Sauvons l’écologie politique !
Réchauffement de la terre, modifications climatiques, inondations, tempêtes, raréfaction des matières premières et leurs conséquences humaines : famines, guerres, migrations... la planète est en danger. Aujourd’hui, devant l’urgence, il faut rapidement mettre en oeuvre de nouveaux projets et commencer à préparer tous ensemble le changement inéluctable de nos modes de vie : c’est la première condition pour sauver la planète et sauver aussi la démocratie !
Alors que le Grenelle de l’environnement et sa suite suscitent une mobilisation forte, que des acteurs écologiques se battent contre de puissants lobbies (nucléaires, routiers, agricoles, pour ne citer que quelques exemples), les Verts semblent absents du débat et ne sont pas ou plus les acteurs incontournables de l’écologie. Depuis vingt ans ils dénoncent, témoignent, proposent, agissent sur le terrain. Mais ils se posent trop souvent en donneurs de leçons, dans un mode d’organisation devenu archaïque et un fonctionnement groupusculaire, sans ambition réelle de s’ouvrir, sans capitalisation d’expériences locales. Cette posture n’est pas celle de tous les Verts !
Le gouvernement et le président de la République sont sans doute prêts à proposer à proposer quelques mesures écologistes. Soyons réalistes : ces actions, effectives mais probablement symboliques, ou à la charge exclusive des collectivités locales, ne seront pas suffisantes pour répondre aux défis qui nous attendent. Les mesures à prendre pour préserver l’environnement passent par des réformes économiques de fond, incompatibles avec le libéralisme effréné d’aujourd’hui.
La pensée globale doit aussi se traduire en actions locales, sans cela le discours serait inutile. Il s’agit de convaincre, de mobiliser et de mettre en oeuvre le développement réellement durable. Les enjeux de demain : révolution des modes de déplacements, logement, énergie, vivre ensemble... sont des défis que la gauche doit relever unie. Des compétences existent.
Nous lançons cet appel car nous croyons que seule une gauche moderne, sociale, solidaire et écologique saura accélérer les changements nécessaires pour construire un 21ème siècle équitable. Dans cette gauche, l’écologie politique doit avoir toute sa place, c’est une condition essentielle de la réussite.
Aujourd’hui notre responsabilité n’est donc pas de se compter mais de montrer notre capacité à dépasser les clivages anciens et stériles.
Agir ensemble est aujourd’hui indispensable car il y a urgence, alors, ensemble, portons l’écologie politique !
Premiers signataires :
Alain LE BOUDOUIL (CM Lorient), Alain RIDART, André DEBROISE, André ROUX, Andréa MAUPIN, AnnaÏg HACHE, Anne CHERADAMME, Annie DEBROISE, Bernard HENNEQUIN, Béryl MERRIEN-GOUAISLIN (CM Chantepie), Brigitte BLOUIN, Brigitte DELAMAIRE, Brigitte MALÉCOT, Catherine DEBROISE (CM Rennes), Catherine JOLY (CM Rennes), Catherine BALLEREAU, Catherine BARBOTIN, Catherine CARRIC, Catherine GABILLARD, Catherine LE GUERNEC, Charlotte DAUBAIRE, Christian LEMOIGNE, Christian MALÉCOT, Christophe KERGOSIEN, Corinne LEPORT, Daniel CUEFF (Maire Langouet),Daniel GUILLOTIN, Dominique BOULLIER, Françoise SINAN, Gérard LOOS, Haude LE GUEN (CR Bretagne), Hélène JOUCLA, Isabelle MÉTAYER (CR Bretagne), Jacques MIRIEL, Jean GETIN (CM Le Rheu), Jean LECOURT, Jean-louis MERRIEN (CM Rennes), Jean-Luc DAUBAIRE (CM Rennes), Jean-Marc FONTAINE, Jean-Marie MORIN, Jean-Michel SALIOU, Jennifer DAUBAIRE, Luce ROGEAU, Lucien DAUBAIRE, Marc DE SAINT LAURENT (CM Lannion), Marc JOUCLA, Marie B MASSELIN, Marie Pierre ROUGER (CR Bretagne), Maryannick LE SOUEF (CM Betton), Maryvonne DENIER, Michel BALBOT (CR Bretagne), Michel OGIER, Monique REGNIER, Myriam THEBAULT, Yves COCHET (Député Paris), Nicole LAVIGNAC, Nora LARGUET, Pascale LOGET (CR Bretagne), Patrick DANTO, Philippe COUZELIN (CM Betton), Philippe GUIRRIEC, Philippe LOGET, Pierrick MORIN (CM Vitré), Raoul GOMEZ, Régine FERRON, Ronan FRANCOIS, Rozenn DUPUY, Sylvie KOLLER, Sylvie PRETOT, Thierry ANNEIX (CM Betton), Virginie BONAMY, Xavier DEBROISE, Yann FRANCOIS, Yannick CAIRON (CR Bretagne), Yannick HAUTBOIS, Marie-Hélène AUBERT (eurodéputée), Jean-Yves MOREL
pour signer l’appel : http://www.lapetition.com/sign1.cfm ?numero=1341
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Cette pétition me fait penser à l’histoire du berger qui criait au loup. Bien d’accord avec Michel nous payons la dérive depuis l’entrée de DV au gouvernement en1995. La majorité plutielle est devenue peu à peu la Gauche Plurielle, puis la Gauche Unie et Les Verts, comme avant eux le PC et le PRG sont devenus un parti satellite du Parti Socialiste.
Cet appel ne fait que conforter cette dérive en voulant s’enfermer au sein de la gauche. Quand on veut s’adresser uniquement à des électeurs qui sont à la fois de gauche et écologistes on fait 1,50% des voix.
Je préfère, en ce qui me concerne, m’adresser à tous les électeurs de gauche (qui ne sont pas forcément écologistes) en leur expliquant qu’on a toujours beoin d’un plus petit que soi pour atteindre la majorité et aux électeurs écologistes (qui ne sont pas forcément de gauche) en leur expliquant que l’autonomie peut se conjuguer avec le partenariat pour modifier les politiques publiques.
C’est pour pourquoi je plaide pour PARTAGE comme PARTenarait Autonome de la Gauche et des Ecologistes.
L’écologie politique c’est l’avenir de la Gauche à condition de couper le cordon ombilical qui la relie à elle et de revendiquer son droit à exister en dehors de la gauche.
Si Voynet, au lieu de se précipiter au gouvernement avait choisi la stratégie que Bayrou avait choisi avec la droite (en respectant l’Autonomie Contractuelle qui est sur le papier la stratégie des Verts) c’est elle qui aurait fait 18% des voix, c’est avec elle que Ségolène aurait discuté d’un accord pour le second tour et les législatives.... et cet appel n’existerait pas aujourd’hui.
Ne pas revendiquer l’autonomie de l’écologie politique c’est objectivement faire le jeu de la droite en poussant le PS à discuter avec un centre qui n’existe que faute d’autonomie de l’écologie politique.
Se dire de gauche aujourd’hui
c’est accepter le désistement républicain qui est l’application du principe fondateur du libéralisme : la loi du plus fort, la loi de la jungle.
c’est se résoudre à une écologie d’accompagnement de la social démocratie et donc du libéralisme.
Nous avons changé de millénaire, il faut changer de logiciel politique. Les Italiens ont montré la voie : pour espérer gagner en 2012, il faut une primaire pour désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes au premier tour de la présidentielle et des législatives afin que tous les électeurs se sentent justement représentés.
Pour y arriver, il faut exiger des potentiels grands électeurs (maires et conseillers généraux en 2008) qu’ils s’engagent à donner leur signature uniquement à un-e candidat-e qui sortira d’une primaire.
Il faut avoir le courage de faire perdre la gauche en 2008 pour espérer gagner en 2012 parce qu’elle aura compris qu’elle ne pourra gagner sans un accord équitable avec les écologistes.
Ce genre d’appel va tout à fait à l’inverse en assurant le Parti Socialiste que quoi qu’il fasse il bénéficiera du soutien de ses satellites verts.
Alain UGUEN
Les élus verts ne seraient motivés que par l’argent, mais pas les autres élus ! Ne tombons pas dans la caricature, c’est ridicule ! La référence à Rocard et à Blair tout autant.
L’écologie politique est une pensée politique née dans les années soixante-dix, elle s’inscrit dans la lignée des mouvements humanistes. L’écologie politique lutte contre l’uniformisation de la culture et des productions. Elle se bat pour la reconnaissance des minorités et l’égalité de leurs droits, la volonté de remettre le citoyen au centre du débat politique...
L’écologie politique intègre notamment le rapport humanité/nature et le rapport des humains entre eux dans la nature.
S’appuyant sur cette forte et novatrice base idéologique Les Verts ne manquent pas de convictions, il leur faut maintenant surmonter la crise qu’ils traversent.
Il apparaît que les Verts n’ont plus le monopole de l’approche de l’écologie. Plus ou moins sincérement, toutes les formations s’intéressent désormais à l’écologie : "la maison brûle..." disait l’autre.
Les récents échecs des Verts lors des précédents scrutins ont entamé le crédit populaire du groupe des Verts. La division de ses militants sur la constitution Giscard a aussi contribué à affaiblir le parti des Verts français. La seule perspective d’alliances alimentaires (à l’image du PCF) avec le PS dans certaines grandes villes n’aide pas à considérer les Verts comme parti d’alternative mais comme simple partenaire d’appoint pour les libéraux socialistes en quête de légitimité écologique. A craindre que le parti des Verts ne se limite aujourd’hui qu’à un réservoir d’aspirants de notables locaux. Resterait à mes yeux aujourd’hui des militants de base investis dans le milieu associatif pour préserver une écologie de terrain loin des oripeaux de la représentation politicienne.
Regard extérieur sans concession d’un militant qui assiste à la fin d’un parti politique. Reste un questionnement : est-ce une erreur d’avoir sorti l’écologie de la militance associative pour en faire un parti à part entière ? Je laisse à chacun construire son opinion et continue à faire personnellement la part des choses entre les militants que je vois vivre et défendre l’écologie sur le terrain et ceux qui donnent l’impression de la limiter à un fond de commerce marketing au profit de leur propre ambition.
Il est navrant de constater que le "militant sans concession" se croit obligé de donner dans la caricature démagogique.
"Le parti des Verts ne serait qu’à un réservoir d’aspirants de notables locaux" et les élus verts ne seraient motivés que par l’argent. ! "Les élus tous des pourris !" : c’est une ritournelle bien connue mais qui peut faire des dégats et être grave de conséquences...
Et puis il ya un désaccord de fond, l’écologie politique est une pensée politique à part entière, née dans les années soixante-dix, elle s’inscrit dans la lignée des mouvements humanistes. L’écologie politique lutte contre l’uniformisation de la culture et des productions. Elle se bat pour la reconnaissance des minorités et l’égalité de leurs droits, la volonté de remettre le citoyen au centre du débat politique...
L’écologie politique intègre notamment le rapport humanité/nature et le rapport des humains entre eux dans la nature.
Si les Verts se sont organisés en force politique au milieu des années 80, c’est bien par une réaction salutaire face à l’incurie des partis de gauche et de droite (catastrophes écologiques et sanitaires (vache folle, dioxine, amiante, marées noires...) à prendre en compte l’humain (sa qualité de vie, sa santé..)et la nature dans les politiques publiques.
L’écologie politique, nouveau et indispensable corpus idéologique, ne disparaitra pas. Reste à trouver les formes d’organisation les plus adaptées qui lui permettront de se développer et s’inscrire durablement dans le paysage politique.


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