Municipales 2008 : interview de Michel Joanny, candidat Vert sur la liste Brest en marche
Brest en marche est la liste d’union (PS, PC, UDB, BNC Autre Gauche, Les Verts) conduite par le maire sortant socialiste François Cuillandre. Elle comprend dans ses 55 membres 6 représentant-e-s des Verts : Michel Briand, Nathalie Chaline, Michel Joanny, Julie Le Goic, Yann Masson, Michèle Bonno.
Brest-ouvert vous propose de mieux les connaitre grâce à une série d’interviews. Voici aujourd’hui celui de Michel Joanny.

Brest-ouVert : Tu es candidat-e aux prochaines élections municipales, à Brest, pourquoi cet engagement à participer à la vie de la cité ?
Après une jeunesse passée en Bretagne et dans la région parisienne, j’habite Brest depuis plus de 30 ans maintenant, et cette ville est devenue mon point fixe indispensable. Mon métier m’a amené à beaucoup me déplacer en France et à l’étranger, et je sais combien j’aime revenir ici. Le cadre est exceptionnel et la ville n’a cessé de s’embellir depuis les années 70. A mon passage à la cinquantaine, j’ai réalisé que je n’avais pas donné à ma ville autant qu’elle m’avait donné, et j’ai décidé de m’en préoccuper davantage.
BO : Peux-tu présenter ce qui t’a amené à te joindre aux Vert-e-s ?
Je suis ingénieur chimiste de formation, et je travaille à l’Ifremer dans le domaine de l’environnement littoral, au plan national et international. C’est dire si j’en connais les arcanes, mais du point de vue de l’expert, pas de celui du décideur. J’ai observé les résultats de politiques de l’environnement frileuses ou bridées. L’écologie politique portée par les Verts m’est apparue comme la seule porteuse de changements pour l’environnement, mais aussi pour la société dans son ensemble, à l’heure de la mondialisation. Et puis, j’ai une petite sœur qui a été parmi les premières députées européennes Vertes. Sur ce plan, c’est la cadette qui a montré l’exemple à l’aîné !
BO : Quels sont pour toi les enjeux d’une participation des Vert-es- à la majorité municipale dans le prochain mandat ?
Comme dans toutes les municipalités où ils participent, les Verts ont montré qu’ils étaient capables d’initier de vrais changements dans la gestion de la cité sur le plan des transports, de la démocratie locale, de l’économie sociale et ailleurs. L’enjeu pour les Verts de Brest dans le prochain mandat est donc de continuer à faire entendre leurs propositions et à convaincre leurs partenaires de l’intérêt de les mettre en œuvre.
BO : Si tu es élu-e,
S’il y a un sujet, une préoccupation, une envie de faire, qui te tient à cœur, quel est-il, quelle est-elle ?
C’est un étonnement constant pour moi de voir que Brest n’est pas encore un pôle de développement des énergies renouvelables marines, compte tenu des compétences du bassin d’emploi. C’est aussi absurde que de voir Sarkozy vendre des centrales nucléaires à des pays qui regorgent de soleil comme la Lybie ou l’Arabie saoudite (sans compter les dangers qu’il fait courir au monde). Je sais que les politiques énergétiques ne sont pas du ressort d’une municipalité, mais Brest peut inciter et créer les conditions qui mèneraient à ces emplois nouveaux que les Verts ont proposés pendant la campagne présidentielle.
BO : S‘il y a une chose positive et l’autre négative chez les Vert-e-s et leur fonctionnement que tu devais relever, quels sont-ils ?
Une chose positive : les Verts sont un parti jeune, et donc d’avenir. Une chose négative : les Verts sont un parti jeune, et donc doit devenir adulte…
Les autres interviews :
celui de Yann Masson , candidat Vert sur la liste Brest en marche
celui de Julie Le Goic , candidate Verte sur la liste Brest en marche
celui de Nathalie Chaline candidate Verte sur la liste Brest en marche


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