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Le microcosme inquiétant de Nicolas Sarkozy

Une contribution de Arnaud Hervé

mardi 11 décembre 2007

NDLR : Cet article écrit par Arnaud Hervé est une contribution individuelle qui n’engage pas les Verts de Brest

J’avais été invité dès le lendemain de la Présidentielle à publier sur le site des Verts un commentaire sur la victoire de Sarkozy, mais un doute me turlupinait, qui m’empêchait de répéter les poncifs du genre : ambition démesurée, dérive autoritaire, débauchages, américanisation, culte de l’argent...

Soudain le déclic m’est survenu aujourd’hui, en lisant que Rama Yade, non seulement avait protesté contre la venue de Kadhafi, mais qu’elle excluait toute démission du gouvernement.

Commençons par écarter les jugements habituels.

Tout d’abord, il y a le lieu commun de l’ambition dévorante du bonhomme, de son magnétisme impérial, etc. Je crois que ce n’est pas vrai. Pour moi, Nicolas Sarkozy est un homme politique français des années 80, disparu en 1995, lors de l’échec de Balladur. Has been, Sarkozy. Fini. Un peu plus jeune, mais finalement relégué avec les Madelin, Longuet, Noir, Léotard... Tout au plus finissant comme Maire de Neuilly.

Par la suite, son nom a été scandé par les médias, et par la classe dirigeante en général. Un détail assez probant : quand Jacques Chirac a annoncé la désignation de Dominique de Villepin comme Premier ministre, il a aussi annoncé celle de Sarkozy comme Ministre de l’intérieur. Ce n’était pas protocolaire, c’était même anticonstitutionnel, puisque c’est au Premier ministre une fois désigné de choisir ses ministres.

Je crois que Nicolas Sarkozy est convaincu lui-même d’être une personnalité énergique, exceptionnelle, qu’il gravi une à une les marches du pouvoir, mais il n’a jamais fait que descendre un tapis rouge... au fond de lui il n’est toujours que le petit teigneux qui a échoué en 1995. Ce sont les autres qui l’ont récupéré, qui l’ont fait. Seul, il n’est qu’une personnalité parisienne.

Il y a aussi le lieu commun de la mégalomanie, de l’ambition démesurée. Oui, c’est vrai, mais il n’est pas le seul. Je pense que la 5ème République est telle qu’elle attire inévitablement des mégalomanes comme candidats à la plus haute fonction. Certes, Sarkozy a la folie des grandeurs, mais les autres Présidents l’avaient aussi. Et les autres candidats actuels l’ont aussi. Ils ont tous un grain, ils ont tous un problème psy, pour se livrer à ce genre de concours de roi de France. Non, effectivement, Sarkozy n’est pas normal, mais ressaisissons nous, soyons lucides, cette fonction n’attirera jamais que des branques.

Passons maintenant au lieu commun du débauchage. Je précise ici - comme beaucoup d’autres commentateurs - que le débauchage est complètement différent d’un ralliement sur la base d’un programme commun. Il sera toujours bon de le rappeler. Effectivement le débauchage pose problème, mais, à mon avis, pas comme tout le monde le pense.

Bien sûr cela m’a choqué de voir un Besson, un Kouchner et d’autres passer pour de bonnes places à celui qu’il vilipendaient quelques jours auparavant. Bien sûr, c’est particulièrement laid. Mais, après réflexion, je pense qu’il est plus sage, d’une part d’accepter que des personnes s’engagent en politique pour avoir des postes, et d’autre part de demander à la Constitution et aux partis de limiter ce genre de comportement.

Je pense que c’est aux partis et à leurs militants d’apporter un cadre moral, et que les candidats aux postes doivent être considérés comme... des candidats aux postes. Je pense aussi que, dans le cas où un élu changerait de parti en cours de mandat, comme cela s’est vu à Brest, c’est plutôt à la Constitution de sanctionner cette violation de la souveraineté des électeurs. Il n’y a pas de mandat impératif, mais on peut peut-être demander qu’un tel élu reste non-inscrit. Je pense qu’il est plus sage d’accepter les ambitions individuelles, pour ensuite les encadrer, plutôt que d’exiger d’avoir des saints. Mieux vaut des politiciens que des illuminés. Tous comptes faits, c’est relativement mieux. Relativement.

Non, le vrai problème moral que je vois, c’est pour le parti qui accueille les renégats. Je me suis demandé comment les anciens de l’UMP peuvent accepter de serrer la main d’Eric Besson au Conseil des ministres. J’en suis gêné pour eux. Je suis sûr qu’aucun ne se sentirait sali de serrer la main d’un adversaire loyal.

Au fond, si le débauchage n’était pas généralisé avant Sarkozy, c’est juste que les partis n’acceptaient pas les traîtres, quelques jours après l’élection. C’est juste que les partis ne nommaient que les amis... C’est qu’il y avait non seulement un sens de l’honneur, mais une logique. Eh oui, pour nommer tous ces drôles d’oiseaux, Sarkozy a bien du, logiquement, sacrifier des amis. Les élus UMP d’Alsace peuvent le confirmer !

Ce n’est donc pas "dégueulasse", c’est "outrageusement risqué". Et les autres ne l’ont pas fait avant lui parce qu’ils ne voulaient pas perdre les élus d’Alsace, ou d’ailleurs ! La vraie question est donc de savoir comment il se fait que Sarkozy aie pratiquement sabordé son parti dès son élection. C’est ça qui est vraiment intriguant. On parle des défections chez Bayrou, mais on ne parle pas du doute qui s’est installé chez les futurs candidats UMP : Quelle garantie ont-ils désormais d’être préférés à leurs adversaires ?

Vous savez sans doute que les partis peuvent connaître bien des vicissitudes internes, mais qu’il est une règle que tous appliquent : On ne peut pas se présenter contre son camp. Le parti doit exclure le membre qui se présente contre un candidat du parti. Sinon le parti n’existe plus. Tout parti, fut-il le plus faible, le plus désorganisé, le plus décentralisé dans ses statuts, le plus flou idéologiquement, doit appliquer au moins cette règle. Sinon le parti n’existe plus. Alors, quand le chef du parti choisit des opposants...

Au fond, personne ne le dit, mais l’UMP existe-t-elle encore ? N’est-elle pas un peu comme ces canards sans tête qui courent par réflexe ? Les militants ne sont-ils pas en train de se noyer dans une certaine illusion salvatrice en se félicitant mutuellement de la victoire de leur Président, en s’encourageant mutuellement pour les prochaines municipales, ne sont-ils pas en train de se mentir pour oublier l’indicible : Ils sont licenciés. Ils sont virés. Ils sont dissous. Leur libéralisme vient de s’appliquer à eux. Ils ne sont pas souhaités par la société de marché. Leur candidat les a mordus. Les a plaqués. Ils sont enfermés dehors.

Alors, l’explication que j’ai, comme je l’ai dit elle m’est venue aujourd’hui en observant Rama Yade faire sa petite rebellion et rentrer très vite au bercail. Je pense que ce que Sarkozy est en train de réaliser, c’est un microcosme de la vie politique nationale. Je pense qu’il veut rassembler autour de lui une majorité et une opposition, une extrême gauche et une extrême droite. Je pense qu’il veut se créer son monde.

Rappelez-vous, il vient d’y avoir aussi l’écologie de Sarkozy. Et peut-être qu’un jour, les opposants qui ne seront pas financés par Sarkozy seront oubliés par les médias.

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1er mars 2008 AIRBUS ! DE L’AVIATION CIVILE AUX TRANSPORTS DE TROUPES ET ARMEMENTS MILITAIRES !


- Le groupe EADS & AIRBUS vient de remporter un contrat majeur de 179 Airbus militarisé, pour le transport de militaires et autres matériels de guerre nord américains !

- Au même moment Sarkozy, annonce une intention de "libérer" le continent Africain de la présence militaire française. Il y a moins d’une semaine G W Bush était en campagne diplomatique sur le continent Africain.

- Non seulement les seules perspectives de production d’heures de travail ce résument encore et encore à fabriquer des matériels de guerre sous couvert d’interventions préventives ou encore dites humanitaires à la Kouchner. Ce travaillé plus militaire va t il suffire à renflouer les caisses vidées par « l’Omni-VRP nucléo-militaire »

- Si certaines des centrales syndicales qui y trouveront encore des points positifs dans cette annonce de marché d’armement, rien d’étonnant, car la mise en condition psychologique des travailleurs de EADS a été en quelque sorte préparée au travers des scandales de l’année dernière, avec des annonces de suppressions d’emplois (- 10 0000) et des délocalisations et externalisations dans la zone monétaire dollar (1 Dollar EU = 1.50 €).

- Ces personnels accepteront sans ronchonner de pratiquer et de fabriquer des avions militaires. Cette entreprise (AIRBUS) qui à l’ origine à construit son image médiatique de fabriquant d’aéronefs d’utilisation civil pour désormais ce recadrer dans l’industrie militaire "CIVIL". En sous traitante de l’armée US ! Et que vive longtemps cette indépendance militaire nationale ! AIRBUS le SAVIEM de l’OTAN, le Grand Charles a encore ici l’occasion de se retourner plus d’une fois dans sa tombe.

- La suite en série de ces annonces ne fait que confirmer l’intention de ce président Atlantiste de laisser main chaude aux États-Uniens Nord Américains sur ce continent Africain en échange de la fabrication de pièces détachées pour ces AIRBUS militarisés. Des AIBUS qui seront de toute façon assemblés sur le continent Nord Américain.

- Et il est certain que les appétits de matières premières des post Maoïstes Chinois ainsi que leurs pratiques diplomatiques douteuses (Soudan entre autre) font de ce Géant du Soleil Levant, un adversaire surdimensionné pour le pays du Coq chantant les deux pieds dedans. D’autant plus que ce pays d’orient serait un client potentiel majeur pour cette autre production que sont les EPR nucléaires, dont l’Omni-président en a fait l’un de ses principaux crédos nationaux en exportation et de prolifération nucléaire.

Du nucléaire et du militaire. Le pays des droits l’homme au service des méga-continents en préparation pour le probable dernier grand conflit planétaire.

- Ce continent Africain qui de crises en crises perpétuelles et entretenues par des barbouzes de tous poils occidentaux et asiatiques, ce continent riche de ressources minières va devenir "Le continent en dangers " de tous les appétits voraces de ces monstres consuméristes et qui sont loin de vouloir corriger les réelles et justes préoccupations Africaines.

- Avec le pole Nord en déglaciation, et un continent Africain vierge d’une volonté politique continentale unifiée, nos capitaines des industries militaires ont encore de longues décennies à confronter leurs technologies guerrières.

- Que ne faut il pas entendre encore sur les ondes radios ce matin, des relents de nationalistes franchouillards, fiers d’avoir foutu la pilée a ce fabriquant BOEING ! L’enthousiasme de nos commentateurs radio est elle à la hauteur de cette fausse bonne nouvelle ?

- Car cette commande sans précédent de 40 milliards de dollars et d’après Louis Gallois qui annonce en réalité un contrat de développement pour 4 appareils et qui ce chiffre à 1.5 milliards d’euros (pour commencer dit il !), les 38.5 restants seront ils pour autant un jour honorés ?

Alors méfiance aux cocoricos ! Pas trop de liesse, le marché de ce type de produits est aussi flou que peut l’être les ondulations fluctuations des finances "virtuelles" internationales.

31 janvier 2008 Le microcosme inquiétant de Nicolas Sarkozy. Et sa chute logique en média-métrie !

l’Agité a-t-il mangé son pain blanc ? (31/01/08)

- Le temps électoraliste est bien fini, depuis neuf mois le Président qui surfait sur la vague médiatique de son élection à 53.5% à finit par mettre un ton plus bas. Et ils ne sont plus que 40 % à encore lui accorder une certaine confiance !

- Des chiffres : - 13.5 % des 53.5 % de ses suffrages favorables, ou – 21 % des sondages au lendemain de son élection, comment bien lire cette bérézina de mesure d’opinions.

- En tout les cas sa « théorie civilisatrice » n’aura pas persuadé grand monde pour redresser les sondages du mois dernier, et il lui faudra trouver autre méthode. Qu’en a son slogan de campagne présidentielle : « travailler plus, pour gagner plus » appliqué à ses pratiques d’omni-président, ce slogan n’aura pas fait la preuve de sa parfaite pertinence au vu des résultats des opinions sur le nom de cette présidence !

Car à s’agiter ainsi de plus en plus vite, pour couler médiatiquement aussi vite !

- Toute cette érosion juste le temps d’une grossesse ! D’une grossesse nerveuse et c’est le moins que l’on puisse dire une grossesse un peu trop « agitée »  ! Le résultat est bien là, et le bébé Média métrique qui en a résulté, lui a fini par couler à force de trop le secouer.

- M. Bling-Rolex qui plonge à nouveau dans les sondages, ces annonces de dégringolades médiatiques récidives, devraient normalement redonner des raisons et motivations supplémentaires pour ce remobiliser et le plus tôt que le jamais serait nécessité dans les rangs de la gauche.

-  Ce n’est pourtant pas malheureusement toujours le cas, et ce qui ce passe dans notre région centre Bretagne, et plus particulièrement dans cette citadelle de la gauche Carhaisienne.

En effet depuis plusieurs semaines, le dépouillage et les divisions des divers courants, font craindre un basculement à droite !

Vont-ils réussir ? Ces écoliers politiciens à refiler cette citée du centre Bretagne à la droite ? Trop de candidats tuent le bon candidat.

- Alors et s’il est encore temps, Carhaisiennes et Carhaisiens vous devez imposer une candidature de gauche unique au premier tour de cette élection !

- Les débats « idéologiesques » n’ont rien à faire à ce niveau d’élection. Un conseiller municipal n’aura jamais à débattre dans ses fonctions et à ma connaissance de considération d’ordre philosophique, de considération d’ordre législatif, ou de considération de politique générale nationale.

- Il y en a assez de voir ce capital d’électeurs de gauche être mis aux enchères de la part d’apprentis politiciens en permanentes disputes de cour d’école, faudra t il nous déplacer pour leur tirer les oreilles ! A ces mauvais gérants de capital de gauche votant !

En conclusion et Non de nom , un seul nom suffit pour Carhaix aussi !

Brest ouVert - http://www.brest-ouvert.net