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A Landerneau aussi il faut une gestion publique de l’eau en 2012

mardi 6 novembre 2007

A Brest les associations et les politiques se posent la question du retour à une gestion publique de l’eau (OF du 5 novembre 2007).

Cette question se pose également à Landerneau qui partage avec Brest la propriété de l’usine de Pont ar Bled.

En 2012 le contrat d’affermage de l’usine et le contrat de distribution de l’eau signés avec Véolia prendront fin.

Dès à présent, il faut à Landerneau et à Brest saisir l’opportunité qui se présente d’organiser la reprise de la gestion publique de l’eau.

C’est la proposition que fait le groupe D.E.S.(Démocratie Ecologie Solidarité) aux landernéens.

Pour mener à bien ce projet, quatre années de réflexion sont nécessaires. En effet au-delà des volets techniques et financiers se pose aussi un enjeu social important puisqu’il faudra former les équipes et négocier avec les personnels qui souhaitent rejoindre la fonction publique.

Pourquoi DES défend-elle la gestion directe de l’eau ?

Nous voyons deux principaux arguments :

- 1 - On peut en attendre un gain pour les consommateurs de l’ordre de 20% à 30% selon les expériences faites par les municipalités qui ont déjà franchi le pas.

C’est aussi ce qu’on a constaté à Landerneau lorsque la ville a repris en régie publique l’assainissement. Les gains substantiels ont permis une première réduction de la facture. Par contre D.E.S a déploré qu’après une première baisse, la ville ait décidé en 2007 de reverser au budget général de la commune une partie importante des gains faits sur l’assainissement.


- 2
- Seule la gestion publique de l’eau permettra une politique sociale de la tarification incluant une modulation en fonction de facteurs sociaux, telle que la loi de l’eau de 2006 l’a prévue sous l’action en particulier des élus écologistes.

L’action permanente des élus de D.E.S. depuis deux mandats a permis de notables avancées :

  • remboursement des dépôts de garantie
  • stabilisation du prix en attendant une baisse

Pour bien le mesurer il faut se souvenir que le contrat signé en mars 1992 avec Véolia comprenait un « droit d’entrée » de 1 million d’euros, une clause aujourd’hui interdite par la loi, dont la contrepartie était une augmentation régulière du prix de l’eau pendant 20 ans.

Si Gérard Borvon n’avait pas tiré la sonnette d’alarme lorsqu’il était conseiller municipal, il est à craindre que le tarif prévu initialement par le contrat, de l’ordre de 5,5 € en 2007 au lieu des 3,02 €/m3 actuels (pour une consommation de 120 m3) aurait été mis en application.

Les résultats que nous avons pu obtenir sont appréciables.

L’étape suivante devra être une reprise en régie publique de la gestion de l’eau.

D.E.S. souhaite que l’eau ne soit plus considérée comme une marchandise sujette à des bénéfices privés, mais qu’elle soit réellement un bien commun géré collectivement.

Christophe WINCKLER

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