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Pollution par les pesticides : il n’y a pas que la Martinique qui trinque ...

Il est temps de se réveiller !

vendredi 19 octobre 2007

Il est impossible à ce jour de ne pas établir de parallèle entre ce qui se passe en Martinique du point de vue pollution par les pesticides et ce qui se passe sur notre si beau site de la Torche en Pays Bigouden.

Il est vrai que ce phénomène n’est pas le seul à se produire, tant en France qu’ailleurs. Mais que cela ne nous empêche pas de réagir et de prendre conscience des problèmes qui se posent sur notre bonne planète terre.

Inutile d’attendre tout des autres !

Les politiques, les administrations préfèrent ignorer le problème, les associations environnementales dont les moyens sont réduits, ne résoudront pas tous les problèmes environnementaux que nous voyons surgir. Et ils sont très nombreux.

Il est clair qu’une prise de conscience générale doit se faire. Nous ne sommes que des habitants de passage sur notre planète. Donc à nous de laisser les locaux dans l’état où ils se trouvaient dans les années 1950.

A cette époque, nous ne connaissions pas encore la folle utilisation de produits chimiques en tous genre. Ceux ci se retrouvent partout actuellement : dans notre quotidien, dans nos maisons, dans l’agriculture, donc dans notre nourriture, dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous utilisons et que nous consommons etc.. Ces phénomènes sont présents, tant en ville et de façon très aigue à la campagne. Tout notre environnement est envahi de molécules les unes plus toxiques que les autres.

Les lobbies agricoles obligent de nombreux agriculteurs à subir leur pression. FNSEA, Assurances Agricoles , Crédit Agricole, vendeur de machines, de produits chimiques en tous genre, etc etc les obligent à jouer leur jeu. Ce système fait gagner beaucoup d’argent à beaucoup d’entreprises. Le perdant est souvent l’agriculteur lui-même. Par le jeu des subvention, des prêts bonifiés et autres cadeaux, l’agriculteur sert de gagne pain à d’autres. Il est vrai que le choix est toujours possible. Mais la tentation est forte. Malheureusement pour le monde agricole il faudra que les choses évoluent. Leur santé est également en danger : 25% des agriculteurs subissent des pathologies dues aux pesticides.

Il est temps que nous fassions une pause et que nous prenions un peu de recul quant à nos habitudes de vie. Notre consommation à outrance engendre un productivisme frénétique. Celui ci engendre bien évidemment et logiquement des pollutions de plus en plus fréquentes et massives. Il suffit de voir la Chine accéder au développement industriel. Le phénomène est aggravé par la taille et la surpopulation de ce pays. Il suffit d’imaginer que chaque Chinois fasse comme nous, dans nos pays soit disant développés : une voiture par famille et souvent deux. Il leur faudrait construire des réseaux routiers superposés en couche comme un plat de lasagne. Ce serait le cauchemar.

Les ressources mondiales ont des limites. Nous ne pouvons consommer ces matières premières plus qu’il n’en existe. Il suffit de voir ce qui se passe avec le pétrole. Le prix du pétrole flambe et le prix de 100 dollars le baril n’est pas loin d’être atteint. Et pourtant, nous roulons, roulons, roulons. Ces dépenses se font au détriment d’autres urgences dans le budget des ménages, comme l’alimentation qui est passé de 40 % du budget des ménages à 17%. Tout ceci se fait au détriment de la qualité de nos aliments. Ceci est une des causes de l’augmentation de l’obésité que nous observons et qui atteint des seuils très critique et qui pose un énorme problème de santé publique.

Nous produisons des déchets qui sont en train de nous submerger. Nous allons en payer le prix fort : le coût pour les traiter, la pollution que cela entraîne. Ces problèmes se posent déjà et la situation n’est pas prête de s’améliorer. Donc, réfléchissons vite à ce problème : que deviennent nos déchets ?.

Nous gaspillons l’eau de façon scandaleuse. Si un jour un conflit devait arriver, ce ne sera pas à cause du pétrole ou autre matière première, mais la cause en sera le manque d’eau. L’agriculture consomme au niveau planétaire 75% de la ressource en eau, sans payer la taxe de pollution qui incombe au citoyen presque totalement (95%). A quand la loi des pollueurs payeurs ?

Il est temps de se réveiller. C’est à chacun de nous de le faire et ceci à notre petit niveau. Ne dit on pas que les petits ruisseaux font de grandes rivières.

Regardons ce qui se passe en Martinique. Ne nous cachons pas de ce qui se passe en France et dans notre Région bretonne.

Une pollution majeure par les pesticides existe en Martinique depuis des années sans que cela n’apparaisse au grand jour. Il a suffi d’une catastrophe climatique majeure pour que la prise de conscience se fasse. Quel évènement nous fera prendre conscience que ce problème se passe dans l’environnement dans lequel nous vivons.

L’agriculture utilise des produits très dangereux pour la santé. Le ROUND UP, pour ne pas le nommer est montré du doigt par l’équipe du Professeur SERALINI à CAEN et du Professeur BELLE à ROSCOFF. Ils ont prouvé de façon claire et nette l’incidence de ce produit sur la santé humaine. Mais d’autres produits sont tout aussi toxiques

Les plus fragilisés à ce problème sont les enfants et les femmes enceintes. Le cancer est devenu la cause de mortalité la plus importante en France. Il faut être vigilant : nous soigner nous coûtera de plus en plus cher.

Toutes ces molécules s’accumulent dans les graisses de notre organisme. Nous les stockons durant notre vie. Et subitement, catastrophe : une problème de santé surgit. Ces molécules sont C.M.R. : cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques . De nombreux chercheurs de tous horizons en ont fait la preuve, et ceci depuis longtemps. Mais on ne les écoute pas. La politique de l’autruche est si simple !!!! Il est temps d’entendre les scientifiques et de bien les écouter. Ceux qui vous disent que ces problèmes ne sont rien, ont tous des intérêts financiers à protéger.

Il est tout de même insensé de faire passer la santé humaine largement après les intérêts financiers des lobbies de la chimie, de l’agriculture . Ces lobbies hantent les couloirs des ministères pour faire échouer des lois qui pourraient nous protéger. Ces cas sont très nombreux et existent depuis les années 75.

Arrêtons de nous voiler la face. Ce petit texte est écrit dans un moment de colère face à l’immobilisme ambiant. Il est temps de réfléchir à ce que nous allons laisser à nos enfants et petits enfants. Tous les signaux planétaires sont au rouge. Pollutions en tous genre, manque évident de matière première, eaux polluées, réchauffement climatique. La chaîne alimentaire est rompue, la chaîne de prédation l’est également. Ces deux chaînes fonctionnent ensemble. Si l’une clopine l’autre en fera de même. Si rien ne change, nous allons à la catastrophe.

Je vais évoquer une image citée par un scientifique dont j’ai oublié le nom, qu’il me pardonne : si vous retirez une par une les briques de fondation de votre maison, comment voulez vous qu’elle résiste. C’est tout à fait ce qui arrive à notre belle planète, dont je le rappelle nous ne sommes que des locataires. En rendant les clefs à la fin du bail quel sera l’état des lieux ? A nous de réfléchir et de changer nos habitudes de vie. Ce ne sera que par une prise de conscience citoyenne que nous pourrons peu à peu faire changer les choses et faire comprendre à nos élus, de tous niveaux, que nous sommes devenus des êtres responsables et conscients et qu’ils doivent eux aussi être responsables et dignes des mandats que nous leurs donnons.

En tant que consommateurs, nous devons également prendre nos responsabilités. Evitons les emballages qui encombrent nos poubelles, exigeons des produits sains, non pollués, sans OGM. Nous représentons par nos achats un groupe de pression et d’exigence. A nous de faire le bon choix.

Tous ces exemples sont une infime partie de ce qui devrait nous faire réfléchir. Le bon sens devrait revenir dans nos vies.

Entrons en lucidité et clairvoyance. Prenons notre avenir en main et surtout réfléchissons à l’avenir que nous préparons à nos enfants. Il est grand temps de réagir parce que la catastrophe n’est pas loin.Tous les éléments, au niveau mondial, sont là pour que tout explose. Pourvu qu’aucun élément gravissime ne serve de détonateur.

Martine Le Scoul

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