Fermeture de classes, transformation de postes bilingues en postes monolingues ou refus d’ouverture de postes même en cas de besoins criants : à Lorient-Merville fermeture d’une classe bilingue alors que 16 nouveaux enfants étaient demandeurs, à Guidel où une enseignante bilingue partant à la retraite va être remplacée par une enseignante non bretonnante, à Cavan (22) où malgré 42 enfants en maternelle l’inspecteur d’académie refuse la création d’un nouveau poste, etc. ;

– La volonté du ministre Darcos de réduire le niveau d’exigence linguistique des écoles bilingues ;

– Les difficultés constantes de Diwan à trouver des locaux décents et des financements pour pouvoir se développer dans de bonnes conditions ;

– Refus de subventionner des crèches en langue bretonne par la CAF du Morbihan et un centre de loisir en breton par la CAF d’Ille-et-Vilaine ;

Les Verts ne peuvent que dénoncer cette politique d’affaiblissement de la filière bilingue, et plus généralement cette politique de discrimination linguistique, alors même que l’UNESCO a classé le breton parmi les langues en danger d’extinction. Les Verts réclament la reconnaissance de l’égale dignité de toutes les langues, la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, la coofficialisation des langues régionales dans leurs territoires respectifs, et une politique dynamique de développement de la place du breton dans l’enseignement, les médias et la vie publique.

Le CPR de Bretagne, refusant la mort de la langue bretonne, décide donc de tirer la sonnette d’alarme, de travailler à alerter le grand public de cette politique en contradiction avec tous les engagements de la France et d’interpeller les pouvoirs publics. Il est décidé d’organiser le plus rapidement possible une rencontre entre les Verts et les organisations de défense et de promotion de la langue bretonne pour faire l’état des lieux des problèmes que rencontre le développement du breton dans l’enseignement, les médias et la vie publique. Cette rencontre aura comme objectif de donner lieu à une conférence de presse et si possible à une prise de position commune. »


2ème motion :

Appuyer la motion de l’UGB sur les projets de Darcos et le CPER (Contrat Plan Etat région)

« Le Conseil Politique Régional des Verts de Bretagne, réuni à Rennes le dimanche 23 septembre 2007, en accord avec la position de l’UGB (Union des Enseignants du Breton), soutient que la situation actuelle de l’enseignement en breton nécessite de :

– Fixer le niveau B1 en ce qui concerne l’expression orale et B2 en ce qui concerne la compréhension orale et écrite en fin d’école primaire, permettant ainsi le bon suivi des cours de disciplines non-linguistiques en collège,

– Donner à la Région les compétences en matière de choix d’implantation de sites bilingues et la compétence de fixer le nombre de postes d’enseignants nécessaire au fonctionnement des filières.

Nous estimons qu’un contrat ne prenant pas en compte ces nécessités régionales serait dangereux pour l’avenir de la langue bretonne et demandons donc aux élus du Conseil Régional de refuser tout texte ne répondant pas à ces attentes. »

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Posté le 24 septembre 2007
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