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Bilan 2019 du LabFab , projet collaboratif de Laboratoires de Fabrication numérique sur Rennes Métropole

L’année 2019, pour le LabFab a été particulièrement riche en actions de tous genres : événéments, ateliers, openLab, partenariats, marathons créatifs, …etc.

Le Service Numérique de Rennes Métropole qui accompagne la coordination collégiale de la marque LabFab propose de revenir sur les actions réalisées en 2019 par les membres de ce réseau de fablabs. Ces différentes structures partagent la “marque ouverte” LabFab car elles ont adhéré à un charte commune.

1. Rappel du projet pour le territoire

Le LabFab est le projet collaboratif de Laboratoires de Fabrication numérique sur Rennes Métropole. Il a été fondé vers 2010 par un collectif pluridisciplinaire de structures afin d’explorer les potentiels sociaux, créatifs et économiques des méthodes et techniques de la fabrication numérique. Un premier espace sous la marque ouverte LabFab a été ouvert à l’EESAB début 2012. En 2013, le LabFab a décidé de se déployer au niveau territorial sous la forme d’un réseau de lieux articulés autour de cette marque. Cette marque est ouverte (creative commons) et elle permet donc d’accueillir une communauté partageant des valeurs et objectifs communs. Le LabFab s’est progressivement professionnalisé : un “Fab Manager” dans l’association Bug, un autre à l’EESAB…etc. Chaque entité porteuse de cette marque LabFab met de l’espace, du temps et des moyens financiers à disposition du projet territorial pour contribuer à sa réussite. Ces ateliers sont reconnus, chartés et fédérés au niveau mondial par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) sous le nom de FabLabs. Les années 2012-2016 ont permis de préfigurer le projet sur le territoire et d’identifier les 4 axes de développement et l’accompagnement apporté par Rennes Métropole.

Feuille de route du LabFab définie en 2013 et revisitée par itération chaque année

Le LabFab dans ses différents lieux a pu rassembler une communauté de prototypeurs (plus de 300 personnes actives sur le territoire métropolitain), et est devenu un ambassadeur mondial de la créativité locale (plus de 200 projets publiés sur le portfolio du LabFab, près d’une centaine d’événements dont plus de 30 à l’international depuis 2013). Entre 2012 et 2016, Rennes Métropole a accompagné financièrement le développement des LabFabs de l’EESAB et celui de la Maison des Associations porté par Bug. En 2013, le LabFab a été lauréat de l’appel à projets national sur les fablabs. Parmi 154 candidatures, le gouvernement avait retenu 14 dossiers. https://www.economie.gouv.fr/appel-a-projets-fablab-14-dossiers-retenus#

En 2014, une dizaine d’EPN sur la ville de Rennes ont été équipés et des animateurs formés grâce à une aide financière de la ville au titre de la politique des quartiers. Depuis 2015, des Universités (Rennes 1, Rennes 2 et l’Université Bretagne Loire) ont ouvert leur LabFab et se sont intégrés dans la dynamique collective du réseau. La charte, co-signée entre Rennes Métropole détentrice de la marque LabFab, et les structures hébergeant les ateliers, permet de garantir un niveau homogène de services entre tous les lieux, et surtout, d’assurer, à minima, 4 heures hebdomadaires d’ouverture à tous, appelées “OpenLabs”. Rendre le numérique plus accessible à tous est une mission nécessairement partagée par les membres du LabFab quel que soit leur nature (Enseignement, Association, et les acteurs économiques partenaires, …). En 2014, les 1ers MooC sur la Fabrication Numérique sont conçus par des membres cofondateurs du LabFab. Après le succès des 2 premières sessions du MOOC “La Fabrication numérique” jouées en 2014 et en 2015 sur la plateforme FUN (plus de 15 000 inscrits aux premières sessions), l’Institut Mines-Télécom propose désormais une formation complète aux technologies des FabLabs, et à fin 2019, plus de 180 000 apprenants s’y sont inscrits. À fin 2019, quinze lieux s’intègrent à ce projet territorial désigné « LabFab étendu » et d’autres encore sont en cours de montage (avec notamment, Comme un établi à Rennes, …). L’année 2019 a vu la concrétisation de la labélisation FabCity pour notre territoire au sein d’une communauté de Métropoles déjà fortement investies dans la montée en puissance de l’économie circulaire, collaborative, l’urbanisme, la fabrication numérique, les nouvelles économies, l’engagement civique, la conception et la production durables : Barcelone, Paris, Londres, Sao Paulo, etc… et aussi nos voisins et partenaires de Brest (avec l’UBO Open Factory).

Manisfeste FabCity : https://www.makery.info/2018/07/11/le-manifeste-de-la-fab-city/

2. Les LabFabs : synthèse l’année 2019

Les LabFabs ont développé des projets et se sont structurés suivant leurs profils et leurs cibles (LabFabs universitaires cherchant à diffuser les pratiques de la fabrication numérique dans les cursus, LabFabs associatifs cherchant un modèle économique et diffusant auprès de leurs partenaires, …), tout en explorant des pistes de diversification afin également d’élargir la communauté de prototypeurs sur le territoire. Leurs activités ont permis, à nouveau en 2019, à un grand nombre de découvrir la fabrication numérique, d’acquérir de nouvelles compétences ou même de réaliser leur projet, notamment par la pratique des OpenLabs (moment d’ouverture à tous dans les lieux avec des animations) ou durant les événements. Ainsi, en témoigne le nombre de projets postés sur le portfolio du LabFab : on recense aujourd’hui 220 projets postés, portés par des usagers du LabFab étendu.

Cartographie du réseau en fin d’année 2019

a. Les LabFabs

EESAB : Le LabFab de l’EESAB a fermé ses portes en Juin dernier, à la suite du départ de son FabManager, John Lejeune qui historiquement a porté le projet depuis sa création en 2012. L’atelier de fabrication numérique a démontré sa pertinence au sein de l’École d’Art durant ces 7 années d’existence. Une procédure de recrutement est en cours depuis cet été, mais elle a été portée infructueuse, paradoxalement, malgré le nombre de Makers sur Rennes, volontaires pour développer ce poste et l’activité du LabFab de l’EESAB. Cette fermeture, normalement provisoire, devrait durer une partie du premier semestre 2020. L’École doit passer un cap et a besoin de temps pour se structurer pour trouver la formule la plus pertinente pour inscrire un LabFab dans son programme avec ses forces vives (enseignants, personnel administratif et technique, étudiants, partenaires). Le FabManager en sera une pièce clé pour réussir. Rennes Métropole a inscrit à son budget prévisionnel 2020 un soutien financier pour aider l’EESAB dans sa démarche (20 000€ pour soutenir en partie le poste de FabManager et 20 000€ pour des investissements). En termes de projets, pour le LabFab de l’EESAB, on a vu en 2019 la réalisation et le lancement du MooC “Modéliser un objet 3D”, en partenariat avec l’IMT. Ce projet, financé dans le cadre de l’ITI FEDER Numérique, a été inauguré en Novembre dernier, et rassemble déjà plus de 4000 apprenants sur la plateforme France Université Numérique.

Maison des Associations – Association Bug :

L’association Bug a porté, sur le territoire, l’organisation de différents événements valorisant la fabrication numérique : MétroMix et Fabrique !. Les ateliers ouverts (OpenLabs) du mercredi et samedi après-midi offrent la possibilité à un public familiale de venir découvrir très concrètement d’autres facettes du numérique. “Fabrique !” a notamment permis de fédérer l’ensemble des LabFabs, en proposant au grand public de présenter les nouveaux acteurs du réseau (Comme un établi, La Volumerie, et des nouveaux partenaires : Digital Campus par exemple).

À la suite de ces évènements, l’association porte ou accompagne le développement des projets qui en sont issus, tel que ViaBird, la mangeoire connectée pour oiseaux (issu d’Europe ReMix) ou encore Cassiopée (suite à MetroMix). Ces actions, déjà en cours, perdureront sur 2020, en collaboration avec le réseau des LabFabs sur Rennes, afin d’associer le maximum de compétences possibles sur les projets. Par exemple, avec l’appui du Service Numérique de Rennes Métropole et de l’animateur du LabFab de Bug, une mangeoire connectée a été assemblée durant la fête de la biodiversité à Chevaigné fin mai 2019, et une cinquantaine d’habitants ont pu découvrir ce projet collaboratif et poser des questions sur les outils de fabrication numérique ou encore sur le devenir des données produites. Les vertus pédagogiques de ces projets ne sont plus à démontrer. On constate aujourd’hui que le public intéressé est plus varié (jeunes/anciens, hommes/femmes, amateurs/pros, informaticiens/néophytes, centreville/rural, …etc.), certainement en raison de l’importance qu’a pris le numérique dans notre société. Au contact des citoyens, les animateurs ont recueillis énormément de signaux pour nourrir les méthodes pédagogiques et les adapter pour être plus pertinents. Enfin, l’Association Bug assure le développement d’une plateforme de badges numériques, permettant de reconnaître les compétences des usagers du LabFab et les compétences numériques des salariés des associations rennaises. Financé dans le cadre de l’ITI FEDER de Rennes Métropole, l’année 2019 a été consacrée au développement de cette plateforme, et à son expérimentation. Celui-ci, fortement attendue, devrait être mise en œuvre courant d’année 2020 avec notamment un rdv important à Montréal en juillet pour FAB16 (rdv mondial des fablabs).

IMT Atlantique :

L’IMT Atlantique a lancé un nouveau MooC (cours massifs en ligne) en lien avec l’EESAB sur “Modéliser en 3D avec FreeCAD“. La création de ce nouveau MooC participe à la refonte du parcours de formations hybridant des temps présentiels (ateliers) et un travail en ligne (cours). Cette formule a pour but de démocratiser l’accès à des connaissances qui nécessitaient jusqu’alors exclusivement de passer par un cursus traditionnel, donc forcément plus excluant. L’IMT a donc lancé, depuis septembre dernier, l’expérimentation d’un MooC hybride au sein du LabFab étendu de Rennes : tous les 15 jours, des apprenants, en reconversion professionnelles ou au chômage, mettent en application le parcours de formation en ligne de l’IMT. Cette démarche expérimentale est une réussite. Elle est accompagnée par Pôle Emploi et WeKer pour permettre à 12 apprenants de se former, en découvrant 4 LabFabs et leur communauté de Makers et de professionnels. Cette première formation se terminera au début d’année 2020. Une évaluation est déjà en cours avec les partenaires, afin de mesurer l’opportunité de sa reproductibilité à long terme à Rennes et ailleurs. Enfin, en 2020, l’IMT devrait voir l’ouverture très attendues d’un nouvel espace pour son LabFab permettant ainsi un accès à un plus large public.

Université Rennes 1 :

Le LabFab de l’Université Rennes 1 (IETR) a organisé cette année deux évènements “CampOSV” permettant de continuer les développements du projet OSV (Véhicule Open Source), que ce soit dans de nouveaux partenariats ou dans la poursuite des avancées du projet FEDER PyOSVue. Ce projet, qui vise à concevoir et construire une plateforme de modélisation open source en ligne, testé en Mars 2019, est encore en cours de développement. La communauté de compétences est reconnue car dynamique et constituée d’une multitude de talents. Ce projet est également un prétexte pour provoquer des rencontres de chercheurs sur notre territoire afin qu’ils partagent leur spécialité. Portail national de la Fabrique des Mobilités : http://lafabriquedesmobilites.fr/la-fabrique/osva-vehicule-open-source-et-plateforme-dinnovation/ L’événement InOut au croisement des mobilités et du numérique a également pu bénéficier de cette dynamique.

Université Rennes 2 – EduLab :

Toute l’année 2019, l’EduLab a mis en place des ateliers pour faire découvrir la fabrication numérique à tous, et monter en compétence sur l’ensemble des pratiques de la fabrication numérique. Le public est régulièrement composé d’étudiants, d’enseignants et de quelques habitants.

Au-delà de ces ateliers, l’EduLab a œuvré à développer des projets en lien avec les filières de l’Université, afin de diffuser les pratiques de la fabrication numérique au sein de l’Université Rennes 2.

Université Bretagne Loire – Teaching Lab :

Avec la disparition de l’Université Bretagne Loire, l’avenir du LabFab du PNRB reste incertain. L’année 2019 a encore consisté, pour le TeachingLab, grâce à l’énergie de son FabManager, à développer la présence de la fabrication numérique dans les cursus de l’Université Bretagne Loire et de l’Université Rennes 1. Par ailleurs, l’Université Bretagne-Loire et le TeachingLab se sont engagés en 2018 dans un partenariat avec l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire, afin de développer le FabLab d’Abidjan. Cette démarche contribue au rayonnement du LabFab. http://www.labfab.fr/luniversite-bretagne-loire-envisage-un-labfab-en-cote-divoire/

Etrilet – Bruz :

En 2019, le LabFab de l’Etrillet a continué
à développer son activité et se structurer, notamment par l’équipement d’une
fraiseuse à commande numérique mise à disposition par l’EESAB de Rennes, dans
le cadre d’un achat réalisé sur la Subvention 2018 de Rennes Métropole. C’est
un bel exemple de coopération entre les membres du LabFab.

Cette machine permettra en 2020 d’offrir
la capacité aux étudiants de l’EESAB de prototyper des installations de grands
formats, mais aussi, au LabFab de l’Etrillet, d’offrir un service inédit sur le
bassin rennais, de fraisage grand format. Le modèle préfiguré est intéressant à
observer car il mixe de l’enseignement, de la créativité avec potentiellement
des activités économiques.

Lab’O Cesson :

L’association continue son développement,
notamment au travers de la collaboration avec MyHumanKit. De jeunes handicapés
viennent pour développer leurs propres projets. Le HandiVéhicule (projet également en lien
avec le Vehicule Open Source) en est un exemple.

Les ateliers ont lieu les mardis et jeudis soirs. La mixité intergénérationnelle est recherchée : Sur de nombreux projets aussi bien en électronique, informatique, menuiserie, robotique, la progression se fait grâce au mélange des compétences entre les plus jeunes (12 ans) et les plus âgés (74 ans).

Les Espaces Publics Numériques :

Les Espaces Publics Numérique de la Ville de Rennes se sont très concrètement investis dans le réseau du LabFab étendu, durant l’année 2019. Cette participation a notamment pris la forme de création d’ateliers avec leurs usagers, en vue de l’événement Fabrique !, en septembre dernier. Ces ateliers de fabrication numérique ont permis de continuer à structurer des communautés de Makers dans les quartiers, d’identifier des talents et plus globalement de développer les pratiques de la fabrication numérique. C’est notamment le cas des EPN de la Maison de Quartier La Touche et de la MJC Bréquigny qui proposent des OpenLabs pour inviter leurs usagers à venir échanger et développer des projets liés à la fabrication numérique.

Crédit photo : MJC Bréquigny

La Maison des Squares (Le Blosne) a candidaté avec Rennes Métropole et le collectif Indien dans la Ville à l’AMI Tiers-Lieux lancé en Juillet dernier par la Mission Société Numérique. Les résultats seront connus début 2020. Quoi qu’il en soit, la réalisation d’un dossier de candidature collectif a permis de se poser et de mesurer les impacts sur le territoire qu’apporte un programme de LabFab grâce à l’implication de multiples acteurs chacun dans leur rôle, et à la coordination de la collectivité.

Betton : L’Atelier partagé

Le LabFab de Betton est ouvert depuis 2018. Dès l’ouverture du lieu, une cinquantaine de membres composait l’association. Il est porté par l’association l’Atelier Partagée qui continue à faire vivre cet enthousiasme initial tout en se structurant par la réalisation de nombreux projets. L’association tisse des liens avec des acteurs déjà inscrits dans l’écosystème local, par exemple, collabore avec la médiathèque de Betton, mais aussi, a ouvert un Repair Café. Des pistes nombreuses sont à explorer à l’échelle de la Métropole, notamment sur le surcyclage ou encore le prototypage de jardins partagés.

Ce sera le 5e Repair Café à Betton en janvier 2020

Ce modèle de LabFab dans une commune de la
périphérie de Rennes est intéressant à observer. Il s’appuie sur l’impulsion
d’une dynamique locale qui reste à accompagner. Des moyens, notamment la mise à
disposition d’un lieu, sont apportés par la commune, et des connexions avec des
acteurs inscrits dans l’écosystème vont provoquer des échanges et donc une
valeur sociale à mesurer.

Les communes alentours (Chevaigné,
Montgermont, …) ont reçu des échos et sont intéressées pour y participer et
trouver également un modèle de lieu d’échanges et de projets autour de la
fabrication numérique.

L’Atelier Partagé de Betton doit pouvoir
encore mieux tirer parti du réseau LabFab en 2020.

Le Hub Epitech :

Avec de nouveaux locaux, le Hub de Epitech a rouvert à partir du second trimestre 2019, après un an de “mise en veille”. Cette réouverture a permis d’inscrire dans leur programme la fabrication numérique. L’Ecole propose un espace de formation autour des pratiques de prototypage et de démarche agile aux élèves, et aussi, très concrètement de manipuler un parc machines (imprimantes 3D, matériel électronique, …). Enfin, l’Epitech s’est investie dans le réseau en intervenant à quasiment tous les évènements grâce à une mobilisation d’étudiants. La Direction de l’École a inscrit et valorisé dans leur cursus cette participation des étudiants. C’est un acte fort qui fonctionne car le réseau LabFab permet aux étudiants de sortir de l’Epitech et de rencontrer d’autres communautés et d’être confrontés à des projets très concrets en lien avec le territoire. Cette démarche intéresse également les acteurs économiques à la recherche d’étudiants avec de l’expérience et un début de réseau professionnel pour les recruter.

La Volumerie de Broons :

Le LabFab de la Volumerie de Broons
(Département 22, à mi-distance entre Rennes et St Brieuc) a ouvert en 2019. La
charte LabFab a également été signée en 2019. C’est la concrétisation de 2 ans
de travaux pour un jeune couple qui a choisi d’investir dans un lieu en
périphérie de Rennes et de le rénover afin d’y installer leur activité
professionnelle dans le domaine de la scénographie (construction de décors, de
mobiliers d’accueil, …). Ils y ont adossé un LabFab associatif ayant eux-mêmes
préalablement contribués très activement à des événements comme MuséoMix et sa communauté
sur Rennes.

La commune de Broons a accueilli très favorablement ce LabFab et perçu toute la dynamique qui allait pouvoir se générer. En effet, ce lieu, comme son nom l’indique, permet d’accueillir dans un vaste atelier, un public éloigné des centres urbains, ou désireux de créer des projets conséquents : ce LabFab dispose d’espace et de machines pour travailler sur un plateau de plus de 100 m2. L’objectif de ce LabFab pour 2020 est de poursuivre son ouverture au public pour continuer à se faire connaître et s’inscrire dans l’écosystème local. L’activité économique se monte, tout en se structurant et en développant les outils nécessaires (développement d’une découpeuse laser avec les usagers, mise en place d’un outil de réservation en interne, …).

Le 12 décembre 2019, le LabFab La
Volumerie a obtenu le prix de l’innovation numérique du Département des Côtes
d’Armor.

Photo Ouest-France : Le Président du CD22 qui remet le Prix de l’innovation numérique au LabFab La Volumerie.

La marque LabFab étant ouverte, elle ne se
limite pas au périmètre de Rennes Métropole. En toute logique, il doit
néanmoins y avoir des coopérations avec les acteurs de la Métropole pour qu’il
y ait du sens.

Là encore, ce modèle initié par La Volumerie est intéressant à observer. Des pistes sont certainement à entrevoir pour mieux coopérer avec d’autres fablabs sur la Région Bretagne. Car, notre région concentre une densité très singulière de fablabs et la richesse de ces projets serait multipliée avec plus de liens entre eux et avec les acteurs économiques et associatifs du territoire.

L’Atelier Commun :

Ouvert depuis Septembre 2019, l’Atelier Commun
est un LabFab intégré à la Belle Déchette (première ressourcerie à avoir vu le
jour sur le territoire de Rennes Métropole). Son but est d’offrir un espace de
prototypage et d’upcycling (*) pour les bénévoles de la Belle Déchette, mais
aussi, une offre de service pour les entreprises souhaitant réaliser du
mobilier, des prototypes ou toute sorte de projet.

(*) Concrètement, l’idée est de récupérer
des matériaux ou des produits dont on ne se sert plus pour créer des objets ou
produits de qualité supérieure.

Ouvert en OpenLab le mercredi et le
samedi, ce lieu permet aussi la pédagogie en valorisant des pratiques liées au
Low Tech ou au réemploi, et de réaliser de la médiation autour du développement
durable. L’ambition est de transformer et de valoriser cette ressource
inépuisable que sont les déchets.

Les démonstrations effectuées sur l’espace
public lors d’un événement comme Fabrique ! ont été très bien accueillies par
les visiteurs. On pouvait assister au surcyclage de divers plastiques pour
produire de nouveaux objets avec des techniques d’impression 3D. Des
perspectives s’ouvrent pour rechercher de nouvelles voies face à un déclin des
produits issus des hydrocarbures et de l’industrie 1.0 (linéaire) et s’orienter
vers une résilience du territoire. C’est un des axes de recherche de la FabCity
évoquée plus loin dans ce rapport.

My Human Kit :

L’association MyHumanKit s’était fait connaître pour la fabrication
numérique 3D de prothèses avec sa fameuse main bionique. Initialement, Nicolas,
jeune amputé suite à un accident de travail avait rencontré la communauté du
LabFab lors d’un événement sur Rennes en 2013. Il a découvert l’impression 3D
et l’électronique ouvert. L’idée de la prothèse open source s’est concrétisée
en prototype en quelques semaines grâce aux multiples compétences que le réseau
LabFab a su mobiliser. Pour aller plus loin, Nicolas et d’autres collaborateurs
ont fondé MyHumanKit.

Depuis 2015, MyHumanKit a obtenu de forts soutiens financiers pour créer un
réseau de handilab. En 2017, elle a reçu une forte récompense (300 000€) de la
fondation La France s’engage portée par notre ancien Président de la République
François Hollande.

Basée dans les locaux d’Askoria à Rennes Beauregard, l’association MyHumanKit a progressivement intégré le réseau du LabFab. Cette collaboration s’est concrétisée par l’adhésion à la charte du LabFab durant l’année 2019. Ces échanges viendront s’intensifier sur l’année 2020, afin de déboucher sur la mise en place et le développement de projets concrets avec les LabFabs.

On peut considérer en synthèse de ce
chapitre que les acteurs membres du LabFab militent pour un numérique
essentiellement en dehors des écrans avec plus de liens directs entre les
habitants, moins consommateur de ressources, et souvent comme prétexte pour
partager et valoriser des compétences.

Cependant, les activités de chacun des LabFabs prennent tout leur sens car
elles se conjuguent entre-elles sur le territoire. Cette collaboration produit
un effet multiplicateur : Les communautés se partagent et se développent
ensemble. Dans ce domaine où l’image du “Geek face à son écran” demeure tenace auprès de ceux qui n’ont
pas encore pratiqué le LabFab, il est utile de mieux faire connaitre ces activités
et offres de services de proximité car elles sont accessibles à tous.

La coordination
d’un réseau de fablabs à l’échelle d’un territoire est un modèle absolument
unique et qui amènent les autres métropoles du réseau FabCity à avoir beaucoup
d’attention pour Rennes Métropole.

Ce modèle permet à chacun de sortir de sa
zone de prédilection et de bénéficier des compétences et ressources apportées
par les autres. L’impact social sur le territoire est directement mesurable et
à cultiver car le LabFab dispose d’un potentiel très puissant.

Le chapitre suivant décrit certaines collaborations accompagnées par Rennes Métropole ou portées directement par les acteurs du réseau LabFab. Il est difficile d’être exhaustif car le Service Numérique de Rennes Métropole qui accompagne la démarche ne peut absolument pas se positionner en contrôleur ou encore en distributeur. Cette pratique collaborative nous met dans une posture non déterministe face à la multitude des projets improbables qui en découlent. La coordination n’en demeure pas moins nécessaire pour en faire un projet de territoire.

b. Le LabFab étendu et la coordination de réseau

Développement du réseau :

Le nombre de LabFab est en croissance
ainsi que les communautés et participants aux ateliers. Des évolutions
deviennent nécessaires pour répondre à des attentes notamment pour pousser des
projets vers des activités économiques.

Comme indiqué dans le chapitre précédent, 2019 a vu l’émergence de nombreux nouveaux LabFab, dont certains projets sont encore en construction : l’Atelier Commun (à Rennes) a ouvert en Septembre 2019, La Volumerie à Broons (22) en Novembre 2019, l’EduLab Pasteur encore en préfiguration et opérationnel en 2020. D’autres perspectives de nouveaux lieux sont envisageables avec par exemple Rennes Business School et l’INSA avec leur cursus croisé MSc Innovation & Entrepreneurship.

Pour illustrer la phase de développement
vécue actuellement par le LabFab, il peut être intéressant de faire un focus
sur : Comme un établi.

Il s’agit d’un nouveau projet de LabFab
qui ouvrira en début d’année 2020. Cet espace, dédié à l’artisanat, est porté
par deux professionnels du bois, qui ont souhaité développer un espace
mutualisé pour les artisans. En complémentarité avec les LabFabs, ce projet a naturellement
intégré le réseau du LabFab étendu, afin d’échanger et de co-construire des
coopérations avec les LabFabs. Détecté et accompagné par Rennes Métropole, ce
projet occupera un bâtiment de la Ville de Rennes dès Mars 2020, afin d’y
développer leur activité, d’abord associative, puis sous une forme de
coopérative d’ici fin 2020.

Cette structure, complémentaire aux
pratiques des LabFabs, permettra d’une part de développer les compétences et
projets autour de l’artisanat et du bois, et d’autre part de suivre avec
attention l’émergence d’un maillon supplémentaire vers la concrétisation d’activités économiques issues de la fabrication
numérique
.

C’est un enjeu majeur à ce stade de
développement du réseau LabFab. Il devient nécessaire d’identifier ou faire naître des dispositifs pour appuyer le
développement de certains prototypes plus matures pour les transformer en
activités économiques.
Jusqu’à présent, malgré la qualité de nombreux
projets, il n’a pas été clairement identifié de parcours à proposer aux
porteurs des prototypes. La solution n’est très probablement pas unique et
plusieurs pistes sont à explorer.

L’autre axe de développement se trouve
dans le passage à l’échelle sur le
territoire de la Métropole
. Après une dizaine d’années d’expérimentations
de prototypages appuyés sur des méthodes agiles et collaboratives mixant des
experts avec un large public, il semble de plus en plus évident, au regard des
transformations nécessaires pour gagner en sobriété environnementale, que les
tiers lieux de proximité comme ceux du réseau LabFab peuvent être un élément
clé pour un territoire.

Dans l’optique de changer de modèle, si
une nécessité l’impose, cet écosystème local est en capacité de quasiment tout
(re)construire grâce à son maillage de lieux équipés, ses communautés (et donc
compétences), ses méthodes collaboratives ouvertes. La FabCity est une
orientation qui mériterait, sans trop d’engagement, d’être testée.

La structuration du réseau :

En 2017, à l’unanimité, tous les membres
du LabFab ont fait le souhait de se structurer en association, afin de
faciliter la mutualisation entre eux (commandes groupées de matériels par
exemple). Aussi, lorsqu’il s’agit de répondre à des sollicitations extérieures
(acteurs économiques notamment des grands groupes) et de valoriser les
productions apportées, une réponse via une structure LabFab apparaissait plus
pertinente.

Cette structure n’a pas vocation à
modifier la gouvernance du projet territorial : le Service Numérique assure la
coordination de l’ensemble de la démarche, et l’association regroupe uniquement
les personnes physiques des LabFabs, à savoir les FabManagers et des
utilisateurs réguliers. Cela se traduit pour ces derniers par un collège
“sympathisants et usagers des lieux”. Ainsi, les plus fidèles utilisateurs des
LabFabs peuvent adhérer à l’association, et, aussi, fédérer des communautés d’usagers
autour du LabFab. C’est une forme originale et vertueuse de participation
citoyenne.

L’association LabFab perçoit uniquement ses
ressources de partenariats avec des acteurs économiques pour monter très
occasionnellement des événements de type ateliers de fabrication numérique.
Cette structure n’a pas vocation à développer une activité économique. Elle n’a
pas non plus de dépense de fonctionnement importante (excepté l’achat de petit
matériel partagé ou de composants pour un atelier, de frais de déplacements
pour représenter le LabFab par ses membres).

Ce mode de fonctionnement, mis en place en
2017, a été utile pour cultiver un peu plus le travail en réseau entre les
LabFabs, au-delà des coopérations spontanées entre personnes déjà mises
en place.

Cette étape
étant franchie, l’année 2019 a permis d’aller plus loin.

Suite à l’AG de l’Association LabFab du 19
décembre, Bérengère Amiot est reconduite comme Présidente. Elle est accompagnée
par Baptiste Gautier qui en est Vice-Président, Laurent Mattlé (Trésorier),
Richard de Logu (Secrétaire) et une dizaine d’Administrateurs.trices.

À la suite d’un
séminaire organisé au mois de juin 2019, ou plus d’une trentaine de membres du
LabFab ont participé sur les 2 jours, une réflexion plus structurante a été construite
pour aboutir à quatre axes :

  • Les modèles économiques des LabFabs,
  • Une communication partagée entre tous les
    LabFabs,
  • Le développement de pratiques plus
    durables dans les LabFabs,
  • La documentation sur un outil commun pour
    l’ensemble des LabFabs.

Cf : Document de synthèse du séminaire effectué du 29 au 30 juin 2019 et Compte-rendu de l’AG du 19/12/2019.

3. Les évènements du LabFab étendu en 2019

Les membres du LabFab étendu ont proposé
régulièrement, sur le territoire, cette année encore, un ensemble d’événements
permettant de présenter la fabrication numérique auprès du grand public.

En plus de ces événements réguliers
(notamment OpenLabs), plusieurs événements structurants, indiqués ci-dessous,
ont été construit grâce à la participation de quasiment tous les membres du
LabFab.

Notre territoire peut donc se démarquer grâce à la richesse de ces évènements qui provoquent des rencontres entre acteurs divers, font découvrir de nouvelles ressources, et permettent de développer des projets collaboratifs sur Rennes Métropole, mais aussi, d’appréhender le numérique autrement.

  • CampOSV Makers, du 13 au 15 Décembre 2018

Du 13 au 15 Décembre 2018 au Pôle Numérique de Beaulieu a eu lieu CampOSV Makers pour continuer les développements effectués durant les précédents évènements autour du Véhicule Open Source. En invitant largement les Makers, des acteurs académiques (recherche, enseignement) et économiques (grands groupes et entreprises), de nouveaux projets ont pu voir le jour, avec par exemple, le développement de vélo cargos open Source ou encore d’un petit véhicule motorisé. L’ensemble des projets ont été documentés sur Wiki-Rennes et donc accessibles à tous : www.wiki-rennes.fr/CampOSV_Makers

  • MétroMix, du 18 au 20 Mars.2019

MétroMix est un marathon créatif.
C’est-à-dire un temps (2 jours) durant lequel des volontaires (amateurs et
professionnels) viennent se challenger pour prototyper en équipe des projets
afin de répondre à des enjeux. La méthode “ReMix” a été initialement
développée dans le secteur culturel autour de projet pour revisiter l’accueil
dans les Musées avec MuséoMix (puis BiblioReMix, et des déclinaisons ReMix). La
communauté LabFab et l’association Bug qui porte MétroMix, avec le soutien de
Rennes Métropole (subvention : 15 000€) a donc choisi de s’en inspirer pour
aborder les questions liées aux déplacements et à leurs conséquences
(consommation de ressources, pollution, temps passés dans les transports, …)
afin d’essayer collectivement d’apporter des solutions innovantes. Il s’agit
d’une 2e édition. La première édition de MétroMix a été réalisée
avec comme partenaire principal Kéolis ce qui avait l’avantage de donner accès
à de nombreuses ressources en lien avec les transports publics (Bus, Métro,
vélo, parkings relais, …). En 2019, MétroMix a vu des sociétés comme
Opendatasoft renouveler leur participation à cet événement ou un grand groupe
comme Lacroix (équipements de signalisation urbaine) pour se rapprocher du
LabFab et des Makers car la donnée issue des objets connectés est devenue fondamentale
pour bien analyser une situation ou produire un service avec les citoyens. À ce
sujet, les acteurs autour du LabFab bénéficient d’une dizaine d’années
d’expérimentations de projets sur les objets connectés et les données produites
avec les citoyens (cf les ateliers depuis 2012 ou encore le Défi Data+ en
2013-2014 : http://www.labfab.fr/defi-dataplus-annonce-laureats-mardi-15-avril-depuis-rennes/ ). On perçoit
vraiment une transformation ces dernières années où de nouveaux acteurs sont
rentrés dans le jeu (des données). Les acteurs historiques du LabFab se
positionnent de fait en ressources d’où la méthode ReMix où chaque profil doit
pouvoir être valorisé au mieux et pour un projet collaboratif.

Dans ce but pour produire ensemble des
Communs (“bien patrimonial partagé par les membres d’une communauté”
source Wikipédia), MétroMix s’est inscrit en cohérence dans la continuité des
différents évènements du territoire autour de la Mobilité organisés par le
LabFab (MétroMix 2017, CampOSV, CampOSV Makers, …). Volontairement à quelques
jours en amont d’InOut 2019, cet évènement a permis aux Makers, citoyens et experts
de la mobilité de prototyper des solutions en lien avec les déplacements sur le
territoire.

Sept projets ont ainsi prototypés, grâce au LabFab, et accompagnés par des entreprises comme LaCroix, Keolis, OpenDataSoft, …

L’ensemble des projets ont été documentés sur Wiki-Rennes

Sur les réseaux sociaux le marathon créatif MétroMix a été fortement relayé.
Source : Twitter
  • InOut, du 28 au 31 Mars 2019.

Du 28 au 31 Mars dernier s’est déroulé InOut
à Rennes.

À la suite de MétroMix, l’ensemble des
projets du marathon créatif ont été présentés aux habitants durant cet
évènement. C’était une belle vitrine pour les porteurs de projets qui ont
répondu très positivement et ont pu exposer devant les milliers de visiteurs
leurs réalisations et engager des échanges pour valider la pertinence d’aller
plus loin dans le développement.

Le LabFab a animé une série d’ateliers durant InOut, permettant de rendre tangible des aspects du numérique pour aborder la mobilité et ses enjeux sur un territoire. Des thématiques sur lesquels le LabFab a déjà monté plusieurs ateliers ont été appréhendées : la qualité de l’air, avec l’animation d’ateliers de montage de capteurs citoyens de mesure de particules fines, d’atelier autour du suivi de ses consommations énergétiques, ou encore, d’atelier de découverte de l’électronique. Là aussi, ce fut des opportunités pour aborder la question des données produites par le numérique avec les visiteurs qui d’ailleurs en sont de plus en plus les producteurs conscients (…ou pas). Nos actions de médiations provoquent des échanges passionnants durant lesquels tous les participants apprennent ensemble. Les animateurs également recueillement énormément de signaux pour construire et améliorer leurs ateliers pédagogiques. La fonction de médiation est fondamentale pour provoquer cette intensité d’échanges avec les citoyens.

Atelier public durant InOut : montages de capteurs d’air
  • Séminaire du LabFab, le 29 et 30 Juin.

Le samedi 29 et dimanche 30 Juin,
l’ensemble des LabFabs se sont réunis au LabFab de la Volumerie à Broons afin
d’échanger et de se projeter sur l’organisation collective et les futurs
actions à construire :

Ce séminaire a permis de structurer des actions sur les axes suivant :

-Réflexion autour de la Charte des LabFabs,

-Développer les pratiques de développement durable dans les LabFabs,

-Intensifier la documentation des projets dans les LabFabs, pour faciliter leur réappropriation,

-Identifier des modèles économiques pour les LabFabs.

Durant ces 2 jours, des groupes de travail
ont été mis en œuvre sur chacune des thématiques, afin de produire des propositions
et d’engager leur concrétisation.

Il a été préalablement rappelé que l’association
LabFab est un outil à la disposition du réseau des LabFabs pour sa
structuration (Financière, organisationnelle, communication, en prospective et
stratégie).

Le lien, complémentaire, entre la coordination du LabFab étendu de Rennes Métropole et l’Association LabFab, passe aussi par la promotion de la Charte commune des LabFabs.

www.labfab.fr/wp-content/uploads/2017/01/Charte-Affiliation-LabFab-2017.pdf

Le LabFab bénéficie d’une visibilité déjà
importante via sa présence sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et le
site Internet) et par les relais que font les communautés qui participent.
Cependant, il est nécessaire de cibler
d’autres publics pour élargir massivement l’audience
. Des actions en ce
sens sont envisagées en 2020.

Autre point important confirmé durant le
séminaire : Le LabFab n’a pas vocation à
développer une activité économique
. C’est un point fondamental. Il est au
service de ses membres qui eux peuvent, pour certains selon leurs objectifs,
poursuivre des activités économiques.

Pour cela, le LabFab permet de mieux faire coopérer les FabManagers, de mutualiser
des moyens, de favoriser les projets en commun à l’échelle du territoire et du
LabFab étendu, et enfin (et surtout) de partager des cultures du numérique.

  • Nantes Maker Campus, du 5 au 7Juillet.

Le 5 et 7 Juillet dernier, le LabFab s’est
déplacé à Nantes pour animer des ateliers et valoriser les projets rennais. Disposant
d’un stand sous les nefs au cœur de l’île de Nantes, le LabFab a été en
visibilité face à un public familial très curieux. Ces trois jours d’animations
ont permis également d’animer 2 ateliers pour assembler plus de 20 capteurs de
qualité de l’air avec des visiteurs volontaires débutants ou des Makers venant
de toute la France. Durant ces ateliers, le
LabFab a pu montrer et éprouver ses méthodes pédagogiques face à un public
hétérogène
. Au cours de ce week-end, le LabFab a présenté les projets
Cassiopée (issue de MétroMix), l’organisation territoriale très singulière du
LabFab étendu, mais aussi les MooCs hybrides avant leur mise en application en
septembre 2019 à Rennes. Les collègues de la Métropole de Nantes ont apprécié
ce temps d’échanges sur la manière d’aborder l’innovation et la fabrication
numérique avec un large public au service d’un projet de territoire. C’était
réciproquement très intéressant pour les acteurs rennais de mesurer hors de
leur environnement habituel, les éléments différenciant sur chaque territoire
et de les cultiver collectivement pour faire germer des projets.

  • Fabrique !, du 19 au 21 Septembre.

L’évènement Fabrique ! a eu lieu dans un chapiteau sur l’Esplanade Charles de Gaulle peu de temps après la rentrée scolaire, du 19 au 21 Septembre 2019. L’association Bug en a été la coordinatrice avec le soutien de Rennes Métropole (subvention : 25 000€). Il visait à mobiliser au maximum un large public et aussi des professionnels de l’enseignement ainsi que des scolaires. Le pari a été réussi avec plus de 3000 participants sur l’ensemble du week-end et une inscription dans le programme “Dimanches à Rennes” (même si le dimanche a été la journée avec le moins d’affluence). Plus de 800 scolaires avec leurs enseignants sont venus sur inscription volontaire le vendredi et ont pu mieux connaître certaines facettes du numérique. On a constaté que les activités des LabFabs captent vraiment l’attention des plus jeunes (et pas uniquement de quelques-uns) et offrent la possibilité de les rendre actifs, donc de changer leur posture de consommateurs de numérique. L’opportunité d’utiliser de façon tangible l’ingrédient numérique dans leur matière (SVT, Technologie, Mathématiques, Géographie, …) a été bien perçue par les enseignants. Le numérique n’est pas une finalité, il doit être au service. D’ailleurs, cette année, en observant les parcours des visiteurs (parents/enfants), il a pu être constaté un changement de posture. Il y a un début de prise de conscience des impacts du numérique sur notre société (environnement, éthique, …) et la nécessité de construire activement son identité numérique. Le LabFab reçoit de ce fait un accueil très favorable car il met ses visiteurs en position active et leur donne des capacités pour mieux comprendre les rouages du numérique, ses impacts, et pour engager ensemble la construction d’alternatives plus soutenables.

Photo : Le Télégramme,
https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/rennes-un-fablab-pour-faire-decouvrir-le-numerique-aux-enfants-20-09-2019-12388151.php

Les acteurs de la fabrication numérique de
natures différentes (EPN, LabFab, associations, entreprises, …) se sont
fortement impliqués tous ensemble dans la réussite de cet événement avec une
coordination globale assurée par l’association Bug. Ils ont bien saisi
l’opportunité de saisir ce moment pour montrer leur savoir-faire, la dynamique
de leur communauté et leurs réalisations. Là encore, la marque ouverte LabFab
permet cette fédération d’acteurs sur un temps fort pour conjuguer leur
audience et provoquer des croisements fertils. Ce moment a présenté par exemple
les activités accessibles dans les quartiers, pour les enfants et les adultes,
et ainsi, valoriser les OpenLabs (ateliers ouverts) des LabFabs et donc les
actions conduites par les acteurs mobilisés. Le public pouvait d’ailleurs
essayer certains ateliers et repartir avec ses réalisations. Pour Rennes
Métropole, ce fut une belle vitrine qui montre les actions en matière de fabrication
numérique et leurs effets en matière de cohésion sociale.

Photo : Monique Gueguen – Direction Communication, Rennes Métropole
  • DataMix, le 25 et 26 Novembre 2019.

Fin 2019, le réseau du LabFab étendu de
Rennes Métropole a co-organisé avec la Direction Régionale Enedis et quelques
autres acteurs économiques ou associatifs, le marathon créatif DataMix.

Ces acteurs sont déjà engagés dans la transition énergétique et se sont
mobilisés autour de la donnée en lien
avec l’énergie
pour construire ce temps commun de création de projets
appelé DataMix.

Présentation sur le site du LabFab : http://www.labfab.fr/datamix-sur-lenergie/

Cet événement a eu lieu à l’EclozR situé à
l’ancien siège de la CCI Bretagne face à la Préfecture. C’est un espace de
travail partagé, de formation et d’idéation, de conférences et de réunions, ouvert
en 2019 et accueillant des acteurs en réflexion sur leur stratégie digitale comme
peut l’être Enedis.

Les participants, environ 40 personnes, venaient d’horizons très différents : collaborateurs Enedis, Makers, designeurs, développeurs, startups et PME, collectifs citoyens sur l’énergie, étudiants, …

Le format ReMix se prête bien à la
conception de projets en partant de grands enjeux comme la transition
énergétique sur la Métropole de Rennes. Ces deux jours de prototypages ont été
agencés par le LabFab grâce aux expériences acquises lors des précédents ReMix et
en s’appuyant sur une large communauté constituée ces dernières années. Par
exemple, chacun des groupes sur un projet dédié disposait d’un.e facilitateur.rice
attitré.e et coordonné.e par le LabFab dans la méthode ReMix. Des experts de
divers sujets venaient à des phases précises percuter les groupes pour leur
injecter des éléments potentiellement utiles dans leur cheminement vers un
prototype. Lors de la préparation de l’événement à partir du printemps 2019 et
pendant sa réalisation fin novembre, il a ainsi été possible d’identifier et de
mobiliser des compétences en provenance de divers horizons en lien avec les
sujets à aborder. La valeur ajoutée du LabFab et du Service Numérique de Rennes
Métropole a consisté à coordonner l’ensemble des ressources avant et pendant
l’événement pour faire adhérer les participants et aboutir à des projets
en lien avec l’enjeu à résoudre : La Transition énergétique avec le numérique.

Pour Enedis, l’objectif est de faire
participer plusieurs de ses collaborateurs et de les faire rencontrer des
compétences extérieures pour se challenger avec des méthodes innovantes,
valoriser leurs ressources (données, techniques, connaissances métiers, …) et
réussir à prototyper des idées. En seulement 2 jours, DataMix a permis de
concevoir quatre projets correspondants aux 4 thèmes pré-identifiés (ville,
campagne, maison, transport) :

  • Cap 2100, un
    jeu permettant de sensibiliser aux enjeux du développement durable,
  • Pilotez Vert,
    permettant d’adapter la recharge des modes de transports électriques aux
    productions d’énergie renouvelable,
  • Energé’Ti, un
    dispositif permettant à toute la famille de visualiser sa consommation
    énergétique,
  • Le Totem, pour
    sensibiliser les habitants des communes rur
Voir en ligne : http://www.bretagne-cre

@Brest

Site coopératif du groupe citoyenneté et nouvelles technologies du pays de Brest
URL: http://www.a-brest.net
Posté le 10 février 2020 par nfr21
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