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Municipales 2008

Interview de Michelle Bonno, candidate verte sur la liste Brest en marche

jeudi 21 février 2008

Brest-ouvert : Peux-tu présenter ce qui t’a amenée à te joindre aux Vert-e-s ?

En participant à des activités « nature » dans une association locale, j’ai pensé que la pratique de mes convictions devait trouver un lieu d’expression politique. Les associations, les syndicats, les lieux professionnels ont chacun leur spécificité. Les partis politiques me paraissent incontournables pour l’exercice compliqué et passionnant de la démocratie. C’est chez les Vert-E-s que j’ai rencontré le plus de concordances avec les convictions qu’il me semble important de porter pour une modification indispensable de nos fonctionnements.

B.o. : Quels sont pour toi les enjeux d’une participation des Vert-es- à la majorité municipale dans le prochain mandat ?

L’économie solidaire est devenue très à la mode. À nous, Vert-E-s de peser pour que toutes les pistes soient tracées en tenant compte des nécessités écologiques. De l’emploi, des logements sociaux, des ouvertures pour des activités économiquement viables et profitables, mais sur la base du respect de la Rade de Brest. Tout le monde sait maintenant que partout on peut faire beaucoup plus en matière d’environnement. Il n’y a qu’à la gauche, avec les Vert-E-s qu’on peut demander de conjuguer au temps qui durent : économie, solidarité et environnement.

B.o. : Si tu es élu-e, s’il y a un sujet, une préoccupation, une envie de faire, qui te tient à cœur, quel est-il, quelle est-elle ?

Celles et ceux qui seront élus ont le formidable challenge de développer toutes les activités liées à la Rade. L’engouement actuel pour les énergies alternatives, pour les initiatives de développement solidaire appelle des projets nouveaux que la gauche se doit de mettre en place, avec les communes de la côte. Vivre autour de et sur la Rade est un privilège. À nous d’en vivre au mieux. D’autres villes côtières utilisent quotidiennement les voies maritimes pour leurs déplacements et transports habituels. Des emplois, les pieds dans l’eau salée, oui, j’aimerais tellement !

B.o. : S‘il y a une chose positive et l’autre négative chez les Vert-e-s et leur fonctionnement que tu devais relever, quels sont-ils ?

L’atout majeur des Vert-E-s, c’est de donner la parole à tous, d’ouvrir la discussion et de mener concrètement à des avancées utiles. Tellement utiles qu’elles sont un réservoir pour tous les autres partis. Et tant mieux si le travail des Vert-E-s sert à tous.

Le constat que beaucoup restent sympathisants, sans franchir le pas d’adhérer, me perturbe : comme pour les syndicats, on peut toujours reprocher aux partis en général, aux Vert-E-s en particulier, d’être trop ou pas assez comme ci ou comme ça. Comment convaincre nos sympathisants que leur place est dans le parti et pas seulement autour ? L’engagement associatif ou syndical leur demande déjà beaucoup. Et nous ne sommes pas une association, nous sommes un parti politique qui participe par ses élus à la vie de la cité. Je voudrais donc rappeler une réalité simple : Pour qu’il y ait des élus, il faut des votants. Pour qu’il y ait des partis, il faut des adhérents. Pour que les Vert-E-s soient représentés à leur juste place dans le paysage politique il faut continuer à montrer l’intérêt de l’écologie à gauche pour chacun-e et pour toutes et tous. Avec la meilleure énergie que nous ayons, l’enthousiasme renouvelable.


- celui de Michel Joanny , candidat Vert sur la liste Brest en marche
- celui de Julie Le Goic , candidate Verte sur la liste Brest en marche
- celui de Yann Masson, candidat Vert sur la liste Brest en marche
- celui de Nathalie Chaline, candidate Verte sur la liste Brest en marche

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