Le secteur de la pêche va mal très mal, et ce depuis trop longtemps pour qu’il soit réglé par un magicien !
Un communiqué de la CGT marins de Brest

Le mardi 6 novembre 2007 le Président de la République est venu en Bretagne calmer le jeu auprès des marins pêcheurs. Les déplacements spectaculaires du Président attirent toujours les médias et font la une des journaux. Quels sont les réels résultats de toute cette médiatisation, le jeu est calmé mais pour combien de temps.
L’affaire du cargo « OCEAN JASPER » est toujours en suspend et se terminera de quelle manière pour les deux marins qui sont toujours au fond de l’Arsenal de Brest.
Le syndicat CGT des marins de Brest craint que les exonérations des charges ENIM consenties « ou promises » dans l’urgence aux patrons pêcheurs (sécurité sociale des gens de mer) et autres discours ne soient qu’un morceau de sparadrap qui se décollera dès le premier coup de vent. Le secteur de la pêche va mal très mal, et ce depuis trop longtemps pour qu’il soit réglé par un magicien.
Pour le syndicat CGT des marins de Brest, qui soutient les marins pêcheurs, il faut une vraie réforme de la filière pêche, toute la filière doit être revue par l’ensemble des professionnels. Les matelots doivent aussi y trouver leur compte et pas seulement les patrons. Les déclarations dec ce jour, ne sont faites que pour calmer le jeu, après l’exonération des charges ENIM (qui est en contradiction avec les textes de la Commission Européenne) qu’est-ce qui pourra encore être promis aux marins pêcheurs lors de la prochaine tempête sociale ?
Tout doit être révisé, le prix du poisson au départ du navire et son prix sur l’étal du poissonnier, combien les consommateurs sont-ils prêts à dépenser pour continuer à consommer du poisson ?
Il faut de vraies réformes, une activité ne peut subsister que de subvention. Il faut des réformes profondes et durables pour maintenir l’activité, des réformes qui ne remettront pas en cause la sécurité des marins.
Pour le syndicat CGT des marins de Brest il faut que cette nouvelle crise serve à améliorer les conditions sociales des marins pêcheurs qui exercent un métier particulier et très difficile. Nous pensons qu’ils peuvent le pratiquer dans de meilleures conditions salariales, sociales et de sécurité.
Pour le syndicat CGT des marins de Brest, le porte parole, Jean-Paul HELLEQUIN
Monsieur Jean-Paul HELLEQUIN
85, rue Jean-Philippe Rameau
29 800 Landerneau
02 98 85 13 87/ 06 84 62 44 52
jp.hellequin@wanadoo.fr
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Bonjour cher lecteur,
tout d’abord merci pour votre article. Si c’est possible, j’aimerais remonter un peu le moral des troupes. Mon état d’esprit est le suivant : l’avenir des marins pêcheurs est entre les mains des marins pêcheurs. Etant donné les circonstances actuelles, il faut être créatif et imaginer un nouvel avenir, une nouvelle façon de pêcher.
Soyons honnêtes entre nous. Il y a eu supêche par le passé. Le bassin des ressources a été appauvri. Il n’y a pas de coupable ; on était juste dans l’ignorance. Maintenant qu’on est plus conscient des problèmes environnementaux : inspirons-nous du monde paysan ! Pratiquons la jachère maritime. De cette manière, le bassin s’enrichira à nouveau. Qui dit jachère, dit marins à terre. Et un marin à terre est apte : travaillons le poisson, vendons le nous-mêmes ! Un poisson travaillé, c’est plus d’argent ! Vendons des terrines de poisson, des sushis ! Panons nous-mêmes nos poissons ! Ainsi l’argent de la plus-value va dans la poche des pêcheurs ! Inspirons nous du passé : autrefois, on travaillait beacoup plus le poisson dans les ports et l’argent allait plus directement dans la poche des pêcheurs.
Par ailleurs : un pêcheur voit des merveilles en mer. Redistribuons la beauté. Je m’explique : si le pêcheur prend des photos numériques en mer et distribue une belle photo avec chaque poisson vendu, il peut le vendre un peu plus cher et je suis certain que le consommateur achetera ce poisson-là pour ce petit bout de beauté aussi. Qui sait, peut-être que les pêcheurs feront ainsi des romans photos à épisode et fideliserons leur clientèle !
Si un pêcheur décide d’utiliser des moyens plus traditionnels et écologiques, comme la pêche en voilier par exemple : ne peut-il pas demander un petit plus, car il embellit la mer et respecte la nature ? Cette beauté, ne pourrait-il pas la partager avec des superbes photos de son bateau en mer ?
Si le pêcheur musicien vend son poisson, avec un divertissement musical, un petit spectacle au marché : il peut valoriser cette plus-value, et demander un petit plus.
J’aime les pêcheurs. Si ces quelques lignes parle ne serait-ce qu’à une personne, je suis heureux.
Bien le bon vent à vous,
Michael O’Boyle.


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