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Le 17 mai 2006, l’ex-Clémenceau réduit à l’état d’épave entrait dans le goulet de Brest

Le "Clem" : un dossier en RADE !

un document du Comité de vigilance ex-Clémenceau

jeudi 11 octobre 2007

le 17 mai 2006, l’ex Clémenceau réduit à l’état d’épave entrait dans le goulet de Brest pour accoster à l’aide de puissants remorqueurs dans le port militaire. Les Brestois héritaient d’un encombrant cadeau qu’ils n’avaient pas demandé. Mais de cet imposant et imprévu déchet métallique , ils comptent bien en faire aujourd’hui un atout : Brest et son port remplissant toutes les conditions nécessaires pour être un maillon d’une filière de déconstruction à l’échelle nationale ou européenne.

A l’occasion de la réunion décentralisée du Grenelle de l’environnement qui se déroulera à Brest le 16 octobre, le Comité de vigilance Ex-Clémenceau a sorti une brochure relatant son année d’existence et toutes les initiatives citoyennes, associatives ou politiques prises durant cette période en faveur de la mise en place d’une filière de déconstruction de vieux navires dans laquelle le port de Brest serait actif.

A vendre, da werzhañ !?

Pour une filière exemplaire de déconstruction des vieux navires à Brest

Retour de l’ex-Clemenceau, à Brest, le 17 mai 2006, après un périple maritime et juridique entre la France et l’Inde. Photo Mor Glaz

Avant son arrivée, l’association Mor Glaz a organisé une table ronde, le samedi 8 avril 2006, sur la création d’une activité industrielle de déconstruction de vieux navires.

Ce qui résulte de cette table ronde est : pourquoi pas à Brest ? En indiquant qu’un chantier de déconstruction a déjà existé à Brest après la seconde guerre mondiale. Ce chantier a éliminé 1700 épaves gisant au fond de la rade.

http://www.brest-ouvert.net/article2607.html


L’appel à une manifestation pour accueillir l’ex-Clemenceau.

A l’initiative de L’Université Européenne de la Paix, des associations et des partis politiques se sont entendus, lors de la réunion du 27 mai 2006, sur quelques principes.

- Refus de voir l’ancien porte-avion rester rouillé dans notre rade.
- Nécessité de traiter nous-mêmes nos déchets.
- Oui à la création d’une filière de déconstruction de navires à Brest, dans la transparence et la démocratie, avec de réelles garanties en matière d’écologie, de protection des salariés et de pérennité de l’activité qui ne doit gêner en rien les autres activités locales.

http://www.brest-ouvert.net/article2702.html

C’est le début du comité de vigilance de l’ex-Clemenceau, qui sera officiellement créé le 7 juin 2006. La charte est lue à l’arrivée du Clem. « Nous savons comment il a été construit, nous devons être capables de le déconstruire. Nous pensons même que ça peut être une opportunité pour Brest : il y a des dizaines de navires militaires à traiter et quantité de navires civils ; Brest possède des compétences et des équipements pour développer une filière économique exemplaire en ce domaine. Il s’agit d’une filière économique d’avenir ?... ».


Création d’une filière de démantèlement des navires en fin de vie ? Débattons-en !

C’est le premier débat public organisé par le parti communiste, le 14 juin 2006.

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(Photo PCF brestois)

Maxime Paul – Président du groupe des élus communistes et citoyens, adjoint au maire de Brest. « J’espère que cette mobilisation sera à la hauteur de l’enjeu. »

Les intervenants : Hélène Luc – Sénatrice du Val-de-Marne, Vice-présidente de la commission de la défense de l’Assemblée Nationale, Vice-présidente du groupe communiste et républicain de l’Assemblée Nationale. Jacques Brunhes – Député des Hauts-de-Seine, Membre de la commission de la Défense de l’Assemblée Nationale, Vice-président du groupe communiste et républicain de l’Assemblée Nationale. Jean-Louis Naudet – Secrétaire Général de la FNTE – CGT. Animateur du collectif confédéral CGT chargé de la question de la déconstruction des navires en fin de vie.

Madame La Sénatrice tira les enseignements du fiasco du Clemenceau. Monsieur Le Député intervint sur la lutte politique en cours pour faire émerger une filière de démantèlement. Monsieur Naudet exposa ses réflexions et revendications syndicales sur la filière de démantèlement à créer.

Pour plus d’information : pcf_brest@yahoo.fr


Le vœu du comité de vigilance

Il a été voté à l’unanimité lors du conseil communautaire du 27 octobre 2006.

Les deux principaux axes du vœu sont :

- Le Conseil de Communauté demande au gouvernement de se doter des moyens permettant la déconstruction de l’ex Clemenceau à Brest en se projetant sur un projet industriel de filière de déconstruction brestoise compatible avec la vocation des professionnels et outils locaux.
- Brest Métropole Océane propose d’organiser prochainement un tour de table avec les acteurs locaux


Conférence proposée par le comité de vigilance.

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(Photo les verts brestois)

La réunion publique, du 7 décembre 2006, est animée par Annie Thébaud-Mony, porte-parole de Ban Asbestos France, directrice de recherche INSERM, sociologue.

Le thème est : "Quelles protections sanitaires pour les travailleurs et la population ?"

Le sujet de l’amiante et des conditions de travail en Inde a été longuement abordé durant la réunion ainsi que la difficulté de faire respecter le droit international. Une étude indienne montre qu’à Alang, un travailleur sur six présente des signes d’asbestose.

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(Photo master2 EGEL)

http://www.brest-ouvert.net/article3123.html

Annie Thébaud-Mony préconise d’interdire l’amiante au niveau mondial. Il faut aussi que les précautions qui sont prises en Europe soient les mêmes précautions qui seront prises en Inde et ailleurs.

http://www.brest-ouvert.net/article3126.html


Conférence de master 2 EGEL à la Fac Ségalen Dans le cadre d’un cycle de tables rondes « vagues d’échanges sur le littoral », les étudiants en master expertise et gestion de l’environnement littoral, le 23 janvier 2007, organisèrent cette conférence sur la thème : « Le démantèlement des navires : vers la mise en place d’une filière industrielle » .

Intervenants :
- Jean-Louis Savereux, Avocat spécialisé en droit maritime
- Pierre Leca, Chef de la Division Environnement à la Préfecture Maritime de Brest
- Michel Glémarec, Professeur honoraire d’océanographie, UBO
- Jean-Paul Hellequin, Président de l’association Mor Glaz
- Patrick Appéré, Vice-Président de Brest Métropole Océane.

Les questions préparées par les étudiants et les réponses des intervenants donnèrent un éclairage lucide et juridique sur ce dossier.

master2egel@yahoo.fr (pour toute information).


Des interventions vers les collectivités publiques.

Nous avons écrit au commissaire européen à l’environnement, Monsieur Stavros Dimas. Cette initiative est pour promouvoir les compétences et les atouts brestois. La direction générale environnement nous a répondu en stipulant que : « La Commission européenne est entrain de préparer un livre vert sur l’amélioration du démantèlement des navires… ». Et elle « salue toutes les initiatives pour améliorer la situation actuelle du démantèlement des navires… ».

Nous avons informé le président du conseil régional Bretagne, Monsieur Le Drian, de notre démarche auprès de la Commissaire européen à l’environnement. Il nous a répondu en précisant q’il a demandé « d’étudier la faisabilité de la création d’une filière de déconstruction navale à Brest. ».


La table ronde de Brest Métropole Océane

Elle avait été formulée lors du vœu, le 19 mars 2007, Le président de Brest Métropole Océane, François Cuillandre, organisa la table ronde. Ce qui nous a permis de connaître le point vue de chacun. Par contre, nous avons regretté l’absence de la Marine et de la députée Marguerite Lamour.

http://www.brest-ouvert.net/article3400.html


Le rapport de la mission interministérielle sur le démantèlement des navires civils et militaires en fin de vie

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(Photo master2 EGEL)

Le 28 mars 2007, la commission interministérielle rend son rapport au premier ministre. Le comité de vigilance constate que l’orientation politique du rapport est très claire, « partout ailleurs, sauf ici ». Nous sommes parfaitement conscients de la désindustrialisation rampante que subit Brest. Ce qui ne permet pas de décliner la possibilité de créer des emplois pérennes.

- http://www.brest-ouvert.net/article3421.html


L’élection présidentielle 2007

Le comité de vigilance avait écrit aux différents candidats à l’élection présidentielle pour demander leurs regards et leurs éclaircissements sur une filière de déconstruction de navires à Brest.

Madame Royal, Madame Voynet et Monsieur Sarkozy nous ont répondu. Ils approuvent notre démarche.

Mr Sarkozy nous indique « Cette idée ne peut qu’enrichir le grand débat public que je souhaite avoir au service de la préservation de l’environnement ».

-  http://www.brest-ouvert.net/article3591.html


L’élection législative 2007

Nous avons envoyé un courrier aux différents candidats des circonscriptions Brest rural et Brest ville. Nous indiquons dans cette lettre que « Le pays de Brest possède de nombreux atouts, des installations de construction et de réparation navales et d´un pôle de compétitivité mer.

L´idée d´une économie verte, créatrice d´emplois, commence à faire son chemin malgré des freins, culturels notamment. De plus, nous avons toujours mis en avant le traitement des produits toxiques, qui ne se limitent pas à l´amiante, comme incontournable, domaine où Brest, avec le CEDRE, possède des compétences à développer. La responsabilité morale et financière de l´Etat, propriétaire des navires de la Marine Nationale, est incontestable ».

Le but était de mettre en évidence que Brest peut se développer en utilisant des compétences dispersées sur le pays de Brest.


Le livre vert de la commission européennes sur l’amélioration des pratiques de démantèlement des navires

Le rapport fait un état des lieux exhaustif sur les relations entre la réglementation européenne, les conventions de l’OMI et la responsabilité des Etats. Il met en lumière la réalité économique du transport maritime et les écarts des conditions de travail et environnementaux entre l’Europe et l’Asie du sud-est. Mais le rapport reste prudent sur la manière de constituer une filière de déconstruction en Europe, tout en donnant des pistes de travail possibles.

Pour Brest, le rapport nous permet de comprendre que la viabilité économique d’un « chantier vert » est primordiale. Et l’on peut préjuger que le marché du démantèlement soit segmenté.

- http://ec.europa.eu/environment/waste/ships/pdf/com_2007_269_fr.pdf


Grenelle de l’environnement du 16 octobre 2007

Le 17 mai 2006, l’ancien vaisseau amiral de la flotte française, le Clemenceau, revenait dans le port qui l’a vu naître : Brest.

La déconstruction dite « exemplaire » de navires doit inclure de nombreuses compétences combinées pour garantir la sécurité du personnel et le besoin de respecter des délais. Ce qui implique la mise en œuvre des technologies les plus avancées et les plus performantes en matières de protection sanitaire et environnementale.

Brest possède des compétences industrielles et techniques exigées par le démantèlement des navires en fin de vie. Cependant, une véritable filière incluant le désamiantage, le retraitement et la valorisation des matériaux, ne pourra émerger sur le bassin d’emploi brestois qu’avec l’impulsion d’une volonté politique locale, relayée à tous les niveaux de décision, jusqu’au niveau européen.

De plus, Brest peut se développer en utilisant des compétences dispersées sur le pays de Brest. Il nous semble incontournable d’inclure le pôle compétitivité mer. La recherche doit être mise à contribution. Ce qui se sera possible en élargissant la réglementation REACH sur les produits chimiques récemment adoptée (règlement (CE) n° 1907/2006). Les subventions communautaires et des aides d’État en faveur du transport maritime doivent être rationalisées et conditionnées, en intégrant les substances utilisées et la déconstruction, pour tous les nouveaux navires.

Dans ce cadre, nous favorisons une capacité de recherche et de développement qui relève le niveau d’exigence. Pour la ville de Brest, cela lui permettra de constituer un véritable pôle de déconstruction.

Pour le financement de « chantier vert », on peut entrevoir une écotaxe maritime à deux niveaux :
- en taxant les marchandises entrant dans les ports européens.
- en augmentant la taxe portuaire. Ce financement permettra un démantèlement sûr et écologiquement rationnel des navires.

Après un an et demi d’existence, le comité de vigilance ex-Clémenceau est en capacité de faire des propositions concrètes et réalistes. Cette situation est due à la volonté et à la rigueur des différentes associations et partis politiques qui ont travaillé ensemble dans la transparence.

Yann Masson Coordinateur du comité

La pétition du Comité à télécharger, à signer et à faire signer

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Contacts :

Comité de vigilance ex-Clemenceau
- 1, rue de l’harteloire- 29 200 Brest
- courriel : ex.clemenceau@yahoo.fr (Université Européenne de la Paix, AE2D, Mor Glaz, Greenpeace, ARAC, SEPNB-Bretagne Vivante, Les Verts, L’Autre-gauche-BNC, le PCF, la LCR, l’UDB, Frankiz Breizh, PRG).

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Forum
22 octobre 2007 Le "Clem" : un dossier en RADE !

Dans le Golfe de Guinée le 22Oct007

Bonjour a tous,

Gardez l’espoir, la conviction, l’envie de bien faire, le dossier n’est pas en RADE, ils doivent nous ecouter..., vous n’etes pas seul, nous avons tous une fin secrete a cette Histoire. Battez-vous jusqu’au dernier souffle, nous avons cette chance de rever, d’entreprendre, d’imaginer autre chose. A bientot...

N21xx007


Site: Le Clem, une chance, un avenir...
12 novembre 2007 Le "Clem" : un dossier en RADE !

Cassis,le 12 nov 2007

T’inquiètes pas ma ninette, on les boiras un jour ces mojitos sur le pont du Clem et cet immense complexe prendra vie... Lâches pas l’affaire et continues à rêver un jour ce sera enfin réalité.. A+... K

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